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jeudi 29 décembre 2016

Bulle • California dreamin' - Pénélope Bagieu


 
Madame la bédéiste,
J'avais entendu de nombreux avis positifs sur votre livre, et aimant beaucoup la chanson des Mamas & Papas, j'ai eu envie de découvrir votre bande-dessinée. J'ai d'abord été assez surprise de vos dessins qui donnent une impression d'inachevé mais j'ai fini par m'y faire et à apprécier le graphisme. Je trouve qu'il s'accorde très bien avec l'époque et le thème de la BD. Je ne m'attendais pas à grand chose en commençant votre livre, ce qui fait que, n'ayant pas d'attentes particulières, j'ai été réceptive à votre angle d'approche. Il est difficile de juger l'histoire d'une biographie étant donné qu'il s'agit de la vraie vie et que la vraie vie ne se prête pas toujours à un scénario fantastique. Malgré tout, je pense que vous avez choisi la bonne approche pour qu'il y est un véritable intérêt. J'ai appris des choses sur le groupe de façon très agréable. J'ai beaucoup aimé le personnage d'Ellen. Son extravagance est très attachante. D'une façon générale, tous les personnages sont attachants et vos dessins leur donnent beaucoup de relief. Ils sont parfaitement reconnaissables et vous avez su récupérer chez chacun un détail qui permet de l'identification.
Merci madame la bédéiste, j'ai beaucoup aimé votre travail et votre style graphique qui change de ce que je peux voir habituellement.
 

dimanche 6 novembre 2016

Bulle • Peau neuve - Elise Griffon



 
Madame la bédéiste,
Votre bande-dessinée n'est pas seulement un livre sur le naturisme et le harcèlement. Non, c'est une porte vers l'adolescence. Vous peignez ce stade de la vie avec une vérité majestueuse. C'est ce qui m'a le plus plu, votre manière de faire de l'anecdote une vérité. Le harcèlement est présent, c'est un des principaux sujet, mais il n'est pas envahissant. Il laisse de la place à la douceur, à la fragilité, à l'émotion. Et ceci est permis par les flash-backs. Je ne vais pas vous le cacher, ils ont été mes moments préférés. Suivre Laura dans son quotidien de vacances sur le bord de l'océan était reposant. C'est doux et fragile. C'est beau. Comment apprécier les abords froids et mornes du collège après ça. Le travail des couleurs collabore d'ailleurs à cet effet. Les couleurs des vacances sont chaudes et enveloppantes tandis que les couleurs de la ville sont d'un terne que seul le manteau rose de Laura parvient à trancher. Comme un signe annonciateur de sa différence. Dans une société qui condamne la différence, vous montrez  grâce au naturisme l'importance de s'accepter, le caractère primat de cette acceptation que l'enfant fait naturellement. Le message est fort mais la fin m'a laissée dubitative. Je l'ai trouvé peut-être un peu brusque et même si la dernière image est forte et illustre bien la délivrance et l'acceptation de soi, j'ai eu l'impression que ce bon en avant desservait un peu votre propos. Malgré tout, j'ai refermé le livre avec beaucoup d'affection pour Laura qui se trouve dans la spirale changeante de l'adolescence mais qui au fond reste elle-même.
Merci madame la bédéiste, votre livre a une douceur incontestée qui témoigne de la dureté de l'adolescence.
 
 

dimanche 14 août 2016

Bulle • Confidences à Allah - Eddy Simon et Marie Avril



Madame la dessinatrice, monsieur l'écrivain,
Je n'ai pas lu le roman de Sophia Azzeddine par conséquent, je ne sais pas ce qui en est adapté et ce qui fait parti d'une liberté artistique de votre part, cependant je trouve que c'est une très jolie œuvre. La discussion fragile et sensible entre Jbara et Allah. Cette conversation à un seul sens est au cœur du récit. Jbara parle sans cesse à Allah. Il l'écoute, il ne la juge pas, il la comprend. Cette relation est très touchante, il y a une tendre affection pour Allah et une relation paternelle avec lui. La narration confère une intimité proche entre le lecteur et Jbara. Cependant, le récit reste très cru, et les graphismes contribuent à cela. En effet, il n'y a aucune pudeur à décrire la vie telle qu'elle est, à la montrer et à l'assumer. Oui, Jbara parle à Allah et se prostitue. Oui, c'est vrai. C'est comme ça. Il est vrai que ce choix de ne rien cacher m'a un peu dérangée. C'est dérangeant. Mais c'est le but. Vous montrez la réalité.
Le récit pose plusieurs questions sur la religion et met en avant le rapport à la croyance. Est-ce légitime de croire alors que je vis dans le péché ? Jbara se pose ces questions et même si au départ, elle se cache derrière des excuses, elle finit par admettre ses torts. Il y a un très beau cheminement intérieur.
Merci madame la dessinatrice et monsieur l'écrivain. Vous touchez là où c'est important.
 
 

lundi 25 juillet 2016

Bulle • Les jours sucrés - Loïc Clément et Anne Montel



 
Madame la dessinatrice, monsieur l'écrivain,
Comment commencer autrement que par exprimer la douceur de votre bande-dessinée ? C'est tellement mielleux et sucré qu'on a l'impression de plonger dans un pot de confiture. Cela pourrait être perçu comme péjoratif mais dans votre cas, c'est tant en accord avec l'univers que vous avez tissé autour de votre bande-dessinée. Pas d'actions ou de péripéties aventurières mais une quête d'identité, un retour aux sources qui sent la brioche dorée. Les personnages sont incroyablement attachants. La sympathie qu'ils dégagent se retrouve dans les lieux qui ont un aspect rassurant. J'ai beaucoup apprécié Gaël et Marronde. Lui, est très vivant, un peu enfantin avec des allures de galopin, elle, est d'un humour tordant. J'ai aimé l'évolution d'Eglantine, ses retours en enfance marqués par des dessins en noir et blanc, comme des souvenirs un peu vieillis. Apprendre son passé et découvrir avec elle les secrets de sa vie m'a beaucoup plu. On la voit changer peu à peu, passer du visage froid forgé par Paris au sourire retrouvé grâce à la douceur de Klervi.
Les dessins sont le reflet de la douceur du texte. Les traits sont doux et le soucis du réalisme n'est pas une priorité. Plutôt que de traiter la colère avec dureté, vous préférez la dépeindre avec humour, ce qui toutefois n'amoindri pas votre propos. J'ai aimé la mise en page, le fait que les cases n soient pas réellement définie, qu'il y est cette liberté d'arrêter la couleur où bon vous semble. La prise de parole des chats sur les pages de chapitres m'ont fait sourire, sourire que j'ai gardé en refermant votre livre.
Merci madame la dessinatrice et monsieur l'écrivain, un vent de douceur sucré s'est abattu sur moi.
 
 

jeudi 7 juillet 2016

Bulle • Une nuit à Rome T1 & T2 - Jim


 
Monsieur le bédéiste,
Je n'ai pas pu dissocier vos deux tomes tant le premier promettait la venue du second. Si le premier installe le propos et présentent les personnages, j'ai trouvé que le second entrait d'avantage dans le sujet. Il contenait ce que j'attendais réellement de votre scénario. L'histoire m'a séduite dès la lecture de la quatrième de couverture. L'idée que deux personnes se promettent de se revoir 20 ans plus tard quoiqu'il arrive me paraissait vraiment prometteuse. En effet, je me suis directement plongée dans la vie de Raphaël et j'étais presque moi aussi confrontée au choix qu'il avait à faire. Dans quelle situation voulais-je le voir ? Bien sûr, j'attendais avec impatience les retrouvailles entre les deux amants. Le premier tome m'a paru un peu long et j'ai été déçue qu'il se finisse aussi vite mais finalement, il m'a permis d'apprécier d'avantage le second tome. J'ai beaucoup aimé les graphismes. Je n'ai pas spécialement trouvé les portraits magnifiques mais les expressions sont étonnamment retranscrites et les décors sont somptueux. L'esthétique générale offre vraiment une bande-dessinée belle et unique.
Raphaël et Marie sont très attachants. Leur histoire d'amour un peu compliquée, leur passion l'un envers l'autre refoulée leur donne un côté héros romantique des temps modernes. Votre histoire soulève la question de la fidélité mais sans stigmatiser une partie du couple. Votre vision est très respectueuse de l'humain, et ce des deux côtés. Vous ne blâmez pas, vous ne jugez pas. Vous rendez simplement compte de faits, vous racontez votre histoire avec tant de simplicité et d'amour. Malgré le fait que j'ai trouvé la fin un peu simple, je m'attendais à quelque chose de beaucoup plus tragique, vous avez réussi à me convaincre et à m'offrir une nouvelle vision de Raphaël. Finalement, j'ai réussi à le comprendre un peu, mais surtout à ne pas le juger.
Merci monsieur le bédéiste, votre bande-dessinée offre une vue unique sur l'Homme et l'amour. 
 
 

vendredi 1 juillet 2016

Bulle • Les Damnés de Paris - Michaël Le Galli et Marie Jaffredo


 
Madame la dessinatrice, monsieur l'écrivain,
Votre bande-dessinée est vraiment belle. Son histoire et ses graphismes offrent un très beau voyage dans le Paris du XIXème siècle. Darius a été de loin mon personnage préféré. J'étais assez en désaccord avec Constance et je ne me suis pas attachée à Gill mais j'ai éprouvé une réelle affection pour le garçon des rues. Il avait un côté Gavroche très marqué ce que j'ai beaucoup apprécié. Les graphismes des décors sont très beaux, somptueux lorsqu'ils doivent l'être, plus simple lorsqu'il le faut. Je n'ai pas trouvé les personnages remarquablement travaillés mais les expressions étaient parfaitement retranscrite.
Si les graphismes m'ont plu dans leur ensemble, j'ai été en revanche assez déçue du scénario. J'ai trouvé que cela restait assez superficiel, même pour l'histoire de Constance qui est pourtant la plus décrite. Le destin de ces trois personnages est inexorablement lié mais j'ai trouvé que cela restait assez vague, assez lointain. La fin m'a complétement abasourdie. Je ne m'y attendais pas mais cela n'a pas eu le bon effet sur moi. J'ai eu l'impression que c'était totalement inattendu et cela m'a paru étrange, j'ai eu la sensation que la fin tranchait net votre bande-dessinée.
Merci madame la dessinatrice et monsieur l'écrivain, même si le scénario ne m'a pas vraiment séduite, j'ai passé un très bon moment dans Paris.
 
 

mercredi 27 avril 2016

Bulle • Les carnets de Cerise T4 - Joris Chamblain & Aurélie Neyret


 
Madame la dessinatrice, monsieur le scénariste,
J’ai trouvé ce tome différent des autres. En effet, même si une enquête reste l’intrigue principale, je trouve que vous vous êtes plus concentrés sur Cerise. Tout comme le dernier tome mettait en avant un fil rouge, chose que nous n’avions pas avant, ce tome-ci met en scène un changement et se concentre d’avantage sur les personnages. Après la réussite qu’a été pour moi la mise en place d’une intrigue plus principale au tome 3, je ne pouvais qu’apprécier cette suite et cette évolution de la série. De plus, j’aime voir évoluer les liens entre la mère et la fille. J’ai beaucoup aimé le manoir où se déroule ce tome. Son histoire, son cachet, ses secrets… Il m’a envouté. Les dessins ont beaucoup contribués à cette appréciation, ils permettaient de rendre compte du charme du manoir. Une autre chose que j’ai beaucoup appréciée, bien que je me sois attachée à la beauté graphique de ce tome, c’est le message apporté. La curiosité et les manigances de Cerise ont souvent été jugées mauvaises dans les tomes précédents et j’ai aimé que ce tome montre que les adultes sont tout aussi en proie à ces défauts.
Merci madame la dessinatrice et monsieur le scénariste, il me tarde d’en apprendre plus sur le passé de Cerise.

 
En quelques vagues...
 
Positif
- l'évolution du personnage de Cerise
- l'univers de manoir
Négatif
- le cliffhanger de fin (AAAAAAAAH)

dimanche 24 avril 2016

Bulles • Les carnets de Cerise T3 - Joris Chamblain & Aurélie Neyret


 


 







Madame la dessinatrice, monsieur le scénariste,
J’ai beaucoup apprécié ce tome-ci. J’ai trouvé que vous faisiez vraiment évoluer les aventures de Cerise. J’aime les histoires indépendantes et autonomes de chaque tome car cela permet d’avoir une nouvelle histoire à chaque fois. Ce format me plait et je le trouve cohérent avec le personnage de Cerise : elle va au bout d’une de ses enquêtes et vole vers une nouvelle. Cependant, les tomes semblaient vraiment détachés c’est pourquoi, je suis très satisfaite que vous ayez intégré un fil conducteur. De plus, ce choix permet de creuser un peu plus le personnage de Cerise et les liens avec son entourage. En  effet, Cerise était peu développée en comparaison des personnages qui étaient au centre du tome. L’histoire de ce tome m’a touchée, j’ai aimé le personnage central et son univers. Comme toujours, j’ai aimé l’implication de Cerise, sa curiosité et son émerveillement. J’ai trouvé les couleurs douces et agréable, en accord avec la saison hivernale.
Merci madame la dessinatrice et monsieur le scénariste. Vous avez fait un choix qui m’a beaucoup plu.






 
 

 


 
 

En quelques vagues...
 
Positif
- le secret de Sandra qui lie les personnages
- le fil conducteur
Négatif
- la couverture qui ne m'a pas inspirée

vendredi 25 mars 2016

Bulle • Annie Sullivan & Helen Keller - Joseph Lambert



Monsieur l'écrivain,
J'ai beaucoup aimé le format de votre bande-dessinée. Les cases presque toutes de la même taille traduisent bien la monotonie du quotidien dans laquelle nous sommes plongés. Cependant, bien loin de moi l'idée d'en déduire que votre œuvre est monotone. Ceci est totalement faux. Cette succession de petites cases découpent très bien l'action et l'étire pour la montrer dans les détails. Ces détails sont vraiment important puisque pour Helen, tout est nouveau, tout est important. J'ai trouvé que ces petites cases qui découpaient l'action, qui révélaient les émotions des personnages, ces cases qui parfois auraient pu être combinées mais que vous avez choisi de séparer, étaient en accord avec le monde que découvrait Helen. J'ai moi aussi découvert un univers que je ne connaissais pas et cette manière de le présenter m'a permise à la fois de me sentir proche d'Helen et de prendre conscience de son handicap. J'ai d'ailleurs beaucoup apprécié les premières cases et la façon dont vous avez rendu compte de l'handicap de la petite fille. La voir évoluer et grandir au travers du dispositif que vous avez mit en place était touchant. Le passé d'Annie refaisant surface en parallèle à l'histoire que vivent la préceptrice et l'enfant est bien amené, intéressant et jamais au détriment du présent.
L'histoire et les personnages m'ont touchée. J'ai beaucoup aimé la relation de confiance et d'amitié qui se tisse peu à peu entre Annie et Helen. Les difficultés qu'elles rencontrent et qu'elles surmontent toutes les deux montrent l'évolution de leur relation. J'ai rapidement trouvé Annie très attachante, malgré sa dureté envers Helen. J'étais parfois choquée par ses choix mais je la comprenais et sa réussite montre que les erreurs qu'elle a effectuées étaient nécessaires pour lui permettre de comprendre les réactions de l'enfant. Au début, j'ai eu quelques difficultés à m'attacher à Helen. C'est un personnage très sanguin, solitaire, réservé et j'ai eu du mal à la cerner. De plus, j'ai trouvé qu'elle avait un visage toujours très figé, qui ne divulguait pas ses émotions. Mais au fur à mesure des leçons d'Annie, je me suis rapprochée d'Helen tout comme Annie le faisait. Et j'ai beaucoup aimé cette sensation qu'Helen évoluait vraiment. J'ai réellement ressenti cette évolution. De plus la soif d'apprendre d'Helen révèle l'importance du langage, qu'il soit parlé ou signé, pour comprendre le monde et l'appréhender, et j'ai beaucoup aimé cet aspect.
Merci monsieur l'écrivain. Je dois vous avouer une chose : je n'ai pas compris la fin. Mais votre bande-dessinée et si belle que je n'ai pas été déçue.
 
 

mercredi 2 mars 2016

Bulle • La Propriété - Rutu Modan


 
Madame l'écrivaine,
Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre en commençant votre livre. L'absence de résumé m'a intrigué et je me suis dit qu'après tout, si ce livre avait été Fauve d'Angoulême en 2014, ce devait être pour une bonne raison. J'avoue que j'ai eu un peu peur quand par la suite mon père m'a annoncé qu'il avait lu et qu'il n'avait pas tout compris. Je vous confie que je n'ai toujours pas trouvé ce qu'il y avait d'incompréhensible. Le scénario est certes, basé sur des histoires de familles, qui sont toujours très compliquées, mais vous avez réussi à mettre celle-ci à la portée de tous. J'ai aimé vos personnages. Ils ont tous un caractère bien trempée et Régina m'a beaucoup fait sourire. Ce sont des personnages vrais, comme vous et moi, qui ont leurs secrets et leurs faiblesses. C'est cette authenticité que j'ai beaucoup appréciée. L'histoire est touchante et les révélations qui se font en douceur pince tendrement le cœur. Je ne m'attendais pas à ça, je ne peux pas dire que l'histoire m'a totalement transportée et que j'ai été chamboulé, mais dans l'ensemble, j'ai plutôt bien aimé ma lecture. Vos dessins ont une âme. Ils ne sont pas fins, délicats ou très détaillés mais ils ont ce mérite de révéler l'humain. L'humain, le vrai, celui qui a le visage ridé, les sourcils foncés, les lèvres pincées. Vos dessins ne sont pas là pour faire beau, ils sont là pour parler.
Je vais vous dire un secret : je suis souvent très dissipée quand je met à plat mes avis. Je finis toujours par aller fouiner un peu en espérant dénicher deux ou trois trésors. C'est un peu comme mes fouilles archéologiques à moi. Vous devez me penser étrange à vous dire cela maintenant, mais c'est que je viens de tomber sur une interview. Et je viens d'apprendre le procédé incroyable que vous avez mis en place pour dessiner vos planches. Vous avez demandé à des acteurs de jouer votre histoire ! Je trouve cela merveilleux ! Je comprends mieux l'authenticité de vos personnages maintenant *rires*.
Merci madame l'écrivaine, votre livre est une jolie histoire de vie.
 

 

dimanche 24 janvier 2016

Bulle • Entre ciel et terre - Golo Zhao


 
 
Monsieur le manhuajia,
Les jolies couleurs douces de votre couverture ont attiré mon regard. J'ai voulu savoir quelle était l'histoire qui se cachait derrière ce petit visage enfantin. Malheureusement, je dois m'excuser, je n'ai rien compris. Je ne veux pas vous mentir en vous disant que c'était formidable, merveilleux et que j'ai adoré. Non, je ne peux pas. Je n'ai pas compris où vous avez voulu me mener, je ne vous ai pas suivi dans votre histoire et je me suis perdue dans des détails, sur-interprétant à tout va. Ce sont peut-être ces sur-interprétations qui ont fini par faire trop pour finalement ne servir qu'à me perdre. Je cherchais sans cesse l'explication qui déclencherait en moi la compréhension de l'histoire. Je voulais comprendre et savoir. Cependant, les clefs ne sont peut-être divulguées que dans le deuxième tome, ce qui expliquerait cette incompréhension totale face aux évènements. Je pense que vous avez vos raisons mais j'auras vraiment apprécié que quelques informations, quelques révélations soient parsemées au fil du livre. Je pense que j'y aurais été plus attachée et que j'aurais beaucoup plus apprécié ma lecture. Malgré tout, vos dessins sont très agréables, les dessins sont souvent très clairs et très agréables. Le travail effectué sur les décors est remarquable. Vos visages sont très reconnaissables et changent de ce que j'ai été habitué à voir avec leurs traits ronds.
Je n'ai pas vraiment eu le temps de m'attacher aux personnages, Petite Huit disparaissant prématurément, et Ming étant enseveli sous toutes les idées qui fusaient dans ma tête. J'ai beaucoup apprécié le personnage de la grand-mère malgré le fait qu'elle soit peu présente. Mais le personnage qui m'a le plus intrigué est bien sûr celui de la créature fabuleuse qui apparaît comme dans un rêve. J'ai bien senti que toute l'histoire, ou du moins une grande partie, gravitait autour d'elle. C'est elle qui m'a poussée à tourner les pages pour en apprendre plus. J'espérais comprendre, grâce à elle. J'ai été véritablement déçue lorsque j'ai tourné la dernière page et que je me suis aperçue que je n'aurais pas plus de réponses.
Merci monsieur le manhuajia. Je suis désolée de ne pas avoir saisi la profondeur de votre histoire.
 

samedi 26 décembre 2015

Bulle • Les carnets de Cerise T2 - Joris Chamblain et Aurélie Neyret

 
Madame la dessinatrice, monsieur le scénariste,
J'étais très heureuse de retrouver Cerise et ses aventures insolites. Comme je l'au déjà précisé, j'aime beaucoup les dessins et les couleurs de votre bande-dessinée. Je trouve que les dessins dégagent une espèce d'authenticité, et une certaine nostalgie semble se dégager des traits et des couleurs. Dans ce tome, Cerise perd un peu de son côté enfantin. La coupure est marquée par la fin du primaire et l'aventure que promet le collège. Elle est moins sage et multiplie les bêtises. Pourtant, elle reste attachante. Bien sûr, on a envie de la gronder gentiment, de lui expliquer ses erreurs mais Madame Desjardins le fait à merveille. Elle est un personnage clef dans l'éducation de Cerise, lui permettant à la fois de vivre ses rêves et de la remettre dans le droit chemin. Autant que le précédent tome, celui-ci m'a beaucoup touchée. J'ai été attendrie par l'histoire et le personnage d'Élisabeth. Le décor de la bibliothèque m'a beaucoup plu. Malgré toutes ses manigances, j'ai aimé les tentatives de Cerise pour parvenir à ses fins car elles étaient estompées par les remarques et les morales de Madame Desjardins. Je pense que le petit univers qui s'est tissé autour de Cerise est très intéressant et encore bien exploitable. Il me tarde de lire la suite.
Merci madame la dessinatrice et monsieur le scénariste. Voir évoluer des personnages aussi attachant dans les couleurs aussi belles est très agréable.
 
 

jeudi 29 octobre 2015

Bulle • Les carnets de Cerise T1 - Joris Chamblain et Aurélie Neyret

Titre : Les carnets de Cerise - Le zoo pétrifié
Scénariste : Joris Chamblain 
Dessinateur : Aurélie Neyret
Coloriste : Aurélie Neyret
Édition : Soleil
Collection : Métamorphose
Sorti en : 2012
Prix : 15,95 €
Nombre de pages : 76
Genre : Bande-dessinée, jeunesse 
Traduit par : /

Résumé :
"Il était une fois... Quand j'étais petite, je me suis fait la promesse que si un jour, j'avais un journal intime, il commencerait comme ça.
Il était une fois... ben moi, Cerise !
J'ai dix ans et demi et mon rêve, c'est de devenir romancière. Mon truc à moi pour raconter des histoires, c'est d'observer les gens, imaginer leur vie, leurs secrets.
On a tous un secret enfoui que l'on ne dit pas, qui fait de nous ce que nous sommes...
En ce moment, avec les copines, on observe quelqu'un de vraiment mystérieux..."
 
Après en avoir entendu tellement de bien, je ne pouvais que m plonger à mon tour dans Les carnets de Cerise. Une couverture magnifique, des dessins charmeurs, une petite fille espiègle, il est vrai que le tout est très prometteur.
 
Les dessins sont très jolis, doux avec des couleurs appropriées, je déplore un peu les visages figés des personnages. Je trouve cependant que le personnage de Michel Langer était plutôt réussi avec des yeux expressifs. Également, je souligne le travail de la dessinatrice sur les peintures animales que j'ai trouvées sublimes. L'idée en elle-même du zoo pétrifié m'a totalement séduite. J'ai aimé l'aspect des cases, un peu floues sur les bords, ajoutant de la douceur. J'ai aussi adhéré au carnet tenu par Cerise, à ses petits dessins glissés ça et là, ses trouvailles épinglées, les photos disséminées... L'objet livre est vraiment beau, bien pensé, en accord avec les aspirations d'une fillette de 10 ans.
 
J'ai beaucoup apprécié le personnage de Cerise, curieuse et intrépide. J'ai aimé sa manie d'imaginer la vie des gens qu'elle croise, peut-être parce que moi aussi, j'aime me raconter la vie des passants, son caractère de chipie, sa sensibilité, aussi, face à la tristesse de Michel.
 
Une très belle découverte, de jolis personnages révélés par de beaux dessins, une réussite !
 

jeudi 3 septembre 2015

Bulle • Le cahier à fleurs T2 - Laurent Galandon et Viviane Nicaise

Titre : Le cahier à fleurs - Dernière mesure
Scénariste : Laurent Galandon 
Dessinateur : Viviane Nicaise
Coloriste : Jérôme Maffre
Édition : Bamboo
Collection : Grand Angle
Sorti en : 2011
Prix : 13,50 €
Nombre de pages : 48
Genre : Bande-dessinée, historique 
Traduit par : /

Résumé :
- Savez-vous ce qu'Hitler a dit le 22 août 1939 vante d'attaquer la Pologne et d'engager l'extermination du peuple juif ?
- Hum... Non.
- "Qui se souvient encore du massacre des Arméniens ?" J'ai vécu le génocide de mon peuple. Personne ne devrait pouvoir le nier.
 
Il fallait absolument que je lise le second et dernier tome du cycle I du Cahier à fleurs. Le premier tome m'a beaucoup touchée et je voulais savoir ce qui allait arriver à Mayranouche et Dikran. Plusieurs années après les faits, Dikran témoigne de ce qu'il a vécu à un jeune violoniste. Encore une fois, le récit de Laurent Galandon s'accorde parfaitement aux dessins de Viviane Nicaise. Les couleurs nous transporte en Anatolie, savent nous faire revenir au présent lorsqu'il le faut et les personnages sont très expressifs. L'intégration de nouveaux personnages, notamment Osman et son maître, permettent d'avoir une vision plus étendue des évènements, d'autres points de vue, d'autres idées. J'ai été touchée par certains personnages qui se sont révélés différents et attentionnés autant que j'ai été surprise par les révélations finales. La fin est la partie qui m'a le plus touchée. Je l'ai trouvé belle et porteuse d'espoir. J'ai apprécié que la duologie se termine sur cet aspect, nous poussant à ne jamais arrêter d'y croire, permettant d'adoucir le propos très dur.
 
Un avis très court sur cette histoire, mais elle mérite plus d'être découverte que d'être expliquée. Une très belle perle.
 
Mon avis sur le tome 1 : ICI 

jeudi 16 juillet 2015

Bulle • Le cahier à fleurs T1 - Laurent Galandon et Viviane Nicaise

Titre : Le cahier à fleurs - Mauvaise orchestration
Scénariste : Laurent Galandon 
Dessinateur : Viviane Nicaise
Coloriste : Jérôme Maffre
Édition : Bamboo
Collection : Grand Angle
Sorti en : 2010
Prix : 13,50 €
Nombre de pages : 48
Genre : Bande-dessinée, historique
Traduit par : /

Résumé : Paris, 1983. Le concert d’un jeune violoniste turc est interrompu par le malaise d’un spectateur. Alors que les secours sont attendus, le vieillard prononce quelques mots qui attirent vivement l’attention du musicien. Dès le lendemain, il se rend au chevet de Dikran Sarian, septuagénaire arménien. Le vieil homme se lance alors dans un long récit : celui du premier génocide du 20e siècle, le génocide arménien.
Anatolie, 1915. Dikran a neuf ans. Sur ordre d'Istanbul, les Arméniens doivent être éradiqués. Partout, l'armée ottomane rassemble les hommes et les supprime sommairement. Femmes, vieillards et enfants sont évacués et contraints à une longue marche vers la mort.
Le jeune musicien écoute avec intérêt le récit de Dikran… Et cette histoire va provoquer un véritable bouleversement dans ses croyances et ses convictions.
 
J'aime beaucoup les œuvres qui reprennent l'Histoire du XXe siècle. C'est une période qui me parle, assez loin pour que j'ai une immensité de chose à apprendre dessus, trop peu éloignée pour ne pas réussir à la situer. Je trouve aussi que c'est une période qui permet d'incroyablement s'attacher aux personnages mis en scène dans les différentes œuvres. Et si l'on était né seulement 100 ans auparavant ? A l'échelle de l'humanité, 100 ans, ce n'est rien. Ici, Laurent Galandon nous plonge au cœur du génocide arménien. Je ne connais que très peu de choses sur cet évènement et le scénario m'a beaucoup plu. Un choc de génération s'effectue rapidement, mettant en relation un vieil Arménien et un jeune Turc. Nous assistons alors à cette sombre partie de l'Histoire à travers les yeux du encore tout jeune Dikran. Je le suis rapidement attachée autant au jeune garçon courageux qu'au vieil homme que l'on ne connaît finalement que très peu dans le présent. Bien que le récit se passe majoritairement en 1915 en Anatolie, le fait qu'il s'agisse d'un long flashback permet d'avoir un recul sur les évènements ainsi que les deux points de vue plus actuels.
 
Les dessins de Viviane Nicaise offre de la profondeur au récit. L'immensité de certaines cases montre l'ampleur du génocide. Les personnages semblent communs et cela montre que tout le monde peut être touché. Les visages retranscrivent très bien les émotions et sentiments. La douceur ou la dureté des traits démontrent la compassion ou la haine des personnages. J'ai trouvé que les couleurs étaient très belles, à la fois douces et intenses. Dans l'analepse, les couleurs donnent comme un air de souvenir.
 
Un très beau témoignage d'une époque noire que des milliers de gens ont vécus, à travers le récit d'un vieil homme attachant. J'attends de lire le tome 2 avec impatience.
 
Une interview de Laurent Galandon le scénariste : ICI

Le génocide arménien est le massacre organisé des Arméniens vivant dans l'Empire turc, entre avril 1915 et juillet 1916. Le génocide a été ordonné par le gouvernement turc dirigé par les Jeunes-Turcs. L'exécution a été confiée à l'armée, à la police et la gendarmerie turques, ainsi qu'a des organisations paramilitaires, le tout sous la direction des autorités turques locales. Les Arméniens ont alors été victimes de massacres, de déportation vers le désert syrien et de famine. Selon les points de vue très opposés entre les Turcs et les Arméniens, il y aurait eu entre 800 000 et 1,2 millions de victimes (soit le tiers ou la moitié de la population arménienne). Vikidia
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