Affichage des articles dont le libellé est John Green. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est John Green. Afficher tous les articles

dimanche 20 décembre 2015

Chronique • Qui es-tu Alaska ? - John Green

 
Monsieur l'écrivain,
Pendant longtemps, j'ai laissé de côté ce roman, répétant que ce n'était sûrement pas votre meilleur. En effet, celui-ci avait fait l'objet d'une première lecture de ma part, une lecture qui n'avait pas abouti. Mais très sincèrement, aujourd'hui, je n'ai plus aucune idée du pourquoi du comment je n'avais pas accroché. Je ne sais plus. Du tout. Il y a certainement le fait que cette première lecture date. Mais je pense vraiment que c'est parce que ce livre est d'une beauté incroyable. Encore une fois, vous réussissez avec brio à nous embarquer et nous toucher au plus profond de nous même. Vos personnages paraissent si vrais. On a presque l'impression qu'il suffirait de tendre la main pour les toucher au travers du papier. Mais ceux que je préfère sont sans nul doute vos personnages masculins. Au même titre que Quentin m'avait touché dans La face cachée de Margo, j'ai adoré Miles. Son innocence face à tout ce qu'il découvre à Culver Creek, sa soif de nouveauté, sa gentillesse m'ont totalement séduite. Il était touchant. Alaska, en plus se son prénom tellement empreint de voyage et de grands espaces, m'a beaucoup intéressée de part son mystère. Ce personnage si ouvert, si intrépide, si "grande gueule", était tellement étrange et mystérieux. Vous savez faire planer le suspens autour de vos personnages mais aussi autour de votre intrigue. Monsieur l'écrivain sachez que mettre "*** de jours avant" est très perturbant pour le lecteur et qu'il pousse les pauvres êtres faibles tel que moi à voir ce qu'il se passe après, conduisant irrémédiablement à un spoiler conséquent. Mais je suis sûre que vous savez déjà tout cela et c'est ce qui fait votre génie. Vous savez manier les mots de telle sorte que le lecteur se retrouve prisonnier du livre et ne puisse plus le lâcher. Je dois vous dire que cela à très bien marché avec moi. Une fois attachée à cet univers je ne voulais plus en sortir.
J'ai aimé votre histoire parce qu'elle avait tous les ingrédients pour me plaire. J'adore quand les personnages enquêtent et cherchent des indices sur un fait mystérieux. Vous l'avez fait. J'aime tellement être embarquée dans cette recherche difficile et espérer trouvera avant les héros. Malheureusement, je n'y arrive jamais. Mais finalement, c'est plutôt heureusement. Parce que cela démontre à quel point vous êtes fort pour nous cacher quelque chose qui semble finalement tellement évident. C'est peut être cette évidence qui, une fois le livre fermé, nous laisse songeur face à la fin. C'était finalement si simple. Et pendant tant de pages, nous avons cherché si compliqué. Je vous avoue que cette situation est frustrante. Cependant, je pense que si elle est bien menée, elle reste indispensable. Elle nous permet vraiment de nous identifier aux personnages. Ça y est, nous ressentons ce qu'il ressent.
Monsieur l'écrivain, merci. Votre livre est touchant, pleins de beaux personnages en quête d'un Grand Peut-être.

 

vendredi 24 juillet 2015

Chronique • La face cachée de Margo - John Green

Titre : La face cachée de Margo
Auteur : John Green
Édition : Gallimard
Collection : Scripto 
Sorti en : 2009
Prix : 14 €
Nombre de pages : 389
Genre : Jeunesse
Traduit par : Rose-Marie Vassallo et Papillon (titre original : "Paper Towns") 

Chanson : Marlowe - Gérald De Palmas

"Tu iras dans les villes de papiers et tu n'en reviendra jamais."

Résumé : Quentin Jacobsen a passé toute sa vie à aimer la magnifique et aventureuse Margo Roth Spiegelman à distance. Le jour où elle ouvre sa fenêtre et grimpe dans sa vie, habillée comme un ninja et l'invitant dans une ingénieuse quête de revanche, il suit. Après cette nuit blanche, un nouveau jour commence et Quentin découvre en arrivant à l'école que Margo qui avait toujours été une énigme est maintenant devenu un mystère. Mais il apprend bientôt qu'elle a laissé des indices, et qu'ils sont pour lui. Le chemin pour la retrouver est loin d'être tout tracé, et plus il avance, moins il reconnaît la fille qu'il croyait connaître.

Petits trésors : L'idée de la couverture m'a plu, le visage de Margo en gros plan et les deux faces de couleurs différentes. Après, ce n'est pas une couverture que je trouve waouh. Mais le concept est sympa et colle avec le titre en tout cas.
 
Je n'avais pas spécialement envie de relire un John Green, et je n'avais pas non plus spécialement envie de ne plus en lire du tout. Lorsque j'ai vu la bande d'annonce de "La face cachée de Margo", j'ai eu envie de le voir. Et avant de le voir, je voulais lire le livre et je savais qu'il était à la bibliothèque. Finalement, j'ai lu ce livre grâce à beaucoup de coïncidences. Autre coïncidence, il y a un bon moment, j'ai lu "La disparition d'Anastasia Cayne" de Gregory Galloway. Ce livre m'avait totalement bouleversée. Et j'ai trouvé que le roman de John Green avait des airs de celui de Gregory Galloway.
 
Le roman est composé de différentes parties que je renommerais "Vengeance", "Disparition" et "Road-trips". John Green leur a donné des titres beaucoup plus cools mais un iota moins révélateur. Les deux premières parties m'ont beaucoup plu : la première partie est amusante à suivre grâce aux idées folles de Margo, et j'ai trouvé la deuxième trépidante à rechercher des indices, chose que j'aime beaucoup, essayer de déceler quelque chose que l'auteur aurait glissé au lecteur, une mince révélation qui permettrait de comprendre. La troisième partie m'a surprise dans le sens où je ne m'attendais pas à cela du roman mais je l'ais tout de même trouvé intéressante. J'aime les road-trips et leur préparation et organisation de dernière minute m'ont beaucoup amusée. Le style de John Green correspond bien au livre, proche des personnages et de leurs sentiments. Le lieux clefs sont bien décrit et je me suis rapidement retrouvée dans la première planque de Margo. Un petit bémol sur l'écriture cependant, la répétition répétitive qui répète Margo Roth Spiegelman, devient rapidement épuisante. Mais bon il suffit de ne lire que Margo....an !
 
J'ai apprécié les personnages, la majorité de ceux-ci sont attachants. Les amis de Quentin présents lors du road-trips sont vraiment sympas et drôles, attentif à Quentin même lorsqu'il est obnubilé par Margo. J'ai eu une petite préférence pour Radar que j'ai trouvé très mature et à l'écoute, toujours présent. J'ai trouvé que Quentin évoluait bien au long du roman, grâce à Margo sûrement et je pense qu'il s'agit là du fond du roman, le fait de se rendre compte de la personne qu'on est réellement. Sa détermination à retrouver Margo coute que coute est d'autant plus attachante. Cette volonté m'a beaucoup touchée. Le personnage de Margo a suscité chez moi plus de différences. Je n'ai pas un avis figé sur elle. Je l'ai beaucoup appréciée dans la première partie. Son comportement casse-cou et prête à faire les cents coups m'a amusée autant que m'ont agacée certaines de ses réactions par la suite. Je pense que si j'ai un avis si mitigé sur ce personnage c'est parce qu'il n'est pas mis à plat par l'auteur. Le comportement de Margo est sans cesse en mouvement et personne ne sait réellement qui elle est vraiment, pas même elle peut-être . Ce fait est d'autant plus étonnant qu'elle cherche à révéler Quentin. Outre cela, pour moi, Margo dénonce une société trop superficielle. Je pense que le titre VO révèle bien cette société de consommation, ces êtres de papiers comme dirait Margo. J'aurais cependant apprécié que ce point soit plus développé car je pense qu'il aurait été intéressant.
 
Un très bon roman qui n'atteint pas le coup de cœur mais qui obtient une place de choix grâce à ses personnages attachants et son rappel à "La disparition d'Anastasia Cayne".
 
Un adolescent qui part seul à l'aventure, pour découvrir la vie et s'émanciper, Marlowe va peut être rencontrer Margo qui sait ?
 
J'ai trouvé quelques informations sur Agloe, la ville de papier, si cela vous intéresse : l'article Wikipédia pour une information assez générale et un article assez amusant sur les péripéties de la ville.
Et je vous invite à rechercher Agloe et vous balader un peu sur Google Maps ou directement cliquez ICI. C'est très joli mais aussi très... vide !
J'ai mis un petit screenshot pour ceux qui voudraient juste rapidement jeter un œil !
 
 
Acheter le livre


jeudi 1 janvier 2015

Chronique • Nos étoiles contraires - John Green

 
Titre : Nos étoiles contraires
Auteur : John Green
Édition : Nathan
Collection : /
Sorti en : 2013
Prix : 16,90 €
Nombre de pages : 327
Genre : Jeunesse, Romance
Traduit par : Catherine Gibert (titre original "The Fault in Our Stars")

Chanson : Avant toi - Calogero

 
"Tu glisses le truc qui tue entre tes lèvres, mais tu ne lui donnes pas le pouvoir de te tuer."
 
Résumé :
Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.


Je me suis enfin décidée à lire "Nos étoiles contraires", plus d'un an après sa sortie. En vérité, j'avais peur, peur d'être déçue d'un livre qui avait trop fait parlé de lui, peur d'un best seller qui a tiré les larmes de la plupart de ses lecteurs et surtout peur d'être d'en attendre trop de l'auteur, auteur que j'avais déjà lu avec son merveilleux roman "Le théorème des Katherine". Finalement j'ai cédé. Je ne pouvais pas passer à coté de ce livre. Et sincèrement je n'ai pas été déçue. Peut être que c'est du au fait que j'ai lu le livre une fois l'effet de "mode" passé et surtout avec une moins grande attente, due à ma peur de la déception, mais j'ai adoré ce livre.

 Les personnages sont extrêmement attachants. Malgré la maladie, je n'ai à aucun moment ressenti de la pitié pour les personnages. J'étais triste lorsqu'ils étaient tristes, mais j'étais triste avec eux. Pas pour eux. Et ce sentiment est bouleversant. Hazel, Augustus et Isaac, ne l'oublions pas, ont tous les trois beaucoup d'humour. Certaines remarques de ces personnages m'ont fait beaucoup sourire malgré leur humour noir. Ils ont un sens de l'auto-dérision incroyable.

Malgré le thème fort et poignant de la maladie, l'auteur fait passer le lecteur des larmes aux sourires de façon assez fluide.

J'étais préparée à un événement très triste étant donné que beaucoup de personnes disaient qu'elles avaient pleurées. Pourtant je ne m'attendais pas à  cet événement. Les retournements de situations sont remarquables, et grâce à ça j'ai versé ma petite larme alors que je m'étais promis de ne pas pleurer.

J'ai trouvé la fin magnifique. J'avais peur d'une fin trop lourde, trop triste. J'ai été agréablement surprise la fin est belle, et donne un magnifique message d'espoir.