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dimanche 2 août 2015

Chronique • Wild - Cheryl Strayed

Titre : Wild
Auteur : Cheryl Strayed
Édition : 10/18
Collection : 
Sorti en : 2013
Prix : 8,80 €
Nombre de pages : 491
Genre : Autobiographie, récit de voyage
Traduit par : Anne Guitton (titre original : "Wild") 

Chanson : Whiskey in the jar - Grateful Dead



"La peur engendre la peur. La puissance engendre la puissance."
 
Résumé : Lorsque, sur un coup de tête, Cheryl Strayed enfile son sac à dos, elle n'a aucune idée de ce qui l'attend. Tout ce qu'elle sait, c'est que sa vie est un désastre. Entre une mère trop aimée, brutalement disparue, un divorce douloureux et un lourd passé de junky, Cheryl vacille. Pour tenir debout et affronter les fantômes de son passé, la jeune femme n'a aucune réponse, mais un point de fuite : tout quitter pour une randonnée sur le "Chemin des crêtes du Pacifique". Lancée au coeur d'une nature immense et sauvage, seule sous un sac à dos trop lourd, elle doit avancer pour survivre, sur 1700 kilomètres d'épuisement et d'effort, et réussir à atteindre le bout d'elle-même. Une histoire poignante et humaine, où la marche se fait rédemption.
 
Petits trésors : La couverture donne l'air du roman, une envolée dans la nature. J'aime beaucoup la prise de vue qui nous fait sentir petit devant toute cette immensité.
 
Avec tout les avis positifs sur ce roman, j'avais très envie de le découvrir à mon tour et de m'évader aux côtés de Cheryl, parcourir les chemins, m'émerveiller devant de fabuleux paysages et rencontrer des gens. La construction du roman m'a surprise, je m'attendais à un simple récit de voyage ayant pour sujet la randonnée et le chemin parcouru, les aléas et les rencontres. Le road-trip est bien présent et nous faisons face aux questionnements et peurs de notre héroïne par rapport à sa préparation et son avancée dans le parcours, mais elle nous offre aussi des bribes de son passé qui permettent de la comprendre. Certaines analepses ponctuent ainsi le récit ainsi que des réflexions de Cheryl sur son passé. J'ai trouvé ce choix judicieux car il réussit à transporter le lecteur sur près de 500 pages sans difficultés, là où un simple récit de voyage aurait pu peiner où subir des lenteurs. Ceci est renforcé par le style proche du lecteur et le vocabulaire simple, qui sait s'adapter lorsqu'il le faut, qui donne une impression de proximité avec l'auteure. Comme si celle-ci nous racontait de vive voix son aventure. Les descriptions m'ont permise de m'immerger dans le PCT, le Pacific Crest Trail, et j'ai même effectué quelques recherches pour découvrir ces paysages de mes propres yeux. Cheryl Strayed nous plonge donc au cœur du PCT mais aussi au plus profond d'elle même, n'hésitant pas à se dévoiler lorsque c'est nécessaire.
 
Bon nombre de personnes ont su me faire rire et me toucher. Bien que je n'ai pas toujours compris les réactions de Cheryl, je me suis attachée à elle. L'authenticité du témoignage et son honnêteté envers le lecteur ont su me toucher. J'ai beaucoup apprécié ses remises en questions dissimulées à travers le récit ainsi que le regard qu'elle portait au passé et aux personnes qu'elle avait côtoyées. Beaucoup de chaleur humaine se dégage de ce récit, autant par Cheryl dont on voit l'évolution que par les personnes attachantes rencontrées sur le PCT. Je n'ai pas été bouleversée comme beaucoup ont pu l'être. Je n'ai pas pleuré à la fin. Mais j'ai été très touchée par la démarche de Cheryl, sa lente reconstruction et les valeurs qu'elle a dévoilé.
 
Touchant et humain, ce roman m'a transportée au cœur du PCT. Le dépassement et la reconstruction de soi offre espoir et courage, une belle leçon de vie.
 
Je ne connaissais ni la chanson, ni le groupe mais j'ai voulu rendre hommage à un évènement dont parle Cheryl. Si vous voulez découvrir lequel, il ne vous reste plus qu'à lire le livre !
 
J'ai recherché quelques paysages magnifiques cités dans le roman, comme un avant goût de ce que le roman a à offrir.
 

jeudi 16 juillet 2015

Bulle • Le cahier à fleurs T1 - Laurent Galandon et Viviane Nicaise

Titre : Le cahier à fleurs - Mauvaise orchestration
Scénariste : Laurent Galandon 
Dessinateur : Viviane Nicaise
Coloriste : Jérôme Maffre
Édition : Bamboo
Collection : Grand Angle
Sorti en : 2010
Prix : 13,50 €
Nombre de pages : 48
Genre : Bande-dessinée, historique
Traduit par : /

Résumé : Paris, 1983. Le concert d’un jeune violoniste turc est interrompu par le malaise d’un spectateur. Alors que les secours sont attendus, le vieillard prononce quelques mots qui attirent vivement l’attention du musicien. Dès le lendemain, il se rend au chevet de Dikran Sarian, septuagénaire arménien. Le vieil homme se lance alors dans un long récit : celui du premier génocide du 20e siècle, le génocide arménien.
Anatolie, 1915. Dikran a neuf ans. Sur ordre d'Istanbul, les Arméniens doivent être éradiqués. Partout, l'armée ottomane rassemble les hommes et les supprime sommairement. Femmes, vieillards et enfants sont évacués et contraints à une longue marche vers la mort.
Le jeune musicien écoute avec intérêt le récit de Dikran… Et cette histoire va provoquer un véritable bouleversement dans ses croyances et ses convictions.
 
J'aime beaucoup les œuvres qui reprennent l'Histoire du XXe siècle. C'est une période qui me parle, assez loin pour que j'ai une immensité de chose à apprendre dessus, trop peu éloignée pour ne pas réussir à la situer. Je trouve aussi que c'est une période qui permet d'incroyablement s'attacher aux personnages mis en scène dans les différentes œuvres. Et si l'on était né seulement 100 ans auparavant ? A l'échelle de l'humanité, 100 ans, ce n'est rien. Ici, Laurent Galandon nous plonge au cœur du génocide arménien. Je ne connais que très peu de choses sur cet évènement et le scénario m'a beaucoup plu. Un choc de génération s'effectue rapidement, mettant en relation un vieil Arménien et un jeune Turc. Nous assistons alors à cette sombre partie de l'Histoire à travers les yeux du encore tout jeune Dikran. Je le suis rapidement attachée autant au jeune garçon courageux qu'au vieil homme que l'on ne connaît finalement que très peu dans le présent. Bien que le récit se passe majoritairement en 1915 en Anatolie, le fait qu'il s'agisse d'un long flashback permet d'avoir un recul sur les évènements ainsi que les deux points de vue plus actuels.
 
Les dessins de Viviane Nicaise offre de la profondeur au récit. L'immensité de certaines cases montre l'ampleur du génocide. Les personnages semblent communs et cela montre que tout le monde peut être touché. Les visages retranscrivent très bien les émotions et sentiments. La douceur ou la dureté des traits démontrent la compassion ou la haine des personnages. J'ai trouvé que les couleurs étaient très belles, à la fois douces et intenses. Dans l'analepse, les couleurs donnent comme un air de souvenir.
 
Un très beau témoignage d'une époque noire que des milliers de gens ont vécus, à travers le récit d'un vieil homme attachant. J'attends de lire le tome 2 avec impatience.
 
Une interview de Laurent Galandon le scénariste : ICI

Le génocide arménien est le massacre organisé des Arméniens vivant dans l'Empire turc, entre avril 1915 et juillet 1916. Le génocide a été ordonné par le gouvernement turc dirigé par les Jeunes-Turcs. L'exécution a été confiée à l'armée, à la police et la gendarmerie turques, ainsi qu'a des organisations paramilitaires, le tout sous la direction des autorités turques locales. Les Arméniens ont alors été victimes de massacres, de déportation vers le désert syrien et de famine. Selon les points de vue très opposés entre les Turcs et les Arméniens, il y aurait eu entre 800 000 et 1,2 millions de victimes (soit le tiers ou la moitié de la population arménienne). Vikidia
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mercredi 8 juillet 2015

Chronique • Les 100 : 21e jour - Kass Morgan

Titre : Les 100 : 21 jour
Auteur : Kass Morgan
Édition : Robert Laffont
Collection : R
Sorti en : 2014
Prix :  17,90 €
Nombre de pages : 366
Genre : Jeunesse, science-fiction, dystopie
Traduit par : Fabien Le Roy (titre original : "Day 21")

Chanson : BLIZZARD - FAUVE




"Il est des choses que l'on oublie jamais."

Résumé : 5e Jour.
Sous la menace d’un ennemi invisible, Wells s’efforce d’empêcher les 100 d’imploser, bien décidé à protéger les derniers humains sur Terre.
11e Jour.
À bord de la Colonie, Glass ne sait pas combien de temps il lui reste à vivre : elle veut profiter de la moindre seconde avec Luke.
17e Jour.
Dans la forêt hostile, Bellamy ferait n’importe quoi pour secourir sa sœur Octavia, quitte à se sacrifier pour elle.
21e Jour.
Après une cruelle série de drames, Clarke se demande si les 100 sont enfin en sécurité ou s’ils ne sont que des morts en sursis...
 
2ème tome des 100 qu'il me tardait de découvrir après les dernières révélations du tome 1, promettant une avalanche d'actions. En effet, le rythme est soutenu, et l'action au rendez-vous. Les analepses restent tout de même fréquentes et offre des pauses au récit. Je n'ai ressenti aucune lenteur, je trouve que ces retours en arrière sont bien placés et permettent de structurer à la fois le récit et les personnages. Le roman est toujours composé d'une alternance entre différentes voix des personnages, et je dois avouer que ce choix que j'avais apprécié dans le tome 1, m'a quelque peu laissée dubitative dans ce tome-ci. Bien que ce choix me semble nécessaire pour pouvoir concilier le point de vue de l'Arche et le point de vue de la Terre, l'enchaînement des chapitres me laissait parfois perplexe, l'action se poursuivant juste à travers les yeux d'un autre personnage. Plusieurs fois, il m'est arrivée de ne plus trop savoir à quel personnage était dédié le chapitre que j'étais en train de lire. N'étant pas très adepte de ce genre de découpage, je l'ai parfois un peu trouvé mal exploité. Cependant, il permet de tenir le lecteur en haleine pendant plusieurs chapitres avant de savoir ce qu'il se passe sur l'Arche, et comme je ne suis pas vraiment attachée à Glass, le suspens me permettait d'apprécier ses aventures.
 
J'ai trouvé que certains personnages, notamment les principaux, étaient mal exploités. Comme je l'ai déjà expliqué dans ma précédente chronique, mon avis est altéré par la série et je pense que ce que je vais reprocher au livre est du en parti à cause de cette altération. Beaucoup des personnages m'ont agacée. Je les trouve peu très peu matures par rapport à la série et ce manque de maturité m'a dérangée. Bien que le roman soit bourré d'action, l'aspect "adolescent en chaleur" ressort trop à mon gout. J'avais trouvé que les relations évoluaient vite dans la série, je trouve cet aspect encore plus dérangeant dans le livre. Je n'ai pas compris certaines réactions des personnages trahis par exemple. Je trouve les réconciliations trop simples et trop irréelles.
 
L'action bien présente et le rythme haletant sauve le roman des personnages qui m'ont souvent déçus. J'attends beaucoup du dernier tome de la trilogie pour allier action et profondeur des personnages.
 
 
J'ai trouvé que cette chanson pouvait relever les émotions que peuvent ressentir les 100. La voix qui hante Clarke. Le sentiment de culpabilité. L'échec. La réussite. La complexité. Le choix de changer. L'espoir. Oui cette chanson offre une large palette de sentiments. Comme les 100 finalement.
J'ai choisi la version longue que je préfère mais il existe une version plus courte moins approfondie.
Le suivi de la série
La chronique du tome 1
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