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lundi 13 février 2017

En pellicule • La 5ème vague - J. Blakeson


 
Monsieur le réalisateur,
A la fin du film, je me suis sentie dans une situation de perplexité intense. Et je dois admettre qu'encore à présent, je ne sais pas vraiment comment me positionner face à votre film. J'avais adoré le roman de Rick Yancey et forcément cette appréciation joue sur ma réception du film. Pourtant, je n'y allais pas avec des à priori, et je pense être plutôt ouverte à l'adaptation. En résumé, je ne pense pas que le livre est toujours mieux : je pense qu'il y a deux œuvres distinctes avec un travail différent et évidemment des changements opérés. Toutefois, avec votre film, c'est plus compliqué. Premièrement, j'ai été surprise de voir que le film faisait moins de deux heures. Avec 600 pages, je pense qu'il était fondamental que le film soit un peu plus long. Et effectivement, j'ai vraiment été déçue de l'adaptation. Je trouve dommage que vous survoliez simplement l'action majeure. J'imagine bien que l'adaptation est un travail difficile, mais j'ai vraiment eu du mal à apprécier l'histoire dans son ensemble. Les personnages ne sont pas ou très peu travaillés, je pense que j'aurais eu du mal à m'y attacher si je n'avais pas lu le roman, l'histoire est trop survolée et les explications s'enchainent sans qu'on est véritablement eu le temps de se poser des questions.
Malgré tout, je dois avouer que je ne peux pas détester votre film. Il y a beaucoup d'action, c'est bien une chose qu'on ne peut pas lui enlever, et même si c'est parfois trop pour pouvoir retranscrire l'ambiance mystérieuse que j'avais tant aimé dans le roman, cela permet au film d'avoir une bonne dynamique. Mais ce qui, pour moi, a fait la force de votre film, c'est le choix des acteurs. Je les ai trouvé parfaits dans leur rôle.
Merci monsieur le réalisateur. Il est indéniable qu'il manque du temps à votre film mais vous avez tout de même réussi à me l'ancrer dans la tête.
 

vendredi 23 décembre 2016

En pellicule • Rogue One - Gareth Edwards


 
Monsieur le réalisateur,
A la fin de la séance, j'ai vraiment été surprise lorsque je me suis dit que j'avais préféré Rogue One à Star Wars VII. Pourtant à mes yeux, Rogue One est beaucoup plus marketing que le septième film. Son scénario n'est pas indispensable à la saga, pour preuve, elle s'en est bien passée. Malgré tout, je dois reconnaître que vous m'avez merveilleusement fait oublier cette idée. Alors même si le film apparaît un peu comme une opportunité de combler un vide, il m'a beaucoup plu. Certaines scènes, notamment celles avec un grand angle de vue, sont à couper le souffle, les décors sont minutieusement choisis et on passe de façon fluide d'un univers à un autre, la touche d'humour est savoureuse et bon sang, ces personnages ! Je pense que si j'ai tant apprécié votre film, c'est parce que les personnages sont incroyables. Ils sont charismatiques et restent parfaitement en tête. Jyn a un caractère fort et n'hésite pas à se rebeller, Cassian a les épaules d'un leader, Bodhi m'a fait sourire à chacune de ses apparitions... Même le droïde, qui a un petit côté C-3PO, est excellent. Les personnages ont chacun une identité propre mais sont formés dans une cohérence qui donne envie de les suivre. Le film sait garder un ton humoristique lorsqu'il le faut grâce à des personnages qui sont fait pour incarner le comique mais Rogue One reste tout de même de façon constante dans l'action. Les deux heures sont bien utilisées, je n'ai pas ressenti de flottement, et j'ai trouvé que le temps accordé à chacun des personnages était bien réparti, sauf peut-être Saw pour qui la présence reste anecdotique.
Merci monsieur le réalisateur, même si je devrais vous en vouloir pour cette fin qui me laisse dans un sentiment que je ne saurais expliquer, vous avez su me convaincre avec tant de talent que je vous pardonne.
 
 

samedi 26 novembre 2016

Chronique • Rouge rubis - Kerstin Gier



 
Madame l'écrivaine,
Après plusieurs hésitations, je me suis finalement décidée à me lancer dans Rouge rubis. J'avais peur que l'histoire soit trop axée sur la vie de Gwendolyn au lycée et même si l'intrigue me plaisait bien, j'avais quelques réticences. Effectivement, j'ai ressenti parfois quelques lenteurs lors de ma lecture. Les passages au lycée m'ont assez ennuyée mais je dois avouer que l'idée générale m'a permis de poursuivre ma lecture plus facilement. La légère tension présente au début permet de donner du rythme au roman. J'ai beaucoup aimé l'ambiance qui règne chez Gwendolyn qui vit dans ce manoir un peu décalé de la réalité, comme conservé d'une autre époque. Mais ce qui m'a le plus plu, ce sont bien évidemment les voyages dans le temps. Bien que pour l'instant, je trouve qu'ils ne sont exploités qu'assez peu, j'ai adoré les préparatifs et les secrets autour des Veilleurs. La dernière partie, beaucoup plus riche en action, a finit de me convaincre et j'ai pu refermer le livre avec la certitude de lire la suite.
Cette envie de poursuivre la lecture a également été alimentée par les personnages. J'ai vraiment beaucoup apprécié Gwendolyn et Gidéon. Malgré le fait que je trouve que les liens entre eux évoluent trop vite - je m'accommodais très bien de leurs piques incessantes qui étaient empreintes de beaucoup d'humour - j'apprécie qu'ils évoluent ensembles. Ils forment un duo parfait. Chez Gwendolyn, j'aime sa sensibilité et son sens de d'humour, chez Gidéon, j'apprécie sa verve et son arrogance qui me fait beaucoup sourire. Je ne me suis pas vraiment attardés sur les personnages qui gravitent autour d'eux mais je pense que certains méritent d'être approfondis et j'espère retrouver James ou la vieille tante de Gwendolyn par exemple.
Merci madame l'écrivaine, malgré un début assez mitigé, j'ai finit par apprécier ma lecture plus que ce que j'attendais.
 

samedi 12 novembre 2016

Chronique • Celle qui sentait venir l'orage - Yves Grevet


 
Monsieur l'écrivain,
J'ai été surprise par le thème de votre livre. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre et la surprise a été bonne. L'environnement assez médical et l'ambiance étrange et mal aisante m'ont beaucoup fait penser au Visage de Sara bien que l'histoire soit totalement différente. Votre roman est un livre d'ambiance, surtout dans la première partie. Il s'agit de celle que j'ai préférée car la situation est remplie de secrets, de cachoteries et de questions. On ne connaît pas vraiment Frida, on se doute que le docteur est un personnage louche et on ressent la pression. C'est trépident et j'avais une espèce de curiosité morbide à vouloir savoir ce qu'allait réserver le médecin à notre héroïne. C'est cette curiosité mal placée qui m'a fait ressentir le même sentiment que lors de ma lecture du livre de M. Burgess. Vous avez une tel aisance à décrire des actes effroyables, votre écriture se fait presque scientifique à ces moments-là, épousant parfaitement les instants d'horreurs. Malgré les propos qui peuvent se faire crus, je tiens à souligner que vous préservez tout de même le lecteur afin que la lecture soit juste dérangeante sans être glauque. Pour moi, c'était le juste milieu parfait.
Passé cette première partie auprès de personnages aux allures de savant fou, j'ai abordé la deuxième partie avec un peu plus de réticences. J'étais très heureuse d'apprendre plus de la vie de Frida qui est un personnage qui m'a totalement passionnée. C'est une fille incroyablement courageuse, indépendante et intelligente. Elle est très agréable à suivre car malgré son sang-froid quasi-constant, elle montre parfois ses faiblesses. Toutefois, l'ambiance pesante qui me plaisait beaucoup est devenue beaucoup plus sûre même si la menace reste bien présente. De plus, je n'ai pas trouvé que l'arrivée des nouveaux personnages amenait une nouvelle dynamique. Le récit restait agréable à suivre mais il me manquait cette tension du début, cette menace constante. Je ne me suis pas réellement attachée à ces nouveaux personnages et bien que les premiers étaient affreusement fous, ils m'intriguaient et me passionnaient d'avantage. En revanche, j'ai beaucoup apprécié le dénouement qui est riche.
Merci monsieur l'écrivain, votre livre m'a vraiment fait frémir devant cette histoire de savant fou.

 

mercredi 10 août 2016

Chronique • Wild song - Janis McKay


 
Madame l'écrivaine,
Votre livre est touchant. Pendant un long moment, environ les 3/4 du livre, j'étais simplement spectatrice des évènements et je n'ai pas été touchée comme je l'aurais pensé. Mais plus tard, lorsque Niilo réalise et nous fait réaliser, là, j'ai ressenti quelque chose de très fort. Votre livre, c'est un peu comme une bombe à retardement. Un univers magique est coincé entre ses pages. Je ne m'attendais pas à tant de magie et je me demandais parfois s'il s'agissait d'un songe ou de magie. Cependant, le cadre est tout-à-fait propice à la magie. L'Ecole Sauvage avait des airs de colonie de vacances, à un détail près. Sa population est singulière. Niilo est assez jeune, dans cet âge où l'on est ni enfant, ni adolescent. Cependant, il est déjà très mature pour son âge. Plusieurs fois, j'ai oublié qu'il avait treize ans. Il peut avoir des réactions excessives mais elles ne sont jamais enfantines. On est loin du caprice, il est intelligent et débrouillard et surtout, il a une lucidité frappante. J'ai aimé son évolution. On le voit vraiment grandir et je pense que c'est ce qui m'a le plus touchée. La douceur et la compréhension dont il fait preuve m'a émue.
Tout l'univers onirique autour de ce personnage contribue à son apprentissage. Hannu est central dans ce changement et personnifie la magie. Il incarne ce monde parallèle peuplé de légendes. C'est le personnage que j'ai préféré. Il est impliqué, doux, attentionné et déterminé. Pour moi, c'est celui qui représente le mieux l'Ecole Sauvage. Sa connaissance de la nature est incroyable mais elle ne surpasse pas sa culture des croyances samis. Il est le lien entre l'enfant et l'adulte. C'est lui la clef de l'adolescence.
Merci madame l'écrivaine, votre roman est fort, puissant et très humain.
 
 

vendredi 6 mai 2016

En pellicule • Le livre de la jungle - Jon Favreau


Monsieur le réalisateur,
Je croyais vraiment que Bagheera était une femme et que Kaa était un homme. Autant vous dire que la surprise a été de taille. Finalement, j'ai apprécié que Bagheera soit un mâle, j'ai trouvé qu'il avait un vrai rôle de mentor pour Mowgli. Je ne vais pas m'attarder ici sur l'histoire, je pense que la majorité la connaît, mais je dois tout de même dire que le scénario a été revisité d'une manière que j'ai beaucoup appréciée. J'ai trouvé la fin plus intéressante et j'ai bien aimé le coté sombre qui était donné à l'histoire. Cette ambiance était bien retranscrite par les images et la jungle parfois sombre et luxuriante. J'ai beaucoup aimé l'aspect esthétique de votre film. Les décors sont très beaux, la jungle semble à la fois immense et former comme un cocon autour des personnages. J'ai eu l'impression d'être projetée dans un univers intimiste et secret, le seul humain étant l'enfant. Je me suis sentie comme privilégiée d'avoir la possibilité de découvrir la faune et la flore de la jungle. J'ai lu plusieurs critiques sur le "non-réalisme" des animaux, je n'ai pas été dérangé, au contraire j'ai trouvé que l'animation était très bien dans l'ensemble. Pour finir, je souhaiterai souligner la performance de Neel Sethi. Je l'ai trouvé très bon acteur, surtout dans les conditions qui lui ont été données, je l'ai trouvé crédible avec ses quelques maladresses qui font le charme du jeu des enfants.
Merci monsieur le réalisateur, votre film a une ambiance un peu fantastique, un peu magique.
 
 

vendredi 15 avril 2016

Chronique • Mémoires d'une pirate - Celia Rees

 
 
Madame l'écrivaine,
J'avais très envie de lire une histoire de pirates, pleine d'aventures et de rebondissements. J'aime beaucoup les récits de femmes pirates, bien que j'aimerais en lire un du point de vue masculin un jour, car je les trouve riches en péripéties. En effet, leur posture au sein de tous ces hommes, leur obligation de se travestir, et leur réaction face à la violence des pirates m'intéresse toujours. Au début de ma lecture, je me suis posée quelques questions en voyant qu'à la moitié du livre, l'aventure et les pirates n'étaient toujours pas au rendez-vous. Lorsqu'ils sont finalement fait leur apparition, j'ai alors été plongée dans leurs périples fou de la mer des Caraïbes jusqu'aux côtes africaines. Je ne peux pas dire que la première partie m'ait ennuyée car j'ai beaucoup aimé suivre sa vie en Angleterre puis en Jamaïque. La situation et la présentation m'ont parue longues mais elles n'en étaient pas moins inintéressantes. Toutefois, j'étais très contente lorsque Nancy a pris la mer. Que d'aventures ! Je ne me suis pas spécialement attachée aux personnages, qui étaient pourtant bien développé pour une histoire essentiellement basée sur l'aventure, mais ce n'était pas dérangeant. J'ai apprécié la petite romance qui plane tout au long de l'intrigue, elle n'était pas envahissante et ajoutait juste un peu d'amour à cette histoire très mouvementée. Elle agissait comme un petit fil rouge tout au long de l'intrigue. Autre fil rouge, l'intrigue du Brésilien. Très présente au début, j'ai eu peur qu'elle soit oubliée au fur et à mesure des aventures bien qu'elle réapparaisse comme écho. Finalement, j'ai été satisfaite.
Un dernier mot sur votre écriture : je l'ai trouvé simple et parfois très crue. Certaines scènes étaient vraiment peu ragoutantes et j'ai vraiment été dérangée par certains détails. Le style était très réaliste *rires*.
Merci madame l'écrivaine, je me suis sentie pirate.
 

jeudi 10 mars 2016

Chronique • Vango T2 - Timothée de Fombelle



Monsieur l'écrivain,
J'avais tellement hâte de savoir ce qui allait arriver à Vango que j'ai rapidement enchainé sur le tome 2 de ses aventures. J'avais encore à l'esprit tout l'univers, les personnages et je voulais absolument avoir le fin mot de l'histoire. Il faut avouer que vous êtes très doué pour ménager un suspens insoutenable. Avec toutes ces histoires entremêlées, l'esprit est tout le temps sollicité pour essayer -vainement- de trouver LA réponse. Lorsque je dis vainement, ce n'est pas de façon péjorative, mais simplement pour illustrer la manière que vous avez de créer à tous vos personnages une histoire qui leur est propre. C'est cette singularité, qui les définit, qui m'a permise d'être constamment surprise. Cela leur permet aussi d'acquérir une certaine authenticité. Ils ne sont pas plats, fades et sans couleurs. Chacun à sa petite part d'ombre, son secret caché, ses états d'âmes. J'ai l'impression de me répéter entre le premier et le second tome, mais ne m'en veuillez pas, c'est simplement que vos deux tomes sont totalement égaux. Il n'y en a pas un en-dessous de l'autre. A la fin du premier tome, certains sujets commencent tout juste à s'éclaircir et le second tome arrive toujours à nous révéler des choses auxquelles on ne s'attendait pas.
Pourtant, à un moment, je dois avouer que j'ai eu un peu peur. J'ai ressenti quelques lenteurs, j'avais du mal à me plonger totalement dans le livre. Cependant, je sentais que l'intrigue me tenait toujours en haleine et que j'étais toujours très attachée aux personnages. Je pense que c'est parce que je me suis directement plongée dans la suite des aventures de Vango, dès que j'avais finit le tome 1. Enchainer directement sans pause m'a peut-être ralentie dans la poursuite de ma lecture, mais une fois cette première étape passée, j'ai dévoré la suite de votre roman. Et bien qu'il me tardait de finir le livre pour enfin savoir, une fois refermé, je n'avais envie que d'une chose, c'était d'y retourner.
Merci monsieur l'écrivain, encore une fois le voyage était parfait.
 

lundi 29 février 2016

Chronique • Vango T1 - Timothée de Fombelle


 
Monsieur l'écrivain,
Comment vous dire tout ce que votre livre m'a fait ressentir ? Vango est un livre tellement complet. J'ai aimé ce mélange d'aventure, d'enquête policière et de romance. La diversité des points de vue, la liberté que vous avez prise de changer au sein même des chapitres, les voix et les lieux m'a beaucoup intéressée. Habituellement, j'ai toujours la sournoise envie de sauter des chapitres pour savoir ce qui arrive à tel ou tel personnage, mais votre histoire est tellement bien ficelée, vos personnages sont si bien liés que jamais je n'ai eu l'envie de couper à travers champs. Tous vos personnages m'ont intéressé. Je ne pourrais pas dire lesquels j'ai préféré, tant ils m'ont semblé vrai. Vango est un jeune homme très attachant. Son passé contribue beaucoup à l'affection que j'ai pour lui et les récits de son enfance m'ont fait voyager jusqu'aux iles Éoliennes. La figure de femme forte d'Ethel (à seulement 20 ans !) m'a vraiment surprise. Je ne m'attendais pas à un tel personnage, je l'imaginais beaucoup moins autonome, beaucoup moins émancipée et je dois dire que je la préfère nettement comme vous l'avez imaginée. L'inspecteur Boulard, quant à lui, m'a beaucoup fait rire. Je l'ai trouvé attachant avec ses manières un peu gauches et maladroites. La diversité de vos personnages est incroyable, mais ce n'est pas la seule multiplicité que vous nous proposez. Lire Vango revient à faire un tour du monde. Au début de ma lecture, je me croyais même dans le Zeppelin à traverser les nuages en quête de nouveaux paysages. Les lieux sont tellement différents et on peut se retrouver d'un moment à l'autre sur une ile, en plein Paris ou encore au bord du Loch Ness. J'ai trouvé cela fabuleux et même si quelques fois, il a fallu que je jette un coup d'œil en arrière pour savoir où je me trouvais, vous m'avez offert un véritable voyage.
L'histoire m'a tout d'abord parut très floue, et je me sentais complètement désorientée. Entre Vango accusé d'un meurtre qu'il n'a pas commis, des histoires secrètes de famille, un climat de terreur mit en place par le régime totalitaire nazi préparant la Seconde Guerre, des personnages mystérieux et des révélations étonnantes, je ne savais plus où donner de la tête. Mais il s'agit là d'une jolie réussite : en plus de nous plonger dans des sentiments similaires à ceux que peut ressentir Vango, vous arrivez brillamment à décanter petit à petit les intrigues grâce au filet bien tissé des liens entre vos personnages.
Merci monsieur l'écrivain, votre livre est un voyage dans l'espace et dans le temps.

 

mercredi 8 juillet 2015

Chronique • Les 100 : 21e jour - Kass Morgan

Titre : Les 100 : 21 jour
Auteur : Kass Morgan
Édition : Robert Laffont
Collection : R
Sorti en : 2014
Prix :  17,90 €
Nombre de pages : 366
Genre : Jeunesse, science-fiction, dystopie
Traduit par : Fabien Le Roy (titre original : "Day 21")

Chanson : BLIZZARD - FAUVE




"Il est des choses que l'on oublie jamais."

Résumé : 5e Jour.
Sous la menace d’un ennemi invisible, Wells s’efforce d’empêcher les 100 d’imploser, bien décidé à protéger les derniers humains sur Terre.
11e Jour.
À bord de la Colonie, Glass ne sait pas combien de temps il lui reste à vivre : elle veut profiter de la moindre seconde avec Luke.
17e Jour.
Dans la forêt hostile, Bellamy ferait n’importe quoi pour secourir sa sœur Octavia, quitte à se sacrifier pour elle.
21e Jour.
Après une cruelle série de drames, Clarke se demande si les 100 sont enfin en sécurité ou s’ils ne sont que des morts en sursis...
 
2ème tome des 100 qu'il me tardait de découvrir après les dernières révélations du tome 1, promettant une avalanche d'actions. En effet, le rythme est soutenu, et l'action au rendez-vous. Les analepses restent tout de même fréquentes et offre des pauses au récit. Je n'ai ressenti aucune lenteur, je trouve que ces retours en arrière sont bien placés et permettent de structurer à la fois le récit et les personnages. Le roman est toujours composé d'une alternance entre différentes voix des personnages, et je dois avouer que ce choix que j'avais apprécié dans le tome 1, m'a quelque peu laissée dubitative dans ce tome-ci. Bien que ce choix me semble nécessaire pour pouvoir concilier le point de vue de l'Arche et le point de vue de la Terre, l'enchaînement des chapitres me laissait parfois perplexe, l'action se poursuivant juste à travers les yeux d'un autre personnage. Plusieurs fois, il m'est arrivée de ne plus trop savoir à quel personnage était dédié le chapitre que j'étais en train de lire. N'étant pas très adepte de ce genre de découpage, je l'ai parfois un peu trouvé mal exploité. Cependant, il permet de tenir le lecteur en haleine pendant plusieurs chapitres avant de savoir ce qu'il se passe sur l'Arche, et comme je ne suis pas vraiment attachée à Glass, le suspens me permettait d'apprécier ses aventures.
 
J'ai trouvé que certains personnages, notamment les principaux, étaient mal exploités. Comme je l'ai déjà expliqué dans ma précédente chronique, mon avis est altéré par la série et je pense que ce que je vais reprocher au livre est du en parti à cause de cette altération. Beaucoup des personnages m'ont agacée. Je les trouve peu très peu matures par rapport à la série et ce manque de maturité m'a dérangée. Bien que le roman soit bourré d'action, l'aspect "adolescent en chaleur" ressort trop à mon gout. J'avais trouvé que les relations évoluaient vite dans la série, je trouve cet aspect encore plus dérangeant dans le livre. Je n'ai pas compris certaines réactions des personnages trahis par exemple. Je trouve les réconciliations trop simples et trop irréelles.
 
L'action bien présente et le rythme haletant sauve le roman des personnages qui m'ont souvent déçus. J'attends beaucoup du dernier tome de la trilogie pour allier action et profondeur des personnages.
 
 
J'ai trouvé que cette chanson pouvait relever les émotions que peuvent ressentir les 100. La voix qui hante Clarke. Le sentiment de culpabilité. L'échec. La réussite. La complexité. Le choix de changer. L'espoir. Oui cette chanson offre une large palette de sentiments. Comme les 100 finalement.
J'ai choisi la version longue que je préfère mais il existe une version plus courte moins approfondie.
Le suivi de la série
La chronique du tome 1
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samedi 20 juin 2015

En pellicule • Suivi de The 100

La diffusion de la saison étant terminée, je transfère la page du suivi sur un article afin de pouvoir l'archiver par la suite. La page dédiée au suivi va donc disparaître sous peu mais vous pourrez toujours facilement retrouver le suivi sur la page du répertoire des pellicules, dans la section série. Et c'est avec plaisir que j'échangerai avec vous si vous désirez parler de certains points de la série !

/!\ Je me répète, mais étant donné que je mets cet article à la vue de tous et que je ne souhaite spoiler personne, j'avertis encore une fois que ce suivi contient de nombreuses révélations clefs de la série. Si vous comptez découvrir la série, je vous conseille de lire mon avis par la suite afin de ne pas gâcher votre découverte. /!\

Échanger autour d'une série épisodes après épisodes, ça vous dit ?
 
/!\ Ce suivi est destiné aux personnes suivant, comme moi, The 100 sur France 4 le vendredi soir, ou ayant déjà vu la série. Je tiens à prévenir que j'ai décidé de dévoiler beaucoup de chaque épisodes afin de pouvoir développer correctement mon avis sur chacun des épisodes. Je m'excuse auprès de ceux qui auraient aimé découvrir la série, mais si vous comptez la regarder, il vaut mieux que vous regardiez les épisodes avant !
 •
Les avis sur les épisodes seront publiés du plus ancien au plus récent pour permettre aux personnes n'ayant pas encore vu le dernier épisode de pouvoir tout de même lire les avis sur les épisodes déjà vu. /!\
 
 
EPISODE 1 : L'Exil
Le premier épisode, met en place le monde dans lequel nous allons évoluer tout au long de la série (enfin ceci est une totale supposition de ma part, on pourrait totalement changer de décor !). Il y a donc un parallèle entre la vie des 100 sur Terre et le quotidien sur l'Arche. Bon, j'avoue, j'ai raté la première partie du premier épisode donc bon... Dans tout les cas, l'action est déjà bien présente et laisse un avenir prometteur. Cependant, les liens affectifs entre les personnages me semblent trop voyant dès le début. J'espère avoir un développement plus approfondi par la suite.
 
EPISODE 2 : Signes de vie
Les liens entre les personnages se font plus serrés et on remarque de plus en plus la positons de leader de Bellamy au sein du groupe. Les premiers épisodes sont riches en actions et promettent beaucoup de retournements et de péripéties. Raven fait sont apparition mais elle ne se révèlera que plus tard.
 
EPISODE 3 : Une question de courage
Cet épisode met en place le système des flash-backs pour dévoiler le passé de certains personnages. Un épisode très axé sur les révélations. Les relations entre Clarke et Wells se révèlent et donne une nouvelle place à ce-dernier. En parallèle, le développement de Bellamy devient intéressant. On dévoile son côté protecteur au travers de Charlotte et je trouve que cet aspect fait de lui le personnage le plus complexe et le plus travaillé de la série. Il devient alors mon personnage préféré. Petit bémol de cet épisode, je trouve que la place accordée à Wells est trop peu exploitée. Je trouve que sa mort se fait trop rapide, comme si son rôle se limitait seulement à dénoncer la mère de Clarke.
 
EPISODE 4 : La loi de Murphy
Outre le titre assez drôle je trouve, cet épisode est surement celui qui met le plus en avant les relations humaines et la construction d'une société. Jusqu'où peut-on aller par vengeance ? Difficile de parler de cet épisode sans spoiler, je vous propose donc de découvrir mon avis en surlignant le passage, pour éviter de vous briser le suspens. Cette fois-ci, je trouve la mort du personnage bien placée. En effet, je me demandais comment le groupe pourrait s'en sortir avec un assassin sur les bras. Le suicide de Charlotte permet à la fois de libérer le scénario (de plus, je trouve que Charlotte a tout de même été bien développée) et révèle aussi la difficulté de grandir correctement dans une société dans laquelle personne n'est épargné. Cette mort permet aussi de mettre en avant le vrai "méchant". Cet épisode est pour moi une des clefs de la série, d'autant plus que Raven se révèle être un personnage important pour la suite. Par contre, encore une fois, je trouve que les relations entre les personnages sont très rapides (je parle ici de Clarke et Finn). Cependant, les actions étant très rapides elles aussi, je reste mitigée sur la vitesse des évènements.
 
EPISODE 5 : Une lueur d'espoir
J'ai trouvé que cet épisode était plus axé sur l'Arche, ce qui laisse un peu de répit aux actions sur Terre. Quelques informations sont tout de même divulguées à propos des 100, notamment sur Raven et Bellamy. Encore une fois, je trouve que Bellamy est l'un des personnage les plus complets. Sur l'Arche, le scénario nous montre que l'homme est solidaire et peut souvent faire de très belles choses. Le sacrifice des 300 personnes pour sauver leur famille en est un bel exemple. Cet épisode m'a beaucoup touchée et j'attends avec impatience la suite des évènements, car la dernière action offre un nouvel axe de développement.

EPISODE 6 : Responsabilités
Un épisode axé en majeure partie sur mon personnage préféré je dis oui ! Les nombreux flash-backs sur l'enfance de Bellamy et Octavia développent toujours et encore les mêmes personnages. Bon, j'avoue je ne vais pas m'en plaindre. Mais Bellamy n'est-il pas mon personnage préféré à cause de ce traitement de faveur justement ? Il est possible que dans le futur, les autres personnages soient également développés plus en profondeur, Finn suit d'ailleurs un peu ce chemin, mais un peu d'égalité entre les personnages ne serait pas de refus ! Outre ce fait, la présence plus concrète des Natifs que laissait présager la fin du cinquième épisode permet de découvrir de nouveaux personnages... pour les faire mourir 5 minutes plus tard. Mais c'est quoi cette manie ?! Bon, effectivement, ces morts ne nous atteignent pas tellement, la blessure de Finn par contre... J'espère juste une chose, c'est qu'ils ne vont pas le faire mourir. Ce serait trop facile de liquider un personnage dès qu'il a une m***e sur le dos.

EPISODE 7 : Sous pression
J'ai trouvé cet épisode très fort en émotions. L'action ne s'arrête pas mais reste plus "sage". Je pense que c'est du au fait que les 100 restent dans le même cadre et qu'il y est une sorte de prise de conscience sur l'Arche. En effet, Jaha apprend la mort de son fils, Wells, et Kane, qui est un personnage dur depuis le début de la série, s'aperçoit qu'il a fait des erreurs et se rend compte de la situation. La sensibilité de ce personnage m'a beaucoup touchée. D'autre part, la difficulté de la relation Clarke/Finn se renforce. Mais la séquence révélation qui m'a le plus touchée est la "dispute" entre Clarke et sa mère.
Par ailleurs, on retrouve une Octavia plus émancipée envers sont frère (ce que prédisait la fin du dernier épisode) mais aussi envers Clarke. On découvre aussi un nouveau personnage : Diana. Ces deux points font avancer l'histoire et j'ai hâte de savoir comment cela va être développé par la suite.
Ah oui, Finn n'est pas mort et ça c'est trop génial parce qu'il va pouvoir galérer encore un peu !

EPISODE 8 : Une excursion stupéfiante
Les 100 se retrouvent sous l'effet de noix hallucinogènes. Je trouve que ces hallucinations ont eu un effet bénéfique. Elles ont permis notamment de développer certains personnages, à savoir Clarke et Bellamy. Clarke retrouve son père, ce qui lui permet de réfléchir brièvement sur les actes de sa mère et nous apprenons que Bellamy regrette énormément d'avoir tiré sur Jaha. Les hallucinations permettent aussi de faire avancer l'action et de dévoiler toujours plus l'indépendance d'Octavia lorsqu'elle libère Lincoln. L'ingestion des noix offre aussi un coté plus drôle et permet de faire sourire dans ce climat de tensions, grâce à Jasper et son bâton magique "anti-Natifs" et l'épisode du "plus beau de tout les plus beaux balais du placard à balais". Mis à part les hallucinations, cet épisode permet de comprendre le rôle de Diana. Cet épisode est peut être une pause dans l'action réelle mais un vrai avancement dans le développement des personnages.

EPISODE 9 : La journée de l'unité
Explosion sur l'arche. On retrouve la sensibilité de Kane avec la mort de sa mère. Sur Terre, la relation entre Lincoln et Octavia se développe, trop vite à mon gout, mais cette vitesse me parait habituelle dans les relations amoureuses. Je pense que je vais devoir m'y habituer *rires*. Le point fort de cet épisode est pour moi la révélation de certains personnages. Diana se révèle être LE méchant sur l'arche, mais ce n'est pas une révélation majeure car le dernier épisode le laisser présager. Deux personnages ont attiré mon attention. Premièrement, Jasper : depuis le début de la série, il avait le rôle du personnage drôle et décalé, mais je trouve que cet aspect s'intensifie. Dans un moment où la tension est de plus en plus grande, avec la rencontre d'autres Natifs notamment, Jasper est toujours à 3000 et permet de détendre l'atmosphère. Cependant, il reste capable d'agir lorsqu'il est nécessaire. L'autre personnage qui se dévoile est Finn, selon moi. Il fait l'objet de décisions plus personnelles (la rencontre avec les Natifs), et surtout, il ne reste plus dans l'ombre de Clarke. Il ose s'opposer et a un avis différent du reste du groupe. Cela lui permet de devenir plus intéressant. Un dernier point que j'aimerais aborder : l'explosion de l'Exodus. A son bord, Diana et Abby. La mort d'Abby, si mort il y a, me parait prématurée car les explications avec Clarke me semblent encore trop floues. Dans le cas de Diana, je reste perplexe. Elle était le seul véritable opposant sur l'Arche, ce qui lui conférait une place de choix dans la série. Cependant, arrivée sur Terre, sa présence aurait peut être été un peu moins utile. Je reste donc mitigée sur ce point et attends de voir s'il y a des survivants.

EPISODE 10 : Maintenant je suis la mort
Cet épisode est essentiellement basé sur les 100, il n'y a pas de points de vue sur l'Arche. Ce changement est intéressant car il permet de laisser du suspens sur ce qui aurait pu se passer après le départ de l'Exodus. Sur Terre donc, Murphy rentre de nouveaux sur scène et se développe assez rapidement. En effet, il devient très vite l'élément majeur de l'épisode avec la propagation du virus. On découvre un Murphy plus attentionné, moins "méchant", près à aider les malades. Au début j'avais du mal à y croire, et au fur et à mesure, je me suis dit qu'il devait surement se trouvera mieux ici, même avec des gens qui avaient voulu le tuer, qu'avec des Natifs l'ayant torturé... Et puis la BAM ! A la fin de l'épisode, on s'aperçoit qu'il n'a peut être pas tout à fait cet état d'esprit puisqu'il tue Connor afin de se venger. Par ailleurs, la relation entre Octavia et Lincoln, qui était certes rapide, mais nécessaire au développement de l'action, se termine. Le triangle amoureux, différent de d'habitude d'ailleurs, puisqu'il ne s'agit pas d'une fille pour deux garçons mais l'inverse, évolue puisque Raven décide de rompre avec Finn. Comme toujours, les relations évoluent vite mais j'ai compris que cette vitesse était parfois indispensable pour la suite de la série. Dernier point important, la balance bascule et pour une fois, il s'agit d'Octavia qui protège son frère et non l'inverse, un point majeur selon moi puisqu'il scelle l'indépendance d'Octavia.

EPISODE 11 : Le calme
Avec cet épisode, on retrouve le parallèle entre la vie sur Terre et l'Arche. La temporalité m'a paru étrange étant donné que nous retrouvons l'Arche "juste" après le départ de l'Exodus (enfin, c'est une supposition de ma part car il me semble difficile de vivre sans oxygène très longtemps *rires*) et sur Terre, un épisode entier et riche en évènements c'est déroulé. J'ai du raté quelque chose mais ça ne dérange pas la compréhension. Sur l'Arche donc, Kane se révèle toujours plus "humain". Je trouve le développement de ce personnage intéressant. J'aime les personnages complexe et Kane me semble faire partie de cette catégorie : entre le Kane froid et catégorique du début, et celui qui risque sa vie pour sauver le maximum de personnes, ce personnage a fait un long chemin. Il prend des décisions majeures, ne respecte pas les règles et... sauve Abby ! Et oui, petite erreur de parcours et de jugement de ma part ! D'autre part, l'humanité des Hommes qui s'était déjà dévoilée lors du sacrifice, refait surface lorsque Kane choisit de sauver Jaha et les techniciens avec l'aide des habitants de l'Arche. Lieu qui était au début de la série très strict et presque sans âme, l'Arche dévoile ce qu'il est possible de faire lorsque l'homme se réunit. Je pense que c'est un beau parallèle avec la cohésion que les 100 essaient de préserver sur Terre. Sur Terre justement, on reçoit plus d'informations sur les Natifs avec l'enlèvement de Finn et Clarke. J'ai trouvé ce point intéressant, car les Natifs étaient encore un peuple de l'ombre. Ici, on se retrouve au cœur de leur société.

EPISODE 12 : Natifs de la terre, première partie
Réapparition de Lincoln, un personnage très intéressant de mon point de vue avec sa position de traître. Ce fait est d'autant plus intéressant grâce à un point que Clarke a souligné dans cet épisode : pourquoi fait-il tout cela ? Juste pour Octavia ? Pas si sur... Dans tout les cas, Lincoln est le personnage bon et salvateur. Je passe à Finn qui, bien qu'il se développe bien et apprend de ses erreurs, manque parfois un peu de "bon sens" à mon goût. Légèrement hein. Mais lorsque Lincoln dit "Cours !", j'imagine qu'à sa place, je courrai sans réfléchir. Mais bon, il est vrai que je chipote un peu (beaucoup =^.^=). Par ailleurs, si j'ai bien compris, il y a pour l'instant 3 "types" de Natifs : le groupe de Lincoln dont Tristan ferait partie, le groupe d'Anya et un nouveau groupe dont on fait la connaissance dans cet épisode, des cannibales. Cette supposition est simplement faite à partir des costumes des différents groupes donc il est totalement possible que je me trompe sur toute la ligne. Au camps, Murphy ne pouvait pas rester sage trop longtemps. Il tue Myles, prend en otage Jasper puis Bellamy... Enfin, on retrouve notre vrai méchant quoi *rires*. C'est notamment grâce à la position que Bellamy occupe lors de cette prise d'otage qu'il comprend qu'il n'a pas toujours fait les bons choix et le développement de ce personnage continue doucement. Pour finir, Jaha mérite qu'on s'arrête un peu sur lui car il prend enfin une décision seul et c'est une grande avancée dans ce personnage que je trouve timide.

EPISODE 13 : Natifs de la terre, deuxième partie
Dernier de la saison 1, cet épisode est très émouvant, autant sur l'Arche que sur Terre. Sur l'Arche premièrement, Jaha continue de prendre les choses en main. Il lui aura fallu presque toute une saison pour s'élever, mais c'est pour une cause bien plus importante que toutes celles qu'il aurait pu prendre en main jusque là. Un choix que je juge donc assez judicieux. Par ailleurs, la démonstration de la bonté de Kane s'intensifie, et j'ai noté que sa relation avec Abby avait par conséquent évoluée. On est loin des différents du début et une relation amicale semble s'installer. Sur Terre, on fait le point sur les relations entre les personnages. Beaucoup de conflits sont mis au placard afin de laisser des liens forts entre les personnages en vue de l'attente de la saison 2 à mon avis. En effet, Clarke semble moins cacher ses sentiments envers Finn (bon, ok, urgence oblige mais quand même !), Octavia et Bellamy se réconcilie... Bellamy fait d'ailleurs face à un choix difficile : laisser sa sœur sous la protection de Lincoln ou s'en charger lui même. Son choix dévoile une nouvelle fois sa volonté de bien faire et de tout faire pour que sa sœur soit protégée. Puisqu'on parle développement des personnages, Finn et Jasper sont plus au cœur de l'action, comme les épisodes précédent pouvait le prédire. Finn continue à exposer son point de vue, fait des choix importants et surtout, risque sa vie. Jasper, quant à lui, garde son coté comique et détend dans les moments difficiles (j'ai beaucoup aimé le "..., valves, barbecue" *rires*). Ce dernier épisode donne un avenir prometteur à la série puisqu'on découvre de nouveaux Natifs, les hommes des montagnes, et que beaucoup de questions restent en suspens. Qu'est-il arrivé à Bellamy et Finn ? Où sont Monty et Clarke exactement ? De plus, la fin se traduit par la formation de différents groupes (les 100, Finn et Bellamy, Clarke et Monty, Octavia et Lincoln, les survivants de l'Arche), ce qui peut annoncer une multiplication des points de vue, ce qui peut être intéressant. Enfin, l'Arche atterrit sur Terre, ce qui va surement donner lieu à de nouveaux conflits. Cet atterrissage m'attriste un peu car j'aimais beaucoup le parallèle entre la Terre et le ciel mais il me semble prometteur pour l'avenir de la série.

jeudi 18 juin 2015

Chronique • Les 100 - Kass Morgan

Titre : Les 100 
Auteur : Kass Morgan
Édition : Robert Laffont
Collection : R
Sorti en : 2014
Prix :  17,90 €
Nombre de pages : 364
Genre : Jeunesse, science-fiction, dystopie
Traduit par : Fabien Le Roy (titre original : "The 100")

Chanson : Famous Blue Raincoat - Leonard Cohen

 
 
"S'il devait d'écrire la saveur de cette eau, il dirait volontiers qu'elle est le parfait mélange du goût de la Terre et du ciel"
 
Résumé : Depuis des siècles, plus personne n’a posé le pied sur terre. Le compte a rebours a commencé…
2:48… 2:47… 2:46…
Ils sont 100, tous mineurs, tous accusés de crimes passibles de la peine de mort.
1:32…1:31… 1:30…
Après des centaines d’années d’exil dans l’espace, le Conseil leur accorde une seconde chance qu’ils n’ont pas le droit de refuser : retourner sur Terre.
0:45… 0:44… 0:43…
Seulement, là-bas, l’atmosphère est toujours potentiellement radioactive et à peine débarqués les 100 risquent de mourir.
0:03… 0:02… 0:01…
Amours, haines, secrets enfouis et trahisons. Comment se racheter une conduite quand on n’a plus que quelques heures à vivre ?
 
Petits trésors : J'aime bien la couverture qui reprend les acteurs de la série, j'ai été heureuse de les retrouver. Par contre, la pastille intégrée directement sur la couverture... Ouais bof.
 
Comme vous le savez peut-être, j'ai suivi la diffusion de la saison 1 de la série et effectué un suivi pour partager mes impressions. J'ai beaucoup apprécié la série et c'est pleine d'espoir que je me suis lancée à la découverte des romans. Mon avis risque donc d'être quelque peu altéré par le fait que j'ai vu la série avant de lire le livre et je m'en excuse.
 
Je vais donc commencer par un point majeur : le livre n'est pas du tout comme la série. DU TOUT. Oui tant que ça. C'est vrai, il fallait s'y attendre, la série est une adaptation. Oui mais la série a complètement inventé certains personnages (du moins, j'en ai pour l'instant l'impression). Par conséquent, je n'ai pas retrouvé certains personnages auxquels je me suis attachée. Le livre comporte aussi moins d'action, mais cela ne pas dérangée car l'auteure décrit merveilleusement bien l'univers. Cela a été un réel point fort pour moi car ces descriptions permettent de s'immerger totalement et différemment que dans la série. Autre point fort, le fait qu'il y ait beaucoup de différences permet de vraiment découvrir l'histoire. De nouveaux personnages, de nouvelles intrigues, le roman est très prenant, et cela m'amusait beaucoup de me rendre compte que certains passages avaient été réutilisés dans la série de façon totalement différente.
 
Le roman est découpé pour donner un chapitre à 4 personnages. Habituellement, je ne suis vraiment pas adepte de cette séparation car j'ai tendance à plus m'attacher à l'un des personnages et moins apprécier la lecture des autres. Ici, ça a été le cas mais chacune des histoires et des points de vue m'intéressaient réellement et en finissant un chapitre, j'étais toujours triste de laisser le précédant personnage mais heureuse et impatiente d'en savoir plus sur le suivant. Ces chapitres dédiés à différents personnages ont permise par ailleurs de faire un bon nombre d'analepses qui donnaient de la profondeur aux personnages et du rythme au roman. J'ai trouvé ça très réussi car ça m'a permise d'apprécier une technique d'écriture avec laquelle j'ai beaucoup de peine. L'écriture est quant à elle fluide et adaptée selon les circonstances : le vocabulaire colle très bien lors des dialogues par exemple, avec une écriture un peu moins soutenue, plus parlée, peut-être en tombant dans les clichés parfois (un "mec" m'a paru bizarrement placé, comme si on ponctuant nos phrases avec à l'oral), mais c'est peut être le travail du traducteur qui a été difficile. Par ailleurs, j'ai remarqué une coquille assez dérangeante : dans un passage, Glass devient Clarke. Cela m'a fortement embêtée car je ne comprenais plus rien à ce que je lisais ! *rires*
 
Comme je le disais plus haut, ma lecture a quelque peu été altérée par la série. Cependant, le livre reste très prometteur car il offre un nouveau point de vue sur cet univers. Les révélations effectuées à la fin du livre offrent d'ailleurs de bonnes perspectives pour la suite. On peut tout à fait suivre les deux en même temps sans craindre d'être spoiler et il s'agit là d'un point fort. Le livre et la série se suffisent amplement à eux même, mais si vous aimez cet univers, il vous faut absolument découvrir les deux.
 
Ce livre me laisse songeuse mais se démarque avec brio. Je suis impatiente de lire la suite !
 
 
Je ne savais absolument pas quoi mettre comme chanson pour se livre. Puis je me suis aperçue en effectuant quelques recherches que Famous Blue Raincoat offrait dans d'autres dimensions des sentiments similaires au roman. Trahison, amour, pardon, tout collait finalement...
J'ai une petite préférence pour cette version, interprétée par AaRON (surtout celle-ci en acoustique) que je trouve plus épurée mais la version de Leonard Cohen me semblait véhiculer plus d'émotions.
Les informations dont je parle brièvement sont ICI.
 
Si vous voulez plus d'informations sur la série, je vous conseille Wikia où vous pourrez trouver une tonne d'informations !
 
Le suivi de la série
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samedi 23 mai 2015

Chronique • Le vieil homme et la mer - Ernest Hemingway

Titre : Le vieil homme et la mer
Auteur : Ernest Hemingway
Édition : Gallimard
Collection : Folio Junior
Sorti en : 1996
Prix : 6, 30 €
Nombre de pages : 127 (sans l’annexe « Et si c’était par la fin que tout commençait… »)
Genre : Aventure, drame, classique
Traduit par : Jean Dutourd  (titre original "The old man and the sea")

Chanson : Aux sombres héros de l’amer – Noir désir

"Un homme, ça peut être détruit, mais pas vaincu."

Résumé : Le roman met en scène deux personnages principaux : Santiago, un vieux pêcheur pauvre, et Manolin, jeune garçon tendre. L’histoire se déroule à Cuba, dans un petit port près du Gulf Stream.
Manolin accompagne Santiago à la pêche, mais ils n’ont rien pris depuis 84 jours. Les parents de Manolin qui trouvent que Santiago est « salao » ou « salado », c'est-à-dire malchanceux, décident qu’il embarquera sur un autre bateau, celui-ci ramène en effet trois grosses prises en une semaine!
Chaque soir Manolin voit le vieux revenir bredouille, cela lui cause une grande tristesse, il l’aide à remonter la barque, les lignes et le harpon. La voile, usée et rapiécée, roulée autour du mât, figure le drapeau en berne de la défaite. Le jeune garçon lui trouve de quoi manger et prend soin de lui, il a peur de le voir « partir », il n’est pas question de pitié, mais d’amour et de respect.


Petits trésors : La couverture est très simple, je n’ai pas grand-chose à dire dessus, si ce n’est que le rouge me dérange un peu (overdose peut-être *rires*). Le roman est accompagnée d’illustrations de Bruno Pilorget, qui offre un très beau complément ; La seconde partie du livre qui est une sorte d’annexe pour lieux comprendre le récit est intéressante. Pas toujours totalement en accord avec le livre, elle teste vos connaissances en littérature. Cependant, un questionnaire permet de se pencher sur la morale de l’histoire. Je l’ai trouvé très bien fait puisqu’il permet au lecteur de réfléchir. Je vous propose d’ailleurs de découvrir mes réponses à la fin de la chronique.

J’ai un avis un peu brouillon sur ce livre. Premièrement, je ne sais pas si j’ai aimé ou non. Légèrement embêtant en effet. Dans un premier temps il a fallu que je me mette dans le récit. Une petite phase d’adaptation au style surement. Une fois plongée dans ma lecture, à peu près lorsque Santiago va pécher, j’ai apprécié. Jusqu’au moment où je me suis aperçue que l’action était la même depuis un bon moment. J’ai soulevé mon chapeau à l’auteur parce que je trouvais ça quand même vachement fort et puis… Une fois que j’avais remarqué, j’ai trouvé ça un peu moins bon. Parce que oui, s’en rendre compte, c’était fort mais cela créait par conséquent une rupture : maintenant je savais, j’avais envie de changement. Du coup, j’ai un avis un peu mitigé sur l’action. J’ai aimé mais c’était un peu répétitif.

Niveau style, j’ai été surprise de voir qu’Hemingway avait une écriture plutôt simple, abordable. Cependant, j’ai l’impression d’être passé à côté de quelque chose. J’aurais aimé trouver ou comprendre une symbolique, une métaphore. Pour moi Santiago avait quelque chose à dire, un message à faire passer, outre la leçon de courage qu’il nous offre. Et je suis un peu déçue parce que je n’ai pas réussi à l’attraper.

Comme je l’avais pressenti, j’ai un avis très décousu, mais je peux maintenant dire que j’attendais plus de ce roman. J’ai peur d’avoir raté le coche, mais je reste tout de même avec une jolie histoire et de belles valeurs.


J’ai choisi Noir désir, un choix peut être un peu surprenant, mais j’ai aimé le contraste que cette association offrait.

Voici mes réponses au questionnaire. Je vous invite à le faire si vous avez lu le livre et à poster vos réponses en commentaires !

• Si Santiago était un riche armateur, l’histoire aurait-elle été possible ? Pourquoi ? D’un point de vue pratique, si Santiago avait été riche, il serait parti le matin, péché le poisson et rentré le soir, fin. Si on se penche plus sur le fond du récit, la pauvreté de Santiago est le moteur de l’histoire. Elle permet de mettre en avant le courage et la persévérance du personnage, et ainsi inculquer des valeurs au lecteur.
• Quel est l’action essentielle du récit ? Pour moi, l’action la plus essentielle est la réussite de Santiago. Je pense que si elle n’avait pas eu lieu, la fin du roman aurait été totalement différente.
• Pour quelle raison Santiago a-t-il autant d’admiration pour le « grand » joueur Di Maggio ? J’ai eu beaucoup de mal avec cette référence tout au long de ma lecture par conséquent je m’abstiens. D’ailleurs, si quelqu’un peut m’éclairer, je suis preneuse.
• Quel est le « vrai » sens du combat de Santiago ? Je pense que pour Santiago, le plus important n’est pas de ramener un gros poisson pour le vendre, mais seulement le pêcher. Se prouver à lui-même qu’il en est capable.
• Pour l’auteur, quel est le plus important : que Santiago est gagné contre l’espadon, ou que celui-ci soit finalement dévoré par les requins ? Dévoré par les requins. C’est mon dernier mot. Jean-Pierre.
• Et pour vous ? Pourquoi ? Je pense que les deux actions sont essentielles. Elles sont liées. Si Santiago n’avait pas gagné, sa persévérance n’aurait pas été récompensée et nous aurions abouti sur une fin plutôt pessimiste. Le fait qu’il réussisse pour qu’ensuite son butin lui soit enlevé met en valeur l’humilité de Santiago. Les deux actions permettent un juste milieu. Santiago a réussi son combat et la perte du poisson montre que l’important n’était pas vraiment de subvenir à ses besoins, mais plutôt se prouver quelque chose.
• Quel est la morale que vous tireriez de cette histoire ? Qu’il faut toujours y croire, même si ceux qui vous entourent vous rabaissent. L’important n’est pas de prouver aux autres que vous pouvez le faire, mais de vous le prouvez à vous. Vous pouvez le faire.

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