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vendredi 24 juin 2016

Chronique • Le vent de la jeunesse - Georges-Patrick Gleize

 
Monsieur l'écrivain,
Cette chronique m'apparaît plus difficile à écrire car avant de vous voir comme écrivain, je vous vois d'abord comme professeur. Je connaissais déjà un peu l'histoire de ce roman puisque vous nous en aviez parlé, un jour en fin d'année où nous étions très peu, entre autres Melissa, Lydie, Mona et moi. Après que vous ayez raconté la trame du roman que vous étiez encore en train d'écrire, j'avais laissé cette histoire de côté. Et j'ai finit par vouloir savoir la suite. J'ai beaucoup aimé la situation des années 80, et comme chez vous, tout peut sonner comme une anecdote, je pouvais presque vous entre raconter la fumé dans les locaux de la rédaction. Vraisemblablement, vous avoir eu comme professeur m'a rapproché de votre écriture. J'ai pu y reconnaître vos subtilités de langage, comme le fait de dire living par exemple, ou encore déceler votre intonation. J'ai beaucoup aimé le personnage de Flore. Son quotidien parisien m'a intéressée. Je ne pensais pas qu'Anna serait autant au centre du récit. La toile de fond de la seconde guerre m'a plu mais j'ai ressenti quelques longueurs environ à la moitié du livre. La vie au barrage me semblait morne et terne, et c'était sûrement le cas à l'époque pour la jeune Anna. J'ai apprécié les quelques retours au présent qui me permettaient de me remettre dans l'histoire. Malgré cela, j'ai été intriguée par le passé de Flore et l'envie de savoir et comprendre m'a menée jusqu'au bout.
Finalement, votre roman offre bien plus qu'une intrigue familiale. Il met en scène un choc de génération entre Flore, sa mère et sa grand-mère. Ces trois femmes ont un point commun, leur fort caractère, mais sont très différentes. Vous expliquez cela par l'histoire et ces évènements ce qui permet d'enrichir votre texte. Votre roman permet de passer un bon moment mais aussi d'en apprendre un peu plus sur chacune de ces générations.
Merci monsieur l'écrivain, pour ce roman inter-génération qui plonge dans le passé et pour cette riche année d'histoire passée à vos côtés.
 
 

mardi 24 mai 2016

Chronique • La vérité sur Alice - Jennifer Mathieu


 

Madame l'écrivaine,
La rumeur a été addictive. J'étais partagée entre l'envie de lire votre livre d'une traite pour savoir la fin et le préserver, le garder pour un peu plus tard tellement j'y étais attachée. Cela m'a surprise mais j'ai rapidement apprécié Alice. Je la défendais alors que je ne la connaissais pas. Je pensais que le roman à plusieurs voix me permettrait d'être totalement objective. Ne pas connaître la vérité, ne pas avoir accès à la version d'Alice et devoir composer avec l'avis de chacun sur elle a été très stimulant. J'étais sans cesse à la recherche d'indices, je me suis impliquée dans cette quête de la vérité. Et effectivement, ce choix d'écriture m'a permise d'être à la fois au cœur du propos et extérieure à l'histoire. Je n'ai pas détesté un personnage. Je n'en ai pas adoré. Le fait d'être si éloignée du personnage m'a donné une liberté incroyable. J'étais libre de croire ce que je voulais. Et finalement, ça m'a rapprochée encore plus des personnages, libres de croire ou non en la rumeur. J'ai aussi été témoin de l'ampleur que pouvait prendre des on-dit.
J'ai trouvé qu'Alice était très forte psychologiquement. Elle m'a impressionnée par sa force de caractère et sa personnalité. Malgré son absence "physique" dans le roman puisque son histoire est toujours racontée par les autres, j'ai été agréablement surprise par la façon dont elle est décrite. J'ai parfaitement pu me l'imaginer. Josh m'a beaucoup touchée, je ne pensais pas qu'il s'agirait d'un personnage envers lequel j'aurais autant de compassion. De façon générale, j'ai trouvé les personnages de La vérité sur Alice complexe et intéressant. Je les ai trouvé révélateurs de certains maux de l'adolescence.
Merci madame l'écrivaine, votre roman met en avant une situation difficile d'une manière surprenante. Je n'ai pas pu le lâcher.

 

lundi 29 février 2016

Chronique • Vango T1 - Timothée de Fombelle


 
Monsieur l'écrivain,
Comment vous dire tout ce que votre livre m'a fait ressentir ? Vango est un livre tellement complet. J'ai aimé ce mélange d'aventure, d'enquête policière et de romance. La diversité des points de vue, la liberté que vous avez prise de changer au sein même des chapitres, les voix et les lieux m'a beaucoup intéressée. Habituellement, j'ai toujours la sournoise envie de sauter des chapitres pour savoir ce qui arrive à tel ou tel personnage, mais votre histoire est tellement bien ficelée, vos personnages sont si bien liés que jamais je n'ai eu l'envie de couper à travers champs. Tous vos personnages m'ont intéressé. Je ne pourrais pas dire lesquels j'ai préféré, tant ils m'ont semblé vrai. Vango est un jeune homme très attachant. Son passé contribue beaucoup à l'affection que j'ai pour lui et les récits de son enfance m'ont fait voyager jusqu'aux iles Éoliennes. La figure de femme forte d'Ethel (à seulement 20 ans !) m'a vraiment surprise. Je ne m'attendais pas à un tel personnage, je l'imaginais beaucoup moins autonome, beaucoup moins émancipée et je dois dire que je la préfère nettement comme vous l'avez imaginée. L'inspecteur Boulard, quant à lui, m'a beaucoup fait rire. Je l'ai trouvé attachant avec ses manières un peu gauches et maladroites. La diversité de vos personnages est incroyable, mais ce n'est pas la seule multiplicité que vous nous proposez. Lire Vango revient à faire un tour du monde. Au début de ma lecture, je me croyais même dans le Zeppelin à traverser les nuages en quête de nouveaux paysages. Les lieux sont tellement différents et on peut se retrouver d'un moment à l'autre sur une ile, en plein Paris ou encore au bord du Loch Ness. J'ai trouvé cela fabuleux et même si quelques fois, il a fallu que je jette un coup d'œil en arrière pour savoir où je me trouvais, vous m'avez offert un véritable voyage.
L'histoire m'a tout d'abord parut très floue, et je me sentais complètement désorientée. Entre Vango accusé d'un meurtre qu'il n'a pas commis, des histoires secrètes de famille, un climat de terreur mit en place par le régime totalitaire nazi préparant la Seconde Guerre, des personnages mystérieux et des révélations étonnantes, je ne savais plus où donner de la tête. Mais il s'agit là d'une jolie réussite : en plus de nous plonger dans des sentiments similaires à ceux que peut ressentir Vango, vous arrivez brillamment à décanter petit à petit les intrigues grâce au filet bien tissé des liens entre vos personnages.
Merci monsieur l'écrivain, votre livre est un voyage dans l'espace et dans le temps.

 

samedi 6 février 2016

Chronique • J'étais là - Gayle Forman



 
Madame l'écrivaine,
Encore une fois, vous avez choisi un sujet difficile, ayant rapport à la mort, un sujet qui demande des mots justes. Vous avez le traité le sujet de façon touchante mais pas larmoyante. Pour cela, merci. Je pourrai dire que j'ai préféré J'étais là à Si je reste, mais je ne pense pas que se soit nécessaire. Ils n'ont pas à être comparés, ils ont chacun leur identité propre. J'ai beaucoup aimé l'enquête menée par Cody et la recherche d'indices que j'ai trouvé très intéressante. Comme je le répète souvent, c'est une chose que j'apprécie énormément, j'aime sentir la tension du personnage en train de chercher, les obstacles auxquels il fait face et surtout, la joie de trouver quelque chose, tout en se demandant “Oui, mais pourquoi, à quoi bon, finalement ?”. J'aime cette difficulté, cette complexité qui règne dans la tête du personnage.
Cody a été un personnage auquel je me suis beaucoup attachée. Elle est différente de l'héroïne habituelle. Simple et banale, elle ne sort de l'ombre que par le suicide de Meg. C'est un paradoxe qui m'a fait réfléchir. La perte de son amie était-elle nécessaire à son épanouissement ? Plutôt glauque comme constatation. C'est un personnage dévoué, près à tout pour savoir la vérité. Elle est l'amie à l'écoute et attentive. Ses réactions envers Ben sont totalement compréhensibles et j'ai aimé l'intelligence dont elle fait preuve. Vous n'avez pas créé une jeune fille anéantie et désespérée mais un personnage fort, combattant et qui mène ses actes jusqu'au bout. Ben est quand à lui l'archétype du garçon mystérieux et séduisant. Il contraste très bien avec la différence de Cody. J'ai apprécié son coté séduisant qui séduit même le lecteur et qui le fait passer comme dangereux à première vue. Cela a permis une belle évolution des deux personnages, tous deux essentiels. Tout au long du récit, vous avez réussi à me plonger dans l'histoire. Comme Cody, j'ai eu du mal à comprendre le geste de Meg, comme Cody, j'ai souffert de l'incompréhension, comme Cody, j'ai constaté l'absence de Tricia. Vous m'avez plongé au cœur de certains stéréotypes américains qui m'ont beaucoup fait sourire : la famille en apparence parfaite de Meg finalement si compliquée, mais surtout la fraternité étudiante, présentée comme végétarienne, adepte du bio, fumeuse, et tellement hippie. Votre style fluide et simple m'a rapprochée de cet univers. J'aurai aimé que cela ne se finisse jamais.
Merci madame l'écrivaine, de m'avoir autant fait sourire tout en abordant un sujet si touchant et difficile.
 
 

dimanche 20 décembre 2015

Chronique • Qui es-tu Alaska ? - John Green

 
Monsieur l'écrivain,
Pendant longtemps, j'ai laissé de côté ce roman, répétant que ce n'était sûrement pas votre meilleur. En effet, celui-ci avait fait l'objet d'une première lecture de ma part, une lecture qui n'avait pas abouti. Mais très sincèrement, aujourd'hui, je n'ai plus aucune idée du pourquoi du comment je n'avais pas accroché. Je ne sais plus. Du tout. Il y a certainement le fait que cette première lecture date. Mais je pense vraiment que c'est parce que ce livre est d'une beauté incroyable. Encore une fois, vous réussissez avec brio à nous embarquer et nous toucher au plus profond de nous même. Vos personnages paraissent si vrais. On a presque l'impression qu'il suffirait de tendre la main pour les toucher au travers du papier. Mais ceux que je préfère sont sans nul doute vos personnages masculins. Au même titre que Quentin m'avait touché dans La face cachée de Margo, j'ai adoré Miles. Son innocence face à tout ce qu'il découvre à Culver Creek, sa soif de nouveauté, sa gentillesse m'ont totalement séduite. Il était touchant. Alaska, en plus se son prénom tellement empreint de voyage et de grands espaces, m'a beaucoup intéressée de part son mystère. Ce personnage si ouvert, si intrépide, si "grande gueule", était tellement étrange et mystérieux. Vous savez faire planer le suspens autour de vos personnages mais aussi autour de votre intrigue. Monsieur l'écrivain sachez que mettre "*** de jours avant" est très perturbant pour le lecteur et qu'il pousse les pauvres êtres faibles tel que moi à voir ce qu'il se passe après, conduisant irrémédiablement à un spoiler conséquent. Mais je suis sûre que vous savez déjà tout cela et c'est ce qui fait votre génie. Vous savez manier les mots de telle sorte que le lecteur se retrouve prisonnier du livre et ne puisse plus le lâcher. Je dois vous dire que cela à très bien marché avec moi. Une fois attachée à cet univers je ne voulais plus en sortir.
J'ai aimé votre histoire parce qu'elle avait tous les ingrédients pour me plaire. J'adore quand les personnages enquêtent et cherchent des indices sur un fait mystérieux. Vous l'avez fait. J'aime tellement être embarquée dans cette recherche difficile et espérer trouvera avant les héros. Malheureusement, je n'y arrive jamais. Mais finalement, c'est plutôt heureusement. Parce que cela démontre à quel point vous êtes fort pour nous cacher quelque chose qui semble finalement tellement évident. C'est peut être cette évidence qui, une fois le livre fermé, nous laisse songeur face à la fin. C'était finalement si simple. Et pendant tant de pages, nous avons cherché si compliqué. Je vous avoue que cette situation est frustrante. Cependant, je pense que si elle est bien menée, elle reste indispensable. Elle nous permet vraiment de nous identifier aux personnages. Ça y est, nous ressentons ce qu'il ressent.
Monsieur l'écrivain, merci. Votre livre est touchant, pleins de beaux personnages en quête d'un Grand Peut-être.

 

mardi 21 juillet 2015

Chronique • Soeurs sorcières T3 - Jessica Spotswood

Titre : Sœurs sorcières, livre 3
Auteur : Jessica Spotswood
Édition : Nathan
Collection : / 
Sorti en : 2015
Prix : 15,90 €
Nombre de pages : 435
Genre : Jeunesse, fantasy
Traduit par : Rose-Marie Vassallo et Papillon (titre original : "The Cahill Witch Chronicles : book 3, Sisters' fate") 

Chanson : Song of the Caged Bird - Lindsey Stirling

 
"Le courage, c'est de faire les choses quand même. Alors qu'on a peur."
 
/!\ Cette chronique est celle du tome 3, par conséquent elle peut contenir des spoilers sur les tomes précédents (spoiler présent dans le résumé de la 4ème de couverture). /!\
 
Résumé : Cate et Maura, les deux sœurs aînées, ne se comprennent plus. Maura semble désormais prête à tout pour que les sorcières accèdent au pouvoir. Même à commettre les plus viles atrocités. Cate en est horrifiée et, par-dessus tout, elle ne lui pardonne pas d'avoir effacé la mémoire de Finn, son grand amour. Même Tess, submergée par des visions funestes, ne semble plus en mesure de les réconcilier. Les deux sœurs doivent faire des choix radicaux, quitte à s'opposer l'une à l'autre... et à risquer de voir la prophétie - selon laquelle une sœur mourra de la main d'une autre - se réaliser?
 
Petits trésors : J'ADORE les couvertures de cette trilogie. Voilà.
 
J'attendais ce troisième et dernier tome avec beaucoup d'impatience. Les révélations effectuées à la fin du tome précédent m'avaient surprise et il me tardait de savoir comment l'auteure allait poursuivre le récit. Je me suis immédiatement plongée dans le roman. Comme dans les précédents tomes, l'action est très présente, les péripéties se bousculent et cela donne un bon rythme au roman, je n'ai pas subi de lenteurs. Ce tome étant le dernier le la trilogie, on aurait pu avoir peur que le rythme soit trop rapide afin de donner toutes les informations nécessaires aux lecteurs mais le travail effectué en amont sur les deux précédents tomes ont parmi d'avoir un tome riche sans qu'il ne soit trop brouillon. Pour moi, le choix d'une trilogie était judicieux.
 
J'ai aimé retrouver les personnages que j'ai pris en affection durant la trilogie. J'ai toujours apprécié Cate, même si certaines de ses réactions m'avaient parfois dérangée. Avec les derniers évènements, Cate semble avoir gagné en maturité, tout comme Tess, ce que j'ai beaucoup aimé. J'ai trouvé une réelle évolution des personnages et ce changement s'est effectué avec beaucoup de cohérence. Les sentiments des personnages sont très bien dépeint. J'ai été projetée dans l'esprit des personnages et c'est quelque chose que j'aime beaucoup, voir comment ils sont construits. J'ai notamment apprécié la balance qui s'est effectuée entre le bien et le mal. J'aime lorsque tout n'est pas facile, lorsque les personnages sont complexes.
 
Ce tome clôt la trilogie et pour une fois, la fin me convient parfaitement. Je n'ai pas refermé le livre en hurlant Pourquoiiiiiii ? 'o'. L'évolution des liens entre les personnages, la manière dont l'intrigue se résout, la situation dans laquelle nous finissons le roman. Un entre deux bien construit et cohérent, qui permet de ne pas aller trop vite, tout en laissant une piste facile à imaginer pour le lecteur.
 
Les retournements de situation, la surprise, les personnages, les promesses, j'ai tout aimé dans cette trilogie que je recommande fortement. Sorcellique !
 
Le choix de la chanson relève plus du caprice que du rapport avec le livre. Cependant, il s'agissait d'un caprice réfléchi. Oui je voulais absolument du Lindsey Stirling parce que j'aime ce qu'elle fait, mais aussi parce que le son du violon me projetait dans les rues de New London. Une dimension magique et poétique. Et le choix du titre s'est surtout effectué pour le vidéo-clip que je trouve féérique. Bon avouez, ça colle !
 
Le trailer du tome 1 pour vous donner envie si vous avez lu la chronique et que vous n'avez pas encore découvert la trilogie (et puis aussi parce que le trailer est beau je trouve *^^*) : TRAILER
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lundi 13 juillet 2015

Chronique • Manon Lescaut - Abbé Prévost

Titre : Manon Lescaut
Auteur : Abbé Prévost
Édition : Editions Carrefour
Collection : Classique
Sorti en : 1731 (pour la version originale)
Prix : 5,80 €
Nombre de pages : 198
Genre : Romance, classique
Traduit par : /

Chanson : Tournent les violons – Jean-Jacques Goldman



"Mademoiselle Manon Lescaut, c’est ainsi qu’elle me dit qu’on la nommait, parut fort satisfaite de cet effet de ses charmes."

Résumé : La passion du chevalier Des Grieux pour Manon Lescaut est le récit d’un coup de foudre qui transfigure et détruit la vie de deux jeunes gens. Le livre provoqua un immense scandale. Les deux amants se meuvent au-delà des règles, pour conquérir à la foi le droit de s’aimer et la fortune. Ils transgressent les lois de la famille, de l’honnêteté et de la fidélité, et resteront pourtant liés l’un à l’autre par-delà les mers et jusqu’à la mort. Avant les évènements de 1789, ils sont probablement révolutionnaires. Jamais un roman n’avait si clairement montré que l’amour peut être subversif. La société du début du XVIIIe siècle ne s’y est point trompée : on leur aurait pardonné leurs erreurs, mais n’était-il pas intolérable que dans leur révolte et dans leur malheur même, ils aient trouvé le bonheur ?

Petits trésors : La couverture est simple mais convient bien pour un classique. La femme richement habillée situe l’époque et révèle la personnalité de Manon. (La couverture présentée au-dessus n'est pas celle en ma possession.)

En commençant Manon Lescaut, je ne savais pas à quoi m’attendre, sachant seulement que le roman avait été beaucoup controversé à son époque, dévoilant des aspects de la société peu recommandable au XVIIIe siècle. La découverte du roman s’est révélée plutôt surprenante. En effet, je m’attendais à un récit un peu longuet et peut-être difficile à comprendre. Pourtant, les aventures du chevalier Des Grieux et de Manon Lescaut m’ont séduite. J’ai trouvé la première partie très intéressante, mettant en place la relation rapide entre les deux personnages principaux. Les actions s’enchainent rapidement et la découverte du milieu et des personnages captive le lecteur. J’ai beaucoup apprécié ce début. Cependant, arrivée à la seconde partie, j’ai ressenti beaucoup plus de longueurs. Le schéma narratif devenait répétitif et les actions devenaient prévisibles tant elles se répétaient. Par conséquent, je me suis quelque peu ennuyée dans cette seconde partie mais la fin a offert plus de diversité et a permis de fermer le livre sur une note plus positive.

J’ai eu beaucoup de mal à m’attacher aux personnages, mis à part au chevalier Des Grieux qui est le narrateur de l’histoire et offre donc ses sentiments aux lecteurs. Avec un roman dont l’intrigue principale, est basée sur la fidélité, le chevalier Des Grieux est mis en avant par la grandeur de son amour. Il s’agit d’un personnage prêt à tout par passion et malgré que son comportement m’ait parfois dérangée, il arrivait toujours à se relever dans mon estime grâce à sa volonté. La majorité des autres personnages m’ont laissée de glace. Nous ne connaissons pas grand-chose sur Manon et sa famille, et le comportement de ce personnage m’a agacée même lorsqu’elle se confondait en excuses. J’ai trouvé Tiberge trop moralisateur malgré le fait qu’il ait aidé le chevalier Des Grieux de son mieux dans toutes les situations. Les autres personnages n’ont pas de nom à proprement parler, leur identité se résume à des initiales, ce qui m’a dérangée pour m’attacher correctement.

Pour moi, le roman en lui-même est un réussite. Il m’a surprise et conquise malgré les longueurs. Un bémol cependant sur le style utilisé pour l’identité des personnages, qui n’a pas réussi à me séduire.
 
Tournent les violons m'est venue directement à l'esprit. Le prénom similaire des deux jeunes femmes m'a beaucoup aidé mais le croisement des destins que révèle la chanson m'a semblé bien correspondre aux aventures du chevalier Des Grieux qui s'il n'avait jamais rencontré Manon aurait eu une vie bien différente.
Plus d'informations sur la chanson : ICI
 
Pour aller plus loin sur le roman de Manon Lescaut : une analyse.
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mercredi 8 juillet 2015

Chronique • Les 100 : 21e jour - Kass Morgan

Titre : Les 100 : 21 jour
Auteur : Kass Morgan
Édition : Robert Laffont
Collection : R
Sorti en : 2014
Prix :  17,90 €
Nombre de pages : 366
Genre : Jeunesse, science-fiction, dystopie
Traduit par : Fabien Le Roy (titre original : "Day 21")

Chanson : BLIZZARD - FAUVE




"Il est des choses que l'on oublie jamais."

Résumé : 5e Jour.
Sous la menace d’un ennemi invisible, Wells s’efforce d’empêcher les 100 d’imploser, bien décidé à protéger les derniers humains sur Terre.
11e Jour.
À bord de la Colonie, Glass ne sait pas combien de temps il lui reste à vivre : elle veut profiter de la moindre seconde avec Luke.
17e Jour.
Dans la forêt hostile, Bellamy ferait n’importe quoi pour secourir sa sœur Octavia, quitte à se sacrifier pour elle.
21e Jour.
Après une cruelle série de drames, Clarke se demande si les 100 sont enfin en sécurité ou s’ils ne sont que des morts en sursis...
 
2ème tome des 100 qu'il me tardait de découvrir après les dernières révélations du tome 1, promettant une avalanche d'actions. En effet, le rythme est soutenu, et l'action au rendez-vous. Les analepses restent tout de même fréquentes et offre des pauses au récit. Je n'ai ressenti aucune lenteur, je trouve que ces retours en arrière sont bien placés et permettent de structurer à la fois le récit et les personnages. Le roman est toujours composé d'une alternance entre différentes voix des personnages, et je dois avouer que ce choix que j'avais apprécié dans le tome 1, m'a quelque peu laissée dubitative dans ce tome-ci. Bien que ce choix me semble nécessaire pour pouvoir concilier le point de vue de l'Arche et le point de vue de la Terre, l'enchaînement des chapitres me laissait parfois perplexe, l'action se poursuivant juste à travers les yeux d'un autre personnage. Plusieurs fois, il m'est arrivée de ne plus trop savoir à quel personnage était dédié le chapitre que j'étais en train de lire. N'étant pas très adepte de ce genre de découpage, je l'ai parfois un peu trouvé mal exploité. Cependant, il permet de tenir le lecteur en haleine pendant plusieurs chapitres avant de savoir ce qu'il se passe sur l'Arche, et comme je ne suis pas vraiment attachée à Glass, le suspens me permettait d'apprécier ses aventures.
 
J'ai trouvé que certains personnages, notamment les principaux, étaient mal exploités. Comme je l'ai déjà expliqué dans ma précédente chronique, mon avis est altéré par la série et je pense que ce que je vais reprocher au livre est du en parti à cause de cette altération. Beaucoup des personnages m'ont agacée. Je les trouve peu très peu matures par rapport à la série et ce manque de maturité m'a dérangée. Bien que le roman soit bourré d'action, l'aspect "adolescent en chaleur" ressort trop à mon gout. J'avais trouvé que les relations évoluaient vite dans la série, je trouve cet aspect encore plus dérangeant dans le livre. Je n'ai pas compris certaines réactions des personnages trahis par exemple. Je trouve les réconciliations trop simples et trop irréelles.
 
L'action bien présente et le rythme haletant sauve le roman des personnages qui m'ont souvent déçus. J'attends beaucoup du dernier tome de la trilogie pour allier action et profondeur des personnages.
 
 
J'ai trouvé que cette chanson pouvait relever les émotions que peuvent ressentir les 100. La voix qui hante Clarke. Le sentiment de culpabilité. L'échec. La réussite. La complexité. Le choix de changer. L'espoir. Oui cette chanson offre une large palette de sentiments. Comme les 100 finalement.
J'ai choisi la version longue que je préfère mais il existe une version plus courte moins approfondie.
Le suivi de la série
La chronique du tome 1
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jeudi 7 mai 2015

Chronique • Lettre à mon ravisseur - Lucy Christopher

Titre : Lettre à mon ravisseur
Auteur : Lucy Christopher
Édition : Gallimard
Collection : Scripto
Sorti en : 2010
Prix : 13,50 €
Nombre de pages : 338
Genre : Jeunesse, thriller
Traduit par : Catherine Gibert (titre original "Stolen")
 


 
"Parce qu'il est magique cet endroit, il est beau. Et tu est belle est différente. Tout colle."

Résumé :
Ça s'est passé comme ça.
J'ai été volée dans un aéroport.
Enlevée à tout ce que je connaissais, tout ce qui était ma vie. Parachutée dans le sable et la chaleur.
Tu me voulais pour longtemps.
Et tu voulais que je t'aime.
Ceci est mon histoire.
Une histoire de survie.
Une lettre de nulle part.

Mon livre préféré depuis… longtemps. Je l'avais lu la première fois en l'empruntant à la bibliothèque, puis une deuxième fois, et je l'ai réemprunté  je ne sais combien de fois tellement je l'ai adoré. Cette année, je l'ai reçu à Noël pour mon plus grand plaisir, et j'ai pu me replonger dans ce roman passionnant.

Gemma a 16 ans et doit embarquer dans un avion pour la Thaïlande avec ses parents. Seulement, une dispute éclate et Gemma décide d'aller boire un café. C'est alors qu'elle rencontre Ty, un jeune homme d'environ 25 ans, grand, blond, yeux bleus. Il lui propose un café, elle accepte. Et là tout s'écroule. Gemma est enlevée, arrachée à tout ce qu'elle connaissait, et atterrit dans le bush australien. Lorsqu'elle se réveille, seul Ty est à ses côtés. Ty et l'immensité du désert.

Le livre est basé sur le ressentit de Gemma, adressé à Ty, son ravisseur. Le roman ne comporte donc aucun chapitre, mais cette particularité ne m'a absolument pas gênée dans ma lecture car si j'avais pu, je l'aurais lu d'une seule traite, oui même 5 lectures après. L'histoire est très prenante, on veut savoir ce qu'il va arriver à l'héroïne et au fil de l'histoire, je voulais toujours en savoir plus sur Ty. Un aspect très bouleversant selon moi. Je me suis attachée au ravisseur.

Le décor est très bien décrit. L'auteur a fait un travail énorme pour nous plonger dans le bush, et on se voit aux côtés des deux personnages. J'ai d'ailleurs une vision très nette de la maison où vivent Gemma et son ravisseur ainsi que des Différents. Cet endroit m'a fait rêver, oasis au milieu du désert. Gemma et Ty sont tout les deux des personnages attachants. Bien sûr, au début, nos regards se portent sur Gemma, elle est la victime, et on déteste Ty, évidemment. Et pourtant, mon personnage préféré est Ty. Comme je le disais, je me suis attachée à lui et sincèrement, je ne pense pas qu'on puisse faire autrement lorsqu'on referme le livre. Et je pense que c'est là, le plus beau coup de théâtre de Lucy Christopher. Ty est le méchant ravisseur qui enlève une jeune fille de 10 ans de moins que lui, on devrait le détester. Mais je ne peux pas. C'est bouleversant et magique à la fois. J'aurais tellement à dire sur lui, j'en arriverait même à prendre sa défense. Mais je ne peux rien vous dire, juste vous conseiller de lire son histoire et de vous faire emporter vous aussi par des sentiments inimaginables.

Une histoire bouleversante, qui me fait pleurer à chaque fois et qui montre que le monde n'est pas noir ou blanc. Ty en est la preuve. Il est certes différent, peut être même un peu dérangé, mais certains de ses actes sont de la poésie pure.
 
 
P.S : Cette fois-ci la chanson est… du silence. Surprenant je trouve. Mais je n'arrivais pas à me décider et j'ai réalisé que le livre me faisait redécouvrir le silence, mais le silence du désert, du bush… 

Je vous mets quelques liens pour aller plus loin après la lecture mais je n'en dit pas plus car ils sont assez révélateur du dénouement. Si vous n'avez pas encore lu le livre et que vous ne voulez pas être spoilé, ne cliquez pas ! Sinon, c'est ICI et LA !

lundi 6 avril 2015

Chronique • Laure dessine - Mia Jamhouri


Titre : Laure dessine
Auteur : Mia Jamhouri
Édition : Tamyras
Collection : /
Sorti en : 2010
Prix : 15 €
Nombre de pages : 171
Genre : Jeunesse, drame
Traduit par : /


"J'ai vu un nuage qui tirait à l'arc, comme un Indien."

Résumé:
Laure, 16 ans, gagne son argent de poche en faisant le portrait de personnes quelle rencontre dans les rues de Beyrouth. Dans son journal intime s'esquisse son propre portrait, celui dune adolescente décalée. Entre la drogue, son amour interdit, sa mère absente et la mort quelle côtoie de près avec une étrange désinvolture, Laure se noie et cherche à garder la tête hors de l'eau…

Toujours à la recherche de livres assez courts pour pouvoir les prendre dans mon sac, j'ai décidé de lire Laure dessine dont le titre et la couverture m'intriguaient depuis un moment.

Laure est une jeune fille très particulière. Un peu bizarre, décalée, différente, j'ai apprécié son personnage. Je l'ai trouvée attachante. Cependant, une barrière s'est peu à peu installée entre elle et moi. J'ai trouvé beaucoup de ses réactions particulières, voire extrêmes. Malgré son passé difficile, je ne pouvais pas excuser certains de ses faits, impossible pour moi de passer l'éponge. Nicolas et Carl sont les deux personnages que j'ai le plus apprécié. Tout deux pour leurs gentillesse, à leur manière.

La vie de Laure et ses mots se mêlent à des notes qui font le parallèle entre deux visions. J'ai trouvé l'histoire intéressante et bien coordonnée. Les actions s'enchainent de façon cohérente, fluide. Tout le livre est si bien ficelé qu'il m'est difficile d'en parler sans rien vous dévoiler. J'ai beaucoup apprécier cela, cette idée que la vie est un engrenage et qu'une action mène à une autre, puis à une autre… J'en ai tiré la leçon que les regrets ne servent qu'à coincer la machine.

J'avais beaucoup d'espoir en ce roman. Habituellement, j'apprécie énormément les personnages décalés et différents. Mais là, je me suis sentie à la fois proche et trop éloignée de Laure. J'avais envie de la comprendre mais je ne pouvais pas. J'ai été frustrée de ne pas trouver en Laure ce que j'y cherchais. A la fin de ma lecture, je ne savais pas si j'avais apprécié ou non. Maintenant je sais. J'ai apprécié l'histoire. J'ai aimé ce que j'ai pu en tirer. Mais Laure n'était pas faite pour moi.

Finalement, je suis contente de ma lecture et contente de l'avoir découverte. Un roman différent qui a bien des choses à dévoiler.
 
Une chanson sur l'adolescence qui va bien à Laure selon moi.

mercredi 18 mars 2015

Chronique • Central Park - Guillaume Musso

Titre : Central Park
Auteur : Guillaume Musso
Édition : XO
Collection : /
Sorti en : 2014
Prix :  21,90 €
Nombre de pages : 389
Genre : Contemporain, policier
Traduit par : /




 
"Il est des épreuves qu'on ne surmonte jamais vraiment, mais auxquelles on survit, malgré tout."
 
Résumé:
New York, huit heures du matin…
Alice, jeune flic parisien, et Gabriel, pianiste de jazz américain, se réveillent menottés l'un à l'autre sur un banc de Central Park.
Ils ne se connaissent pas et n'ont aucun souvenir de leur rencontre. La veille au soir, Alice faisait la fête avec ses copines sur les Champs-Élysées tandis que Gabriel jouait du piano dans un club de Dublin.
Impossible? Et pourtant ...
Les questions succèdent à la stupéfaction. Comment se sont ils retrouvés dans une situation aussi périlleuse ? D'où provient le sang qui tache le chemisier d'Alice ? Pourquoi manque-t-il une balle dans son arme ?
Pour comprendre ce qui leur arrive et renouer les fils de leurs vies, Alice et Gabriel n'ont pas d'autre choix que de faire équipe. La vérité qu'ils vont découvrir va bouleverser leur existence ...

Je n'avais jamais lu de Musso et ayant eu l'occasion, je me suis lancée avec beaucoup d'espoir dans ce roman.

Le récit est bien mené, le point de vue d'Alice laisse parfois place à des flashbacks intéressants, qui révèlent des points stratégiques et des révélations importantes pour la suite de l'histoire. L'auteur arrive à nous tenir en haleine tout au long de l'histoire, en mêlant ces flashbacks et l'action dans New York. La découpe des chapitres était toujours au cœur de l'action, nous poussant à tourner les pages encore et encore. J'avais toujours envie d'en savoir plus, de découvrir le dénouement, de comprendre. J'étais dans le même cas qu'Alice, cherchant à lier les indices pour enfin avoir le fin mot de l'histoire.

Les personnages sont hauts en couleurs. Authentiques. On peut facilement s'identifier à Alice ou Gabriel tant ils paraissent réalistes. J'ai trouvé que l'auteur se concentrait plus sur leurs défauts, ce qui leur donnait un caractère bien à eux, et révélait leurs qualités de façon plus subtile. Cette manière d'aborder l'humain m'a plu, on découvrait les personnages au fur et à mesure qu'il se rencontrait, comme si nous faisions nous même partie de l'aventure.

Malheureusement, j'ai tout de même été déçue de ma lecture. J'ai trouvé que le suspens changeait de fil conducteur trop souvent, me laissant parfois sur ma faim, dans des pistes qui étaient alors reléguée au second plan, restant trop inexplorées à mon goût. L'auteur voulait surprendre, mais je n'ai pas apprécié tout ces rebondissements, surtout à l'approche de la fin où je commençais à être lassée de tout ces changements. Le dénouement est certes très surprenant et inattendue, mais je ne pense pas avoir été assez réceptive pour l'apprécier à sa juste valeur. Les petites déceptions en cours de lecture ont altéré mon avis. Cependant, j'ai trouvé l'épilogue touchant, un brin de poésie dans les mots, ce que j'ai apprécié.

Je ne peux pas dire que j'ai beaucoup apprécié ma lecture, les déceptions altérant les qualités que j'avais trouvé au roman. Cependant, il reste très bien mené et agréable à lire.
 
 
P.S. Le choix de la chanson est un peu téléphoné, je vous l'accorde *rires* mais la rencontre des deux inconnus dans ce lieu se référait tellement bien à ce roman !
 


dimanche 8 février 2015

Chronique • Victoria rêve - Timothée de Fombelle

Titre : Victoria rêve
Auteur : Timothée de Fombelle
Édition : Gallimard jeunesse 
Collection : /
Sorti en : 2012
Prix : 13,50 €
Nombre de pages : 105
Genre : Jeunesse
Traduit par : /

Chanson : Je m'voyais déjà - Charles Aznavour




"Il y avait seulement, à la hauteur de ses yeux, une longue étagère unique, remplie de livres, qui faisait le tour de la chambre. Cette ligne de livres, Victoria l'appelait l'horizon."

Résumé :
Victoria voulait une vue d'aventures, une vie folle, une vie plus grand qu'elle.

Je voulais absolument lire un roman de Timothée de Fombelle à cause des nombreux avis positif sur ceux-ci. Aujourd'hui c'est chose faite avec Victoria rêve.

Victoria est une jeune collégienne passionnée de romans. Rêveuse née, elle vit entre deux mondes : la réalité et celui qu'elle s'imagine. Cependant, elle arrive depuis toujours à faire la différence. Mais un jour, lorsque des événements vont surgir dans sa vie, elle va se rendre compte que la barrière entre réalité et rêve est très mince. Nous sommes donc embarqué dans une merveilleuse aventure, accompagné de Victoria et petit Jo.

J'ai lu le roman très rapidement. La plume de l'auteur est très agréable, fluide, poétique. J'ai beaucoup aimé son style, tout comme l'histoire. Timothée de Fombelle sait trouver les mots justes pour toucher le lecteur et le plonger dans l'univers si particulier de Victoria. J'ai l'impression de mettre envolée pour quelques heures pour atterrir aux cotés de Victoria qui se perd dans son monde.

Les personnages sont attachants. Je me suis sentie très proche de Victoria, bien qu'elle soit très jeune. Je l'ai trouvée très enfantine mais mature à la fois. Elle était partagée entre l'enfance et l'adolescence mais ses réactions étaient toujours très matures. Durant le roman, on la voit réellement grandir et j'ai trouvé que c'était très bien fait. En effet, l'histoire se déroule sur très peu de temps mais le personnage évolue réellement.

J'ai trouvé la chute presque attendue mais ça ne pas absolument pas dérangé. Elle ajoutait de la poésie et démontrait bien la maturité qu'avait acquise Victoria au fil du roman.

Une très belle lecture, très poétique. Je lirais les autres livres de l'auteur avec grand plaisir.

mercredi 4 février 2015

Chronique • Promise - Ally Condie

Titre : Promise
Auteur : Ally Condie
Édition : Gallimard Jeunesse 
Collection : /
Sorti en : 2011
Prix : 18,30 €
Nombre de pages : 424
Genre : Jeunesse, science-fiction, dystopie
Traduit par : Vanessa Rubio-Barreau (titre original "Matched")

Chanson : Quand on a que l'amour - Jacques Brel


"Il soutient leur regard de ses yeux brillants et je devine ce qu'il pense : "Me félicitez-vous pour ma vie ou pour ma mort?" "

Résumé :
Dans la Société, les Officiels décident.
Qui vous aimez.
Où vous travaillez.
Quand vous mourez.

J'ai vraiment beaucoup aimé cette lecture. Je partais avec des a priori car j'avais lu beaucoup d'avis très divergents sur ce roman mais finalement, je n'ai pas été déçue, j'ai même vraiment apprécié.

Nous suivons Cassia, une jeune fille de 17 ans, qui va enfin découvrir le nom de son Promis, l'homme avec qui elle fera sa vie. Cassia est donc très impatiente et stressée. Finalement, on peut dire que tout se passe bien. Mais un roman sans ennuis ça n'existe pas ! Cassia se retrouve alors face à un problème que la Société pensait avoir éradiqué : les sentiments. Est ce que l'on tombe amoureux sur commande ?

L'histoire m'a beaucoup plu car j'apprécie les dystopies, l'univers me paraissait original. J'aime beaucoup l'idée d'un gouvernement qui déciderait de tout dans une vie, cela pousse le vice de la dictature au plus haut point selon moi. Cassia va chercher à se rebeller dans cette société qu'elle ne comprend finalement pas. Je l'ai trouvée attachante malgré le fait que je ne comprenais pas toujours ses réactions. J'avoue que parfois j'avais envie de la secouer et de lui dire "mais vas-y fonce !!" mais d'un autre coté je me dis que face à cette situation complexe, j'aurais peut être réagis comme elle, divisée entre la protection de ceux que j'aime et l'envie de changer les choses pour les rendre meilleures.

J'ai trouvé que certaines actions étaient attendues, notamment au début du livre mais je me dis que c'était peut être voulu. Car finalement, l'action du début ne permet seulement que la mise en place de la véritable action. En tout cas ce n'était pas dérangeant.

Une très bonne lecture, conseillée aux amateurs de dystopies. J'attends avec impatience de pouvoir lire le deuxième volume !