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lundi 13 juillet 2015

Chronique • Manon Lescaut - Abbé Prévost

Titre : Manon Lescaut
Auteur : Abbé Prévost
Édition : Editions Carrefour
Collection : Classique
Sorti en : 1731 (pour la version originale)
Prix : 5,80 €
Nombre de pages : 198
Genre : Romance, classique
Traduit par : /

Chanson : Tournent les violons – Jean-Jacques Goldman



"Mademoiselle Manon Lescaut, c’est ainsi qu’elle me dit qu’on la nommait, parut fort satisfaite de cet effet de ses charmes."

Résumé : La passion du chevalier Des Grieux pour Manon Lescaut est le récit d’un coup de foudre qui transfigure et détruit la vie de deux jeunes gens. Le livre provoqua un immense scandale. Les deux amants se meuvent au-delà des règles, pour conquérir à la foi le droit de s’aimer et la fortune. Ils transgressent les lois de la famille, de l’honnêteté et de la fidélité, et resteront pourtant liés l’un à l’autre par-delà les mers et jusqu’à la mort. Avant les évènements de 1789, ils sont probablement révolutionnaires. Jamais un roman n’avait si clairement montré que l’amour peut être subversif. La société du début du XVIIIe siècle ne s’y est point trompée : on leur aurait pardonné leurs erreurs, mais n’était-il pas intolérable que dans leur révolte et dans leur malheur même, ils aient trouvé le bonheur ?

Petits trésors : La couverture est simple mais convient bien pour un classique. La femme richement habillée situe l’époque et révèle la personnalité de Manon. (La couverture présentée au-dessus n'est pas celle en ma possession.)

En commençant Manon Lescaut, je ne savais pas à quoi m’attendre, sachant seulement que le roman avait été beaucoup controversé à son époque, dévoilant des aspects de la société peu recommandable au XVIIIe siècle. La découverte du roman s’est révélée plutôt surprenante. En effet, je m’attendais à un récit un peu longuet et peut-être difficile à comprendre. Pourtant, les aventures du chevalier Des Grieux et de Manon Lescaut m’ont séduite. J’ai trouvé la première partie très intéressante, mettant en place la relation rapide entre les deux personnages principaux. Les actions s’enchainent rapidement et la découverte du milieu et des personnages captive le lecteur. J’ai beaucoup apprécié ce début. Cependant, arrivée à la seconde partie, j’ai ressenti beaucoup plus de longueurs. Le schéma narratif devenait répétitif et les actions devenaient prévisibles tant elles se répétaient. Par conséquent, je me suis quelque peu ennuyée dans cette seconde partie mais la fin a offert plus de diversité et a permis de fermer le livre sur une note plus positive.

J’ai eu beaucoup de mal à m’attacher aux personnages, mis à part au chevalier Des Grieux qui est le narrateur de l’histoire et offre donc ses sentiments aux lecteurs. Avec un roman dont l’intrigue principale, est basée sur la fidélité, le chevalier Des Grieux est mis en avant par la grandeur de son amour. Il s’agit d’un personnage prêt à tout par passion et malgré que son comportement m’ait parfois dérangée, il arrivait toujours à se relever dans mon estime grâce à sa volonté. La majorité des autres personnages m’ont laissée de glace. Nous ne connaissons pas grand-chose sur Manon et sa famille, et le comportement de ce personnage m’a agacée même lorsqu’elle se confondait en excuses. J’ai trouvé Tiberge trop moralisateur malgré le fait qu’il ait aidé le chevalier Des Grieux de son mieux dans toutes les situations. Les autres personnages n’ont pas de nom à proprement parler, leur identité se résume à des initiales, ce qui m’a dérangée pour m’attacher correctement.

Pour moi, le roman en lui-même est un réussite. Il m’a surprise et conquise malgré les longueurs. Un bémol cependant sur le style utilisé pour l’identité des personnages, qui n’a pas réussi à me séduire.
 
Tournent les violons m'est venue directement à l'esprit. Le prénom similaire des deux jeunes femmes m'a beaucoup aidé mais le croisement des destins que révèle la chanson m'a semblé bien correspondre aux aventures du chevalier Des Grieux qui s'il n'avait jamais rencontré Manon aurait eu une vie bien différente.
Plus d'informations sur la chanson : ICI
 
Pour aller plus loin sur le roman de Manon Lescaut : une analyse.
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jeudi 19 février 2015

Chronique • Respire - Anne-Sophie Brasme

Lu dans le cadre du challenge petit mois, petites lectures.

Titre : Respire
Auteur : Anne-Sophie Brasme
Édition : Fayard
Collection : /
Sorti en : 2001
Prix :  14 €
Nombre de pages : 180
Genre : Drame
Traduit par : /

Chanson : Vanina - Dave

 "On n'échappe pas à sa propre folie en s'efforçant d'agir comme les gens normaux."

Résumé :
Charlène et Sarah s'aiment comme deux sœurs. Mais la passion fait des ravages. S'instaure peu à peu une relation perverse entre les deux jeunes filles : Sarah provoque, multiple les humiliations publiques, accable de reproches son amie, qui accepte son sort. Jusqu'à l'irréparable.

J'avais tellement entendu parler de Respire que je l'ai rapidement acheté et il me tardait vraiment de le découvrir.

L'histoire est racontée par Charlène qui retrace sa vie au fil des mots. Son enfance, sa famille, ses amis, l'école, l'adolescence, son premier amour… J'ai vraiment été plongée dans ma lecture et j'avais l'impression de marcher aux côtés de l'héroïne. Pour dire, j'ai dévoré le livre en une journée, ne le lâchant plus à partir des premiers chapitres, je ne voulais pas le quitter avant de l'avoir finit.

Je me suis attachée à Charlène dès les premières pages, j'avais envie de savoir, de comprendre, de la suivre. Je détestais Sarah autant que Charlène l'aimait. J'ai vu dans ce personnage toute la manipulation qu'une personne pouvait avoir et à quel point elle pouvait briser une vie. Au fil des lignes, l'auteure nous présente une relation à un seul sens. On s'aperçoit très vite que la relation est malsaine. Le thème est fort, oscillant entre harcèlement et dépendance, et je l'ai trouvé très bien développé. Le point de vue de Charlène permet de voir ce qu'elle a subit. Il permet de nous attacher. Car Charlène n'est pas un personnage tout blanc. Elle fait des erreurs, comme tout le monde. Le réalisme de l'histoire, des sentiments et des émotions m'a touché. Pas de fioritures. Juste des mots, comme le témoignage d'une vie vécue sous le fardeau d'une dépendance trop forte.

Je ne sais que dire sur le roman tant j'ai été bouleversée. L'auteure a réussi à provoquer une véritable addiction jusqu'à que j'ai refermé le livre. Je me suis énormément posée de questions durant ma lecture. Comment peut-on en arriver là ? Et cette question s'applique tant à Sarah qui tuait son amie à petit feu, qu'à Charlène dont le quotidien était rythmé par une passion destructrice.

Un roman fort, poignant, qui vous prend aux tripes et qui vous laisse des nœuds dans le ventre et des questions plein la tête.


P.S : Une dépendance qui brise une vie.