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samedi 24 septembre 2016

Chronique • Hunger Games T3 - Suzanne Collins


 
Madame l'écrivaine,
J'avais très envie de me replonger dans l'univers des Hunger Games et enfin savoir le sort qui était réservé aux personnages. Ce troisième tome promettait de nombreux retournements et beaucoup d'action. Il est vrai qu'à ces niveaux, je n'ai pas été déçue. Si le rythme est assez lent au début, à cause du nouvel environnement dont la description m'a brièvement rappelée celle du Mont Weather dans Les 100, il finit par devenir bien plus soutenu comme à son habitude. Les retournements de situation sont assez incroyables, la menace pèse sur tous les personnages, invisible mais bien présente. J'ai vraiment apprécié que le danger ne soit pas seulement présent que pour des personnages avec un intérêt assez limité. Cependant, j'ai trouvé que les évènements tristes n'étaient pas assez développé et qu'on les oubliait assez facilement. Alors oui, c'est la guerre, il y a des pertes mais je pense qu'un peu plus de sentiments n'auraient pas été de refus.
Malgré tous ces bons points, il s'agit du tome que j'ai le moins aimé. Je l'ai trouvé légèrement décousu, sûrement à cause de l'absence de Jeux qui avait une organisation précise à laquelle je m'étais habituée. Cela m'a un peu décontenancée mais je n'ai pas était trop dérangée. En revanche, je n'ai pas pu faire abstraction du comportement de Katniss. Autant j'ai trouvé que Peeta avait un rôle intéressant et novateur, autant Katniss m'a agacée de nombreuses fois. Son indécision et son impulsivité, qui avait pu faire son charme dans les premiers tomes, étaient de trop pour moi cette fois-ci. J'ai même eu l'impression que certaines fois, l'héroïne prenait des accents d'anti-héros. Je me suis sentie d'avantage proche de Gale qui met le doigt sur des choses essentielles, notamment sur le caractère de Katniss, et est fidèle à lui-même. J'ai beaucoup aimé qu'il soit plus présent dans ce dernier tome parce que son rôle avait un réel intérêt de médiateur tout en étant campé sur ses positions.
Merci madame l'écrivaine, ce tome reste d'une importance notable. Malgré ses petits défauts, comme l'épilogue dont je n'ai pas relevé l'intérêt, il reste très bon et clôt la saga avec une grande réussite.
 
 

dimanche 1 novembre 2015

Chronique • La loi du plus beau - Christophe Lambert

Titre : La loi du plus beau
Auteur : Christophe Lambert
Édition : Mango
Collection : Autres mondes
Sorti en : 2004
Prix : 9,95 €
Nombre de pages : 175
Genre : Jeunesse, science-fiction, dystopie
Traduit par : /

Chanson : La vie est belle - MC Solaar



"On peut être charmant et moche !"

Résumé : Au fil des années, la "dictature de la beauté" s'est imposée dans notre société qui privilégie l'apparence à outrance. En 2031, les citoyens sont classés sur une échelle allant de la catégorie 1 (très très moche) à la catégorie 5 (super canon).
Dynamique et munie de diplômes, Karol, 22 ans, déboule pleine d'espoir dans la vie active. Mais elle n'est que catégorie 3 et les portes se ferment devant elle. Écœurée par tant de discriminations, elle rejoint Héphaïstos, un groupe de militants bien décidés à n pas plier devant cette loi du plus beau.
La première mission de la jeune femme consiste à taguer des affiches publicitaires sur une ligne du super-métro aérien. Mais, entrainés par le beau Luther, certains militants sont partisans de l'action terroriste. Epaulée par son ami Momo, Karol va-t-elle parvenir à convaincre le groupe d'éviter cette dérive ?
 
Petits trésors : Je n'ai pas beaucoup aimé la couverture, je lui trouve un coté rétro mal travaillé. Le personnage de Luther, je suppose, en équilibre semble s'être transformé en loup-garou, et les cercles autour du titre brouillent l'image. Seul point positif, le titre bien décroché.

Le titre accrocheur et le résumé intrigant m'ont donné envie d'en savoir plus sur cette dictature de la beauté. Karol est une jeune femme à la recherche d'un emploi pour subvenir aux besoins de Zoltan, son petit garçon. Qualifiée, elle souhaite trouver un poste dans le tourisme, cependant classée catégorie 3, elle ne peut aspirer à une telle place. C'est lorsqu'elle rencontre Momo, faisant partie d'un groupe contre l'échelle d'Apollon, qu'elle décide elle aussi de militer contre cette loi injuste. L'histoire me donnait envie, la dystopie révélant notre société parfois déjà trop axée sur l'apparence. L'idée de percer le vice au grand jour m'a intéressée, dévoilant la manière dont les personnes pourraient s'accommoder de cette injustice. L'action est très présente, le groupe Héphaïstos étant très actif, et surtout hors la loi ce qui nous plonge dans des poursuites haletantes avec les forces de l'ordre. Dans ce roman assez court, pas le temps de s'ennuyer. J'ai aimé découvrir les dérives du mouvement, autant celles de la dictature de la beauté que celle du groupe anti-Apollo, et les astuces de Karol pour déjouer certains plans. Cependant, j'ai trouvé que la fin s'enchainait trop rapidement, sans indices, le dénouement étant un peu sorti de nulle part pour sauver notre héroïne.

De plus, j'ai eu énormément de mal à m'attacher à l'univers et aux personnages. Très peu décrit tout deux, je ne me suis pas sentie proche de Karol et cela m'a peiné dans ma lecture. J'ai eu beaucoup de difficultés à m'imaginer à sa place, je ne l'ai pas toujours comprise et ses réactions m'ont parfois parue bizarres et contradictoires. Le seul personnage qui ait eu mon affection est Momo. C'est un personnage très gentil, protecteur, prêt à beaucoup plus de choses qu'il ne le laisse paraître. Sa maturité et son courage ont réussi à me convaincre. Même les personnages censés être méchants m'ont paru simplement fous et peu développés.  Je pense que la longueur du roman y est pour beaucoup, ne permettant pas de beaucoup décrire lieux et personnages. L'auteur a préféré se concentrer sur l'intrigue et c'est tout à son honneur puisque le roman vise un tout public plus accès sur la jeunesse je pense, même si les propos tenus sont destinés à un public plutôt mature.
 
Malgré quelques petites déceptions, cette lecture très courte m'a séduite par l'originalité de son sujet et sa dénonciation dissimulée d'une société très axée sur le physique.
 
Hormis le fait que mettre une chanson de MC Solaar était un pur plaisir pour moi, la chanson révèle certaines dérives d'une société contrôlant les gens, créant de véritables machines à tuer, les éliminant lorsqu'elles deviennent trop dangereuses.
 
J'ai trouvé une interview assez courte de la mannequin Natalia Vodianova donnant son avis sur l'importance de la beauté dans ce milieu. Son avis en tant que mannequin et créatrice est intéressant de mon point de vue, révélant la dictature de la beauté, présente dans notre société.
Interview de Natalia Vodianova sur le plateau d'Un soir à la Tour Eiffel : partie 1 ; partie 2.

lundi 31 août 2015

Chronique • La 5e Vague - Rick Yancey

Titre : La 5e Vague
Auteur : Rick Yancey
Édition : Robert Laffont
Collection : R
Sorti en : 2013
Prix : 18,50 €
Nombre de pages : 595
Genre : Jeunesse, science-fiction 
Traduit par : Francine Deroyan (titre original : "The Fifth Wave")

Chanson : Across the universe - The Beatles


"Alors qu'en fait, pour continuer à vivre, tu dois trouver ce pour quoi tu es prêt à mourir."
 
Résumé :
1ère Vague : Extinction des feux
2e Vague : Déferlante
3e Vague : Pandémie
4e Vague : Silence

À l’aube de la 5e Vague, sur une bretelle d’autoroute désertée, Cassie tente de Leur échapper…Eux, ces êtres qui ressemblent trait pour trait aux humains et qui écument la campagne, exécutant quiconque a le malheur de croiser Leur chemin. Eux, qui ont balayé les dernières poches de résistance et dispersé les quelques rescapés…
Pour Cassie, rester en vie signifie rester seule. Elle se raccroche à cette règle jusqu’à ce qu’elle rencontre Evan Walker. Mystérieux et envoûtant, ce garçon pourrait bien être son seul espoir de sauver son petit frère, voire elle-même. Du moins, si Evan est bien celui qu’il prétend…
Ils connaissent notre manière de penser.
Ils savent comment nous exterminer.
Ils nous ont enlevé toute raison de vivre.
Ils viennent maintenant nous arracher ce pour quoi nous sommes prêts à mourir…
 
Petits trésors : J'aime beaucoup l'aspect brillant des rayons du soleil et le travail qui a été effectué sur le jeu d'ombres et de lumière. La couverture est très harmonieuse.
 
J'arrive un peu après la guerre mais c'est légèrement dans mon habitude *rires*. Il est vrai qu'après tout les avis positifs qu'il y a eu sur ce livre, j'avais très envie de le lire et en même temps, j'avais peur que toute cette agitation autour de lui me fasse passer à côté. J'ai donc pris mon temps, et je n'en suis pas déçue.
 
A travers plusieurs points de vue, l'auteur nous plonge dans son univers peuplé d'extraterrestres absolument pas pacifiques. Ces merveilleux êtres sont bien décidé à éradiquer toute trace humaine, c'est donc tout naturellement que Cassie met le plus de distance possible entre elle et Eux. Cependant c'est sans compter sur une promesse... J'ai apprécié Cassie, ce personnage fait de contrastes, à la fois adulte mais encore enfant, ses actions très réfléchies et sa vulnérabilité, sa force et sa sensibilité. Mais si je devais définir Cassie en un mot, je choisirais perspicace. Je l'ai trouvé très attentive aux détails, et lorsque parfois le lecteur trouve ce qui cloche avant le personnage principal, ici, c'est elle qui mène la barque et guide le lecteur. J'ai beaucoup aimé cette intelligence dont elle faisait preuve. La narration oscille notamment entre le point de vue de Cassie, vivant seule dans la forêt, et celui de Zombie, pris en charge dans un camp d'entrainement. J'ai vraiment apprécié suivre les deux personnages dans ces deux milieux différents. C'était très intéressant et cela permettait de ponctuer le récit et travailler le suspense. Zombie est un protagoniste que j'ai trouvé très complet. J'ai aimé son évolution, et surtout son envie de justice, n'hésitant pas à se rebeller pour les causes qu'il juge valable. C'est un personnage loyal et j'ai beaucoup aimé le suivre. Je pense qu'Evan mérite que l'on s'attarde un peu sur lui, même si je ne me suis pas spécialement attachée à lui, il est vrai qu'il est très bien développé et surtout intrigant.
 
L'histoire est complexe. Beaucoup d'informations sont données et elles sont assez denses, d'autant plus que les différents points de vue les brouillent parfois. Cependant, les descriptions sont claires et concentrée sur ma lecture, je n'ai pas eu de problèmes de compréhension. La narration est très bien menée, portant le récit avec réussite grâce à un découpage intéressant donc, mais aussi grâce au style de l'auteur qui favorise l'action. Le suspense est prenant, beaucoup de révélations sont inattendues, en bref, l'auteur sait tenir son lecteur en haleine et le captiver. Le fait que les chapitres soient découpés sans citer le nom du personnage dès le début est à la fois frustrant et bien étudié. En effet, vous voulez sans cesse en savoir plus, mais cela favorise aussi l'effet de surprise. C'est quelque chose que j'ai trouvé très ingénieux. Rick Yancey a su me captiver, me donnant sans cesse envie de savoir et d'avoir le fin mot de l'histoire. Heureusement pour moi, la fin se suffit, même si l'on pressent la suite, elle a réussi à assouvir mon besoin de comprendre et c'est quelque chose que j'ai apprécié.
 
En plus d'être un roman très réussi autant dans son style que dans ses personnages, La 5e Vague se pose des questions sur l'invasion extraterrestre mais aussi sur le poids de l'humanité. Un très bon roman d'action et de réflexion.
 
En 2008, la NASA a envoyé un message radio interstellaire constitué de la chanson Across the universe des Beatles. J'ai trouvé qu'il s'agissait d'une anecdote amusante qui se prêtait bien au thème de La 5e Vague. J'ai trouvé les informations sur cet article et sur Wikipédia.

dimanche 9 août 2015

Chronique • Les 100 : Retour - Kass Morgan

Titre : Les 100 : Retour
Auteur : Kass Morgan
Édition : Robert Laffont
Collection : R
Sorti en : 2015
Prix : 17,90 €
Nombre de pages : 351
Genre : Jeunesse, science-fiction, dystopie
Traduit par : Frédérique Fraisse (titre original : " Homecoming")

Chanson : He was a friend of mine - Bob Dylan


"Visiblement, c'est ainsi sur Terre : il se passe trop de choses, il y en a trop à encaisser pour ne ressentir qu'une émotion à la fois."

/!\ Cette chronique est celle du tome 3, par conséquent elle peut contenir des spoilers sur les tomes précédents (spoiler présent dans le résumé de la 4ème de couverture). Chroniques précédentes : TOME 1 / TOME 2/!\
 
Résumé : Survivre.
Le manque d'oxygène à bord de la Colonie a déclenché une panique meurtrière. Seuls les plus chanceux ont pu emprunter les dernières navettes partant en direction de la Terre.
Aimer.
Cette nouvelle apocalypse plonge les 100 dans l'angoisse : qui parmi leurs proches a survécu à l'atterrissage ? Les retrouveront-ils à temps ?.
Manipuler.
Bien décidé à conserver le pouvoir, le vice-chancelier n'hésitera pas à faire taire quiconque tentera de lui résister.
Combattre.
Prêts à tout pour garder leur nouvelle liberté, Clarke, Bellamy, Wells et Glass devront chacun affronter leur destin pour sauver leur idéal. L'ultime compte à rebours a commencé.
 
Petits trésors : Encore une fois, on retrouve les personnages de la série. J'aime bien, j'aime le fond mais une question reste en suspens pour moi : pourquoi ce choix ? Ah au fait, lisez les remerciements de ce dernier tome, les derniers mots m'ont fait sourire. 
 
Après un second tome qui m'avait plus ou moins laissée perplexe, j'entamais ce dernier tome avec quelques à priori. Heureusement, des points forts ont commencé à apparaître dès le début. Tout d'abord, il offre plus d'action et moins de romance. Bien que j'aurais préféré que l'action soit plus présente dans les premiers tomes, quitte à laisser de la place pour un peu plus de romance dans le troisième tome, ce que j'aurais trouvé plus cohérent, je suis ravie que le dernier roman se soit plus concentré sur l'action. Le rythme est plus prenant et j'ai su de nouveau apprécier la découpe des chapitres avec différents points de vue. Les analepses s'effacent elles-aussi pour laisser plus de place aux péripéties. Les personnages évoluent et se remettent en question (enfin !). Certaines révélations les changent et j'ai trouvé les personnages grandis et plus matures. Bien que leur manque de maturité m'est dérangé lors des précédents tomes, j'ai trouvé cette évolution intéressante car cohérente avec les évènements vécus. Les personnages principaux m'ont moins agacée et par conséquent je me suis plus attachée à eux. Leur remise en question ont amené plus de profondeur et j'ai perçu quelques messages dissimulés ce qui permet à ce tome de se remarquer et de relever le ton que j'ai trouvé un peu trop simple dans les précédents.
 
Malgré tout ces points forts, il y a quelque chose qui m'a dérangée. Outre la fin que j'ai trouvé expéditive, certaines révélations ayant besoin, à mon goût, d'explications, j'ai eu beaucoup de mal avec un personnage. J'avais déjà du mal à apprécier Glass mais l'intrigue autour de son histoire sauvait un peu le personnage. Or là, je n'ai rien trouvé d'intéressant à son propos. Une seule action dans tout le roman à justifié sa présence à mes yeux. Et encore, je ne l'ai pas trouvé indispensable, car facilement remplaçable. J'ai trouvé qu'elle était mal développée alors qu'elle avait du potentiel, trop mise à l'écart, des chapitres beaucoup trop courts qui tombe un peu comme un éclair... Enfin, j'ai trouvé que tout jouait en sa défaveur et que tout cela la discréditait. Il s'agit là d'un très gros bémol pour moi car son point de vue venait couper l'action très prenante et s'effaçait très brièvement, comme s'il fallait continuer de la faire évoluer dans cet univers mais qu'elle n'y avait pas vraiment sa place.
 
Un dernier tome plus en accord avec ce que j'attendais des 100. Malgré ses erreurs, il clôt la trilogie en me laissant une note plus positive.
 
Je souhaitais une chanson sur l'amitié, la fraternité, la solidarité, des valeurs que j'ai retrouvées dans ce dernier tome. Finalement, He was a friend of mine s'est imposé, mettant en avant plusieurs sentiments.

mercredi 8 juillet 2015

Chronique • Les 100 : 21e jour - Kass Morgan

Titre : Les 100 : 21 jour
Auteur : Kass Morgan
Édition : Robert Laffont
Collection : R
Sorti en : 2014
Prix :  17,90 €
Nombre de pages : 366
Genre : Jeunesse, science-fiction, dystopie
Traduit par : Fabien Le Roy (titre original : "Day 21")

Chanson : BLIZZARD - FAUVE




"Il est des choses que l'on oublie jamais."

Résumé : 5e Jour.
Sous la menace d’un ennemi invisible, Wells s’efforce d’empêcher les 100 d’imploser, bien décidé à protéger les derniers humains sur Terre.
11e Jour.
À bord de la Colonie, Glass ne sait pas combien de temps il lui reste à vivre : elle veut profiter de la moindre seconde avec Luke.
17e Jour.
Dans la forêt hostile, Bellamy ferait n’importe quoi pour secourir sa sœur Octavia, quitte à se sacrifier pour elle.
21e Jour.
Après une cruelle série de drames, Clarke se demande si les 100 sont enfin en sécurité ou s’ils ne sont que des morts en sursis...
 
2ème tome des 100 qu'il me tardait de découvrir après les dernières révélations du tome 1, promettant une avalanche d'actions. En effet, le rythme est soutenu, et l'action au rendez-vous. Les analepses restent tout de même fréquentes et offre des pauses au récit. Je n'ai ressenti aucune lenteur, je trouve que ces retours en arrière sont bien placés et permettent de structurer à la fois le récit et les personnages. Le roman est toujours composé d'une alternance entre différentes voix des personnages, et je dois avouer que ce choix que j'avais apprécié dans le tome 1, m'a quelque peu laissée dubitative dans ce tome-ci. Bien que ce choix me semble nécessaire pour pouvoir concilier le point de vue de l'Arche et le point de vue de la Terre, l'enchaînement des chapitres me laissait parfois perplexe, l'action se poursuivant juste à travers les yeux d'un autre personnage. Plusieurs fois, il m'est arrivée de ne plus trop savoir à quel personnage était dédié le chapitre que j'étais en train de lire. N'étant pas très adepte de ce genre de découpage, je l'ai parfois un peu trouvé mal exploité. Cependant, il permet de tenir le lecteur en haleine pendant plusieurs chapitres avant de savoir ce qu'il se passe sur l'Arche, et comme je ne suis pas vraiment attachée à Glass, le suspens me permettait d'apprécier ses aventures.
 
J'ai trouvé que certains personnages, notamment les principaux, étaient mal exploités. Comme je l'ai déjà expliqué dans ma précédente chronique, mon avis est altéré par la série et je pense que ce que je vais reprocher au livre est du en parti à cause de cette altération. Beaucoup des personnages m'ont agacée. Je les trouve peu très peu matures par rapport à la série et ce manque de maturité m'a dérangée. Bien que le roman soit bourré d'action, l'aspect "adolescent en chaleur" ressort trop à mon gout. J'avais trouvé que les relations évoluaient vite dans la série, je trouve cet aspect encore plus dérangeant dans le livre. Je n'ai pas compris certaines réactions des personnages trahis par exemple. Je trouve les réconciliations trop simples et trop irréelles.
 
L'action bien présente et le rythme haletant sauve le roman des personnages qui m'ont souvent déçus. J'attends beaucoup du dernier tome de la trilogie pour allier action et profondeur des personnages.
 
 
J'ai trouvé que cette chanson pouvait relever les émotions que peuvent ressentir les 100. La voix qui hante Clarke. Le sentiment de culpabilité. L'échec. La réussite. La complexité. Le choix de changer. L'espoir. Oui cette chanson offre une large palette de sentiments. Comme les 100 finalement.
J'ai choisi la version longue que je préfère mais il existe une version plus courte moins approfondie.
Le suivi de la série
La chronique du tome 1
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samedi 25 avril 2015

Bulle • Assassination Classroom 8 - Yusei Matsui

Titre : Assassination Classroom 8
Auteur : Yusei Matsui
Édition :Kana
Collection : /
Sorti en : 2015
Prix : 6,85 €
Nombre de pages : 192
Traduit par : Frédéric Malet (titre original: "Ansatsu Kyoushitsu")

Résumé :
Pendant les vacances d’été, la classe E a été victime d’une attaque bioterroriste. Afin de récupérer l’antidote, les élèves non infectés décident de s’infiltrer dans l’hôtel où se trouve le criminel. Pourront-ils mettre en pratique leurs techniques d’assassinat face à de véritables tueurs ?!

Attention, cette chronique est celle du tome 8. Bien qu’elle ne comportera aucuns spoiler de ce tome, il est possible que quelques détails des tomes précédents soient révélés pour pouvoir développer correctement mon avis sur ce tome ci. Merci de votre compréhension ^^

Je sais, je commence par le tome 8 et c’est étrange. Mais il faut bien un début à tout ! Assassination Classroom est un manga que j’apprécie beaucoup. C’est assez léger et drôle, et la majorité des tomes ont beaucoup d’action. Après quelques lenteurs dans la série, l’action principale a retrouvé du souffle et ce tome 8 est très prenant. Beaucoup d’actions et de retournements, les personnages gagnent de l’importance et leur nouveau rôle est intéressant. Notamment Nagisa, dont on voit plus les capacités dans ce tome. Dans son état actuel, M. Koro devient moins imposant et laisse de la place au développement des autres personnages. Comme toujours Karasuma démontre sa force mentale et physique et sert d’exemple aux élèves (ceci est une phrase très peu utile certes, mais je ne pouvais pas ne pas parler de Karasuma u.u).

Les graphisme sont simples et au cœur de l’action : peu de décors, beaucoup d’effets. Cela donne cet aspect de rapidité, et la lecture se fait sans lenteurs. Certains cliffhangers sont très prenant et il m’a été quasiment impossible de lâcher le manga avant d’avoir fini ! J’aime l’esthétique du manga malgré le fait que les dessins soient simples. Je trouve intéressant que le personnage au cœur de l’histoire soit une forme aussi simple et j’aime beaucoup les couvertures dont j’attends avec impatience à chaque fois la signification. En effet, si vous soulevez la jaquette vous aurez quelques petites surprises !

Pour moi, le plus de cette série à découvrir est la complexité de certains personnages et ce tome offre une nouvelle perspective à cette idée.

 
Les épisodes sont assez faciles à trouver mais je vous mets le premier en VOSTFR si vous voulez voir un peu et découvrir cette série sous une autre forme !
 
 
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mercredi 18 mars 2015

Chronique • Central Park - Guillaume Musso

Titre : Central Park
Auteur : Guillaume Musso
Édition : XO
Collection : /
Sorti en : 2014
Prix :  21,90 €
Nombre de pages : 389
Genre : Contemporain, policier
Traduit par : /




 
"Il est des épreuves qu'on ne surmonte jamais vraiment, mais auxquelles on survit, malgré tout."
 
Résumé:
New York, huit heures du matin…
Alice, jeune flic parisien, et Gabriel, pianiste de jazz américain, se réveillent menottés l'un à l'autre sur un banc de Central Park.
Ils ne se connaissent pas et n'ont aucun souvenir de leur rencontre. La veille au soir, Alice faisait la fête avec ses copines sur les Champs-Élysées tandis que Gabriel jouait du piano dans un club de Dublin.
Impossible? Et pourtant ...
Les questions succèdent à la stupéfaction. Comment se sont ils retrouvés dans une situation aussi périlleuse ? D'où provient le sang qui tache le chemisier d'Alice ? Pourquoi manque-t-il une balle dans son arme ?
Pour comprendre ce qui leur arrive et renouer les fils de leurs vies, Alice et Gabriel n'ont pas d'autre choix que de faire équipe. La vérité qu'ils vont découvrir va bouleverser leur existence ...

Je n'avais jamais lu de Musso et ayant eu l'occasion, je me suis lancée avec beaucoup d'espoir dans ce roman.

Le récit est bien mené, le point de vue d'Alice laisse parfois place à des flashbacks intéressants, qui révèlent des points stratégiques et des révélations importantes pour la suite de l'histoire. L'auteur arrive à nous tenir en haleine tout au long de l'histoire, en mêlant ces flashbacks et l'action dans New York. La découpe des chapitres était toujours au cœur de l'action, nous poussant à tourner les pages encore et encore. J'avais toujours envie d'en savoir plus, de découvrir le dénouement, de comprendre. J'étais dans le même cas qu'Alice, cherchant à lier les indices pour enfin avoir le fin mot de l'histoire.

Les personnages sont hauts en couleurs. Authentiques. On peut facilement s'identifier à Alice ou Gabriel tant ils paraissent réalistes. J'ai trouvé que l'auteur se concentrait plus sur leurs défauts, ce qui leur donnait un caractère bien à eux, et révélait leurs qualités de façon plus subtile. Cette manière d'aborder l'humain m'a plu, on découvrait les personnages au fur et à mesure qu'il se rencontrait, comme si nous faisions nous même partie de l'aventure.

Malheureusement, j'ai tout de même été déçue de ma lecture. J'ai trouvé que le suspens changeait de fil conducteur trop souvent, me laissant parfois sur ma faim, dans des pistes qui étaient alors reléguée au second plan, restant trop inexplorées à mon goût. L'auteur voulait surprendre, mais je n'ai pas apprécié tout ces rebondissements, surtout à l'approche de la fin où je commençais à être lassée de tout ces changements. Le dénouement est certes très surprenant et inattendue, mais je ne pense pas avoir été assez réceptive pour l'apprécier à sa juste valeur. Les petites déceptions en cours de lecture ont altéré mon avis. Cependant, j'ai trouvé l'épilogue touchant, un brin de poésie dans les mots, ce que j'ai apprécié.

Je ne peux pas dire que j'ai beaucoup apprécié ma lecture, les déceptions altérant les qualités que j'avais trouvé au roman. Cependant, il reste très bien mené et agréable à lire.
 
 
P.S. Le choix de la chanson est un peu téléphoné, je vous l'accorde *rires* mais la rencontre des deux inconnus dans ce lieu se référait tellement bien à ce roman !