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vendredi 14 octobre 2016

Chronique • Cress - Marissa Meyer

 
 
Madame l'écrivaine,
Malgré le fait que j'ai mis assez de temps pour lire votre roman, j'ai passé un agréable moment. Alors, certes, cette lecture m'aura occupé quelques semaines, notamment à cause de la reprise des cours et des lectures qui vont avec, mais aussi à cause de quelques défauts qui m'ont ralentie, mais j'ai vraiment été ravie de retrouver vos personnages. Je me suis rapidement attachée à Cress, beaucoup plus rapidement qu'à Scarlet envers qui je ne ressens pas de grandes émotions. J'ai aimé la naïveté de ce personnage, sa douceur et sa façon de découvrir le monde. Elle est touchante de part son passé mais aussi grâce à toute la pureté qu'elle dégage. Malgré tout, Cinder reste mon personnage favori et je pense que c'est dû au fait qu'on suive ses aventures depuis le début. Pour ce qui est des autres personnages, j'ai apprécié qu'on s'attarde plus sur Thorne et j'ai aimé en apprendre un peu plus sur lui. Je trouve que son évolution est lente mais très intéressante. Iko me fait toujours autant sourire et je ne tarirais pas d'éloge sur Kai.
Malheureusement, j'ai été un peu déçue au niveau de l'action. Pour ce troisième tome, le découpage m'a laissée assez perplexe. En effet, je trouve qu'il sépare trop les personnages, ce qui a vraiment freiné ma lecture. Au lieu de me pousser à avancer pour savoir ce qui allait arriver aux personnages aux chapitres suivants, il m'entraînait à fermer le livre, sachant que l'action allait changer de lieu. De plus, je pense que trois tomes sont suffisant pour s'emparer de la mécanique de réécriture et cela ne m'a pas demandé beaucoup d'effort pour trouvera l'identité de Winter et de son prince. J'aurais bien-sûr aimé avoir un peu plus de surprise mais je pense que votre choix est tout à fait judicieux, j'en reparlerai sûrement lors de ma critique de Winter. Toutefois, la mise en danger et les rebondissements très présent au début et à la fin du livre réussissent à sauver l'action et j'ai finit ma lecture avec beaucoup de plaisir.
Merci madame l'écrivaine, les quelques défauts de ce troisième opus le rende à mes yeux un peu moins bon que les deux précédents, mais il n'en reste pas moins très agréable à lire et très prenant.

jeudi 14 juillet 2016

Chronique • Cinder - Marissa Meyer

 
Madame l'écrivaine,
J'ai assez hésité avant de lire cette réécriture. J'avais peur de tomber sur une Cendrillon assez similaire à l'originale, tellement belle mais si peu aimée, dont le prince tombe sous le charme au premier regard. Eh bien, vous m'avez complètement surprise ! Votre roman est vraiment indépendant, certains détails font références au conte mais ils restent légers et j'ai trouvé cela vraiment agréable. Bien évidemment, l'univers est très différent, futuriste avec de nombreuses technologies mais au-delà du cadre spatio-temporel, le travail sur les personnages permet de faire la différence avec le conte original. J'ai apprécié le cadre et je l'au trouvé original. Je trouve que la science-fiction a rarement lieu en Asie et cela m'a beaucoup plu que New-Beijing soit ici un lieu de haute technologie ainsi qu'un point central de la politique mondiale. En effet, en plus de vous attaquer à la réécriture d'un conte très connu, vous n'hésitez pas à mettre en avant les difficultés à gérer une société.
Les personnages sont très intéressants. Les deux points de vue entremêlés m'ont un peu dérangée. Le fait que le récit soit à la troisième personne permettait facilement d'avoir un balancement entre le point de vue de Cinder et celui de Kai, mais j'ai trouvé que ce n'était pas à son avantage. Le récit me paraissait coupé, j'avais du mal à enchainer les chapitres et cela m'a ralentie dans ma lecture.  Malgré tout, cela permettait d'avoir plus d'informations sur l'univers afin de mieux l'envisager. J'ai aimé le tempérament de Finder qui, malgré qu'elle soit sous l'emprise de sa belle-mère, reste assez autonome. Elle a un esprit vif et beaucoup d'humour ce qui lui permet d'être plus attachant que si elle était simplement une réplique de Cendrillon. J'ai apprécié sa relation avec Kai. Il est loin du prince charmant un peu benêt, sans responsabilité, juste incroyablement beau et en quête d'une jeune fille à épouser. Vous allez plus loin dans la construction du personnage et c'est vraiment appréciable. Je ne vais pas m'attarder dans les détails afin de ne pas spoiler, mais il a des réactions naturelles et cela lui confère une authenticité. Il est certes prince, mais il garde des sentiments et des émotions humaines.
Merci madame l'écrivaine, je ne pensais pas tant apprécier cette réécriture. Il me tarde de découvrir la suite !
 
 
 

dimanche 14 février 2016

En pellicule • La Belle Personne - Christophe Honorée



Monsieur le réalisateur,
Je n'étais pas destinée à voir votre film. A dire vrai, je pense que si je ne l'avais pas vu en cours de littérature et cinéma, je ne l'aurai jamais vu. Je n'ai pas aimé La Princesse de Clèves, et même si après l'avoir étudiée, j'avais un peu moins d'indifférence pour cette histoire, je ne pense pas que je me serai tournée vers une adaptation. Cependant, votre film a été posé sur mon chemin, et ce n'est peut-être pas si mal finalement. J'ai trouvé que vous avez fait un joli travail de réécriture. Transposer une histoire qui se déroule en 1550, sous la Cour de Henri II et l'intégrer à notre époque, dans un lycée bourgeois parisien a du être un travail d'adaptation remarquable. J'ai aimé reconnaître les nombreuses références à l'œuvre originale et voir comment elles avaient été adaptées. Je dois avouer que l'histoire ne m'a pas parue plus intéressante, mais c'est peut-être du au fait que je la connaissais déjà et que je n'avais aucune affection particulière envers elle. Pourtant, vous avez réussi à me captiver. Le jeu d'acteur est puissant.
J'ai beaucoup aimé les interprétations de Léa Seydoux et Louis Garrel. Elle, est parfaitement dans le rôle de la jeune fille merveilleusement belle, fragile mais destructrice à la fois, mystérieuse, intouchable, presque détestable parfois à cause de cette incompréhension qui plane autour d'elle. Et lui, est sublime dans ce rôle de séducteur plein de charme, de professeur serviable et apprécié, d'homme fou amoureux. Je ne pensais pas que je m'attacherais à ce personnage que je trouvais trop séducteur, trop manipulateur au début mais la tendance s'inversait peu à peu et lorsque je commençais à me détacher de Junie, ne la comprenant vraiment plus, je commençais aussi à prendre en affection M. de Nemours. Il y a un beau jeu sur les personnages principaux. Cependant, les personnages secondaires sont des fantômes et je serai incapable de dire qui est qui. Malgré tout, je reste mitigée sur cet aspect fantomatique de ces personnages qui peut être attribué à l'environnement : au lycée, tous se ressemblent. Je n'ai perçu que très peu de relief. Je souligne tout de même l'effort de traiter l'homosexualité. C'est quelque chose que j'ai beaucoup apprécié car cela ajoutait un thème nouveau à l'œuvre originale, et cela a permis d'apporter un peu de ce relief qui me manquait. De plus, c'est une intrigue qui a été rajoutée de façon très subtile puisqu'elle sert directement à l'intrigue principale.
Finalement, vous avez réussi à me surprendre, là où je m'y attendais le moins. Votre film ne m'a pas transcendée mais grâce au dès bon jeu d'acteur, je suis plutôt contente d'avoir découvert La Belle Personne.
Merci monsieur le réalisateur, vous m'avez joliment surprise.