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jeudi 3 septembre 2015

Bulle • Le cahier à fleurs T2 - Laurent Galandon et Viviane Nicaise

Titre : Le cahier à fleurs - Dernière mesure
Scénariste : Laurent Galandon 
Dessinateur : Viviane Nicaise
Coloriste : Jérôme Maffre
Édition : Bamboo
Collection : Grand Angle
Sorti en : 2011
Prix : 13,50 €
Nombre de pages : 48
Genre : Bande-dessinée, historique 
Traduit par : /

Résumé :
- Savez-vous ce qu'Hitler a dit le 22 août 1939 vante d'attaquer la Pologne et d'engager l'extermination du peuple juif ?
- Hum... Non.
- "Qui se souvient encore du massacre des Arméniens ?" J'ai vécu le génocide de mon peuple. Personne ne devrait pouvoir le nier.
 
Il fallait absolument que je lise le second et dernier tome du cycle I du Cahier à fleurs. Le premier tome m'a beaucoup touchée et je voulais savoir ce qui allait arriver à Mayranouche et Dikran. Plusieurs années après les faits, Dikran témoigne de ce qu'il a vécu à un jeune violoniste. Encore une fois, le récit de Laurent Galandon s'accorde parfaitement aux dessins de Viviane Nicaise. Les couleurs nous transporte en Anatolie, savent nous faire revenir au présent lorsqu'il le faut et les personnages sont très expressifs. L'intégration de nouveaux personnages, notamment Osman et son maître, permettent d'avoir une vision plus étendue des évènements, d'autres points de vue, d'autres idées. J'ai été touchée par certains personnages qui se sont révélés différents et attentionnés autant que j'ai été surprise par les révélations finales. La fin est la partie qui m'a le plus touchée. Je l'ai trouvé belle et porteuse d'espoir. J'ai apprécié que la duologie se termine sur cet aspect, nous poussant à ne jamais arrêter d'y croire, permettant d'adoucir le propos très dur.
 
Un avis très court sur cette histoire, mais elle mérite plus d'être découverte que d'être expliquée. Une très belle perle.
 
Mon avis sur le tome 1 : ICI 

mardi 21 juillet 2015

Chronique • Soeurs sorcières T3 - Jessica Spotswood

Titre : Sœurs sorcières, livre 3
Auteur : Jessica Spotswood
Édition : Nathan
Collection : / 
Sorti en : 2015
Prix : 15,90 €
Nombre de pages : 435
Genre : Jeunesse, fantasy
Traduit par : Rose-Marie Vassallo et Papillon (titre original : "The Cahill Witch Chronicles : book 3, Sisters' fate") 

Chanson : Song of the Caged Bird - Lindsey Stirling

 
"Le courage, c'est de faire les choses quand même. Alors qu'on a peur."
 
/!\ Cette chronique est celle du tome 3, par conséquent elle peut contenir des spoilers sur les tomes précédents (spoiler présent dans le résumé de la 4ème de couverture). /!\
 
Résumé : Cate et Maura, les deux sœurs aînées, ne se comprennent plus. Maura semble désormais prête à tout pour que les sorcières accèdent au pouvoir. Même à commettre les plus viles atrocités. Cate en est horrifiée et, par-dessus tout, elle ne lui pardonne pas d'avoir effacé la mémoire de Finn, son grand amour. Même Tess, submergée par des visions funestes, ne semble plus en mesure de les réconcilier. Les deux sœurs doivent faire des choix radicaux, quitte à s'opposer l'une à l'autre... et à risquer de voir la prophétie - selon laquelle une sœur mourra de la main d'une autre - se réaliser?
 
Petits trésors : J'ADORE les couvertures de cette trilogie. Voilà.
 
J'attendais ce troisième et dernier tome avec beaucoup d'impatience. Les révélations effectuées à la fin du tome précédent m'avaient surprise et il me tardait de savoir comment l'auteure allait poursuivre le récit. Je me suis immédiatement plongée dans le roman. Comme dans les précédents tomes, l'action est très présente, les péripéties se bousculent et cela donne un bon rythme au roman, je n'ai pas subi de lenteurs. Ce tome étant le dernier le la trilogie, on aurait pu avoir peur que le rythme soit trop rapide afin de donner toutes les informations nécessaires aux lecteurs mais le travail effectué en amont sur les deux précédents tomes ont parmi d'avoir un tome riche sans qu'il ne soit trop brouillon. Pour moi, le choix d'une trilogie était judicieux.
 
J'ai aimé retrouver les personnages que j'ai pris en affection durant la trilogie. J'ai toujours apprécié Cate, même si certaines de ses réactions m'avaient parfois dérangée. Avec les derniers évènements, Cate semble avoir gagné en maturité, tout comme Tess, ce que j'ai beaucoup aimé. J'ai trouvé une réelle évolution des personnages et ce changement s'est effectué avec beaucoup de cohérence. Les sentiments des personnages sont très bien dépeint. J'ai été projetée dans l'esprit des personnages et c'est quelque chose que j'aime beaucoup, voir comment ils sont construits. J'ai notamment apprécié la balance qui s'est effectuée entre le bien et le mal. J'aime lorsque tout n'est pas facile, lorsque les personnages sont complexes.
 
Ce tome clôt la trilogie et pour une fois, la fin me convient parfaitement. Je n'ai pas refermé le livre en hurlant Pourquoiiiiiii ? 'o'. L'évolution des liens entre les personnages, la manière dont l'intrigue se résout, la situation dans laquelle nous finissons le roman. Un entre deux bien construit et cohérent, qui permet de ne pas aller trop vite, tout en laissant une piste facile à imaginer pour le lecteur.
 
Les retournements de situation, la surprise, les personnages, les promesses, j'ai tout aimé dans cette trilogie que je recommande fortement. Sorcellique !
 
Le choix de la chanson relève plus du caprice que du rapport avec le livre. Cependant, il s'agissait d'un caprice réfléchi. Oui je voulais absolument du Lindsey Stirling parce que j'aime ce qu'elle fait, mais aussi parce que le son du violon me projetait dans les rues de New London. Une dimension magique et poétique. Et le choix du titre s'est surtout effectué pour le vidéo-clip que je trouve féérique. Bon avouez, ça colle !
 
Le trailer du tome 1 pour vous donner envie si vous avez lu la chronique et que vous n'avez pas encore découvert la trilogie (et puis aussi parce que le trailer est beau je trouve *^^*) : TRAILER
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jeudi 16 juillet 2015

Bulle • Le cahier à fleurs T1 - Laurent Galandon et Viviane Nicaise

Titre : Le cahier à fleurs - Mauvaise orchestration
Scénariste : Laurent Galandon 
Dessinateur : Viviane Nicaise
Coloriste : Jérôme Maffre
Édition : Bamboo
Collection : Grand Angle
Sorti en : 2010
Prix : 13,50 €
Nombre de pages : 48
Genre : Bande-dessinée, historique
Traduit par : /

Résumé : Paris, 1983. Le concert d’un jeune violoniste turc est interrompu par le malaise d’un spectateur. Alors que les secours sont attendus, le vieillard prononce quelques mots qui attirent vivement l’attention du musicien. Dès le lendemain, il se rend au chevet de Dikran Sarian, septuagénaire arménien. Le vieil homme se lance alors dans un long récit : celui du premier génocide du 20e siècle, le génocide arménien.
Anatolie, 1915. Dikran a neuf ans. Sur ordre d'Istanbul, les Arméniens doivent être éradiqués. Partout, l'armée ottomane rassemble les hommes et les supprime sommairement. Femmes, vieillards et enfants sont évacués et contraints à une longue marche vers la mort.
Le jeune musicien écoute avec intérêt le récit de Dikran… Et cette histoire va provoquer un véritable bouleversement dans ses croyances et ses convictions.
 
J'aime beaucoup les œuvres qui reprennent l'Histoire du XXe siècle. C'est une période qui me parle, assez loin pour que j'ai une immensité de chose à apprendre dessus, trop peu éloignée pour ne pas réussir à la situer. Je trouve aussi que c'est une période qui permet d'incroyablement s'attacher aux personnages mis en scène dans les différentes œuvres. Et si l'on était né seulement 100 ans auparavant ? A l'échelle de l'humanité, 100 ans, ce n'est rien. Ici, Laurent Galandon nous plonge au cœur du génocide arménien. Je ne connais que très peu de choses sur cet évènement et le scénario m'a beaucoup plu. Un choc de génération s'effectue rapidement, mettant en relation un vieil Arménien et un jeune Turc. Nous assistons alors à cette sombre partie de l'Histoire à travers les yeux du encore tout jeune Dikran. Je le suis rapidement attachée autant au jeune garçon courageux qu'au vieil homme que l'on ne connaît finalement que très peu dans le présent. Bien que le récit se passe majoritairement en 1915 en Anatolie, le fait qu'il s'agisse d'un long flashback permet d'avoir un recul sur les évènements ainsi que les deux points de vue plus actuels.
 
Les dessins de Viviane Nicaise offre de la profondeur au récit. L'immensité de certaines cases montre l'ampleur du génocide. Les personnages semblent communs et cela montre que tout le monde peut être touché. Les visages retranscrivent très bien les émotions et sentiments. La douceur ou la dureté des traits démontrent la compassion ou la haine des personnages. J'ai trouvé que les couleurs étaient très belles, à la fois douces et intenses. Dans l'analepse, les couleurs donnent comme un air de souvenir.
 
Un très beau témoignage d'une époque noire que des milliers de gens ont vécus, à travers le récit d'un vieil homme attachant. J'attends de lire le tome 2 avec impatience.
 
Une interview de Laurent Galandon le scénariste : ICI

Le génocide arménien est le massacre organisé des Arméniens vivant dans l'Empire turc, entre avril 1915 et juillet 1916. Le génocide a été ordonné par le gouvernement turc dirigé par les Jeunes-Turcs. L'exécution a été confiée à l'armée, à la police et la gendarmerie turques, ainsi qu'a des organisations paramilitaires, le tout sous la direction des autorités turques locales. Les Arméniens ont alors été victimes de massacres, de déportation vers le désert syrien et de famine. Selon les points de vue très opposés entre les Turcs et les Arméniens, il y aurait eu entre 800 000 et 1,2 millions de victimes (soit le tiers ou la moitié de la population arménienne). Vikidia
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