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lundi 29 août 2016

Chronique • L'amour dure trois ans - Frédéric Beigbeder


 
Monsieur l'écrivain,
Il s'agit du premier roman de votre plume que j'ai lu, et je dois vous avouer que j'avais un peu peur de me lancer. Vous faites beaucoup parler de vous et j'ai cru comprendre que soit on vous aimait, soit on ne vous aimait pas. A vrai dire, après ma lecture, je me suis sentie comme soulagée. Vous avez été comme démystifié. Il est vrai que vous avez un style très particulier : votre écriture est crue mais recherchée, vous jouez avec les mots, c'est ni vulgaire ni soutenu, c'est vous. Je n'ai pas vraiment accroché à l'histoire ou même aux personnages. Le récit relate une vie désillusionnée par l'amour et le personnage est beaucoup dans l'introspection, se pose pas mal de questions, c'est finalement assez personnel et intime comme roman. En revanche, j'ai aimé votre écriture. J'ai trouvé que l'utilisation de la langue était plus intéressante que le texte en lui même. Je ne sais pas si c'est bien ou non, mais en tout cas, ça ne m'a pas dérangé dans votre roman. Vous avez un humour incroyable. Toutes les pages débordent d'humour. Vous mêlez cynisme, humour noir et ironie à la perfection. Il y a un côté bobo assumé très plaisant parce que c'est très court et que c'est drôle.
Merci monsieur l'écrivain, j'ai été surprise de découvrir votre plume.
 

vendredi 17 juin 2016

Chronique • A moitié vide - Frank Andriat

 
 
Monsieur l'écrivain,
En débutant votre livre, je ne m'attendais pas à ça. Je ne pensais pas qu'en si peu de pages un sujet aussi dur serait traité. J'ai certes trouvé que c'était un peu rapide avec des dénouements un peu simples mais vous avez fait un choix que je ne peux qu'admirer. C'était ambitieux et même si je n'ai pas trouvé cela parfait, j'ai apprécié ma lecture. J'ai eu un avis assez mitigé par rapport aux réactions de Violaine. Je l'au trouvée parfois excessive. Cependant, je me disais que si j'avais lu votre roman plus jeune, j'aurais surement été plus proche de votre personnage. En effet, à l'âge de Violaine, j'avais une approche de l'amour aseptisée et quasi-parfaite que face à l'adultère et au divorce, j'aurais surement été excessive dans mes propos, j'aurais été colérique, bornée, et je n'aurais jamais voulu, ne serait-ce que tenter,  comprendre ce monde d'adultes. Alors oui, aujourd'hui, j'aurais aimé raisonner Violaine mais je pense que vous avez totalement cerné certains problèmes de l'adolescence. L'incompréhension des adultes et face aux adultes, le changement, le rapport à la nourriture parfois compliqué, et surtout la solitude. Finalement, ce qui m'a manqué dans votre roman, c'est un peu de longueur. Je suis restée assez dubitative car votre plume m'a parut pouvoir révéler tant de choses que j'aurais aimé en savoir plus. J'aurais aimé plus apprendre sur Violaine, mais surtout sur son entourage, peut-être pour avoir un choc générationnel des réactions face à ce type d'évènements. Mais peut-être qu'après tout, cela suffisait pour écrire le message que vous vouliez faire passer. Et j'ai aimé la simplicité dans votre écriture.
Merci monsieur l'écrivain. Je touche encore d'assez près ces moments difficiles pour pouvoir les comprendre et j'espère, que comme vous, je ne les oublierais pas.
 

samedi 23 mai 2015

Chronique • Le vieil homme et la mer - Ernest Hemingway

Titre : Le vieil homme et la mer
Auteur : Ernest Hemingway
Édition : Gallimard
Collection : Folio Junior
Sorti en : 1996
Prix : 6, 30 €
Nombre de pages : 127 (sans l’annexe « Et si c’était par la fin que tout commençait… »)
Genre : Aventure, drame, classique
Traduit par : Jean Dutourd  (titre original "The old man and the sea")

Chanson : Aux sombres héros de l’amer – Noir désir

"Un homme, ça peut être détruit, mais pas vaincu."

Résumé : Le roman met en scène deux personnages principaux : Santiago, un vieux pêcheur pauvre, et Manolin, jeune garçon tendre. L’histoire se déroule à Cuba, dans un petit port près du Gulf Stream.
Manolin accompagne Santiago à la pêche, mais ils n’ont rien pris depuis 84 jours. Les parents de Manolin qui trouvent que Santiago est « salao » ou « salado », c'est-à-dire malchanceux, décident qu’il embarquera sur un autre bateau, celui-ci ramène en effet trois grosses prises en une semaine!
Chaque soir Manolin voit le vieux revenir bredouille, cela lui cause une grande tristesse, il l’aide à remonter la barque, les lignes et le harpon. La voile, usée et rapiécée, roulée autour du mât, figure le drapeau en berne de la défaite. Le jeune garçon lui trouve de quoi manger et prend soin de lui, il a peur de le voir « partir », il n’est pas question de pitié, mais d’amour et de respect.


Petits trésors : La couverture est très simple, je n’ai pas grand-chose à dire dessus, si ce n’est que le rouge me dérange un peu (overdose peut-être *rires*). Le roman est accompagnée d’illustrations de Bruno Pilorget, qui offre un très beau complément ; La seconde partie du livre qui est une sorte d’annexe pour lieux comprendre le récit est intéressante. Pas toujours totalement en accord avec le livre, elle teste vos connaissances en littérature. Cependant, un questionnaire permet de se pencher sur la morale de l’histoire. Je l’ai trouvé très bien fait puisqu’il permet au lecteur de réfléchir. Je vous propose d’ailleurs de découvrir mes réponses à la fin de la chronique.

J’ai un avis un peu brouillon sur ce livre. Premièrement, je ne sais pas si j’ai aimé ou non. Légèrement embêtant en effet. Dans un premier temps il a fallu que je me mette dans le récit. Une petite phase d’adaptation au style surement. Une fois plongée dans ma lecture, à peu près lorsque Santiago va pécher, j’ai apprécié. Jusqu’au moment où je me suis aperçue que l’action était la même depuis un bon moment. J’ai soulevé mon chapeau à l’auteur parce que je trouvais ça quand même vachement fort et puis… Une fois que j’avais remarqué, j’ai trouvé ça un peu moins bon. Parce que oui, s’en rendre compte, c’était fort mais cela créait par conséquent une rupture : maintenant je savais, j’avais envie de changement. Du coup, j’ai un avis un peu mitigé sur l’action. J’ai aimé mais c’était un peu répétitif.

Niveau style, j’ai été surprise de voir qu’Hemingway avait une écriture plutôt simple, abordable. Cependant, j’ai l’impression d’être passé à côté de quelque chose. J’aurais aimé trouver ou comprendre une symbolique, une métaphore. Pour moi Santiago avait quelque chose à dire, un message à faire passer, outre la leçon de courage qu’il nous offre. Et je suis un peu déçue parce que je n’ai pas réussi à l’attraper.

Comme je l’avais pressenti, j’ai un avis très décousu, mais je peux maintenant dire que j’attendais plus de ce roman. J’ai peur d’avoir raté le coche, mais je reste tout de même avec une jolie histoire et de belles valeurs.


J’ai choisi Noir désir, un choix peut être un peu surprenant, mais j’ai aimé le contraste que cette association offrait.

Voici mes réponses au questionnaire. Je vous invite à le faire si vous avez lu le livre et à poster vos réponses en commentaires !

• Si Santiago était un riche armateur, l’histoire aurait-elle été possible ? Pourquoi ? D’un point de vue pratique, si Santiago avait été riche, il serait parti le matin, péché le poisson et rentré le soir, fin. Si on se penche plus sur le fond du récit, la pauvreté de Santiago est le moteur de l’histoire. Elle permet de mettre en avant le courage et la persévérance du personnage, et ainsi inculquer des valeurs au lecteur.
• Quel est l’action essentielle du récit ? Pour moi, l’action la plus essentielle est la réussite de Santiago. Je pense que si elle n’avait pas eu lieu, la fin du roman aurait été totalement différente.
• Pour quelle raison Santiago a-t-il autant d’admiration pour le « grand » joueur Di Maggio ? J’ai eu beaucoup de mal avec cette référence tout au long de ma lecture par conséquent je m’abstiens. D’ailleurs, si quelqu’un peut m’éclairer, je suis preneuse.
• Quel est le « vrai » sens du combat de Santiago ? Je pense que pour Santiago, le plus important n’est pas de ramener un gros poisson pour le vendre, mais seulement le pêcher. Se prouver à lui-même qu’il en est capable.
• Pour l’auteur, quel est le plus important : que Santiago est gagné contre l’espadon, ou que celui-ci soit finalement dévoré par les requins ? Dévoré par les requins. C’est mon dernier mot. Jean-Pierre.
• Et pour vous ? Pourquoi ? Je pense que les deux actions sont essentielles. Elles sont liées. Si Santiago n’avait pas gagné, sa persévérance n’aurait pas été récompensée et nous aurions abouti sur une fin plutôt pessimiste. Le fait qu’il réussisse pour qu’ensuite son butin lui soit enlevé met en valeur l’humilité de Santiago. Les deux actions permettent un juste milieu. Santiago a réussi son combat et la perte du poisson montre que l’important n’était pas vraiment de subvenir à ses besoins, mais plutôt se prouver quelque chose.
• Quel est la morale que vous tireriez de cette histoire ? Qu’il faut toujours y croire, même si ceux qui vous entourent vous rabaissent. L’important n’est pas de prouver aux autres que vous pouvez le faire, mais de vous le prouvez à vous. Vous pouvez le faire.

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