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samedi 18 juillet 2015

En pellicule • Bouddha, Le grand départ - Kôzô Morishita

Titre : Bouddha, Le grand départ
Réalisateur : Kôzô Morishita
Pays d'origine : Japon 
Sorti en : 2014
Prix : 19,99 €
Durée : 1h41

Synopsis : Il y a 2500 ans, dans l’Inde ancienne, un jeune prince appelé Siddhartha Gautama naquit dans le royaume de Shakya. Destiné à une vie royale, Siddhartha est élevé dans la richesse et la sécurité de son Palais. Cependant, hors des murs du château la pauvreté et la violence règnent…
Ecrasé de chagrin par la cruauté et la misère qui l’entourent, Siddartha devient conscient de la nature éphémère et cruelle de la vie des hommes. Alors que la guerre est à la porte de son Royaume, il réalise que les privilèges du sang royal ne peuvent rien face aux tourments et aux épreuves de la vie et que sa luxueuse existence est construite sur la souffrance...


Le film nous fait découvrir la vie de deux personnages : Chapra, un guerrier anciennement esclave, et Siddhartha, jeune prince du royaume de Shakya. J'ai trouvé ce parallèle intéressant dans un premier temps, attendant que les deux histoires se rejoignent. Cependant, j'ai trouvé que le lien des deux histoires n'était pas assez présent et qu'elles pouvaient absolument vivre l'une sans l'autre. Par conséquent, j'ai trouvé certains évènements un peu "inutiles" au développement de l'histoire. Cela restait très intéressant et agréable à suivre mais je n'ai pas très bien compris le parallélisme mit en place. De plus, certaines phrases présentes dans le scénario semblent n'être là que pour décrire la situation, expliciter l'implicite qui était pourtant très abordable de mon point de vue. Ces phrases de description de l'image, m'ont un peu dérangée car elles prenaient de la place et enlevait de l'importance aux images. Cependant, je ne tiens pas trop rigueur à ce détail car il est peut être dû au travail de travail de traduction, la version originale offrait peut être des descriptions plus subtiles. Au niveau graphique, l'animé est très joli, les couleurs sont magnifiques et nous projette dans différents milieux avec autant de réussite.

L'histoire se met en place lentement et le parallèle entre les deux points de vue accentue cette lenteur. Les années défilent rapidement et pourtant, j'ai trouvé que le scénario n'avançait pas plus que ça. Je ne me suis pas ennuyés mais je pense que la longueur de certains passages m'ont empêchée de m'attacher correctement aux personnages. Cependant, la majorité des personnages "agréables" ont eu ma compassion. J'ai trouvé cela bien fait car malgré que les deux personnages principaux soient de différents camps, aucun des deux ne peut être détestable. Leurs divergences et leur différente vision de la vie permettait d'offrir la complexité de l'homme en passant par les différentes classes sociales. J'ai trouvé cela très réussi. Au niveau de l'intrigue, il n'y a pas de suspense insoutenable, nous suivons simplement l'enfance de Siddhartha  et Chapra. Finalement, je reste sur ma faim car j'attendais une histoire sur le chemin qu'a parcouru Bouddha pour atteindre l'Eveil et le personnage ne se révèle que très tardivement. Un deuxième opus est sorti, mais il n'a malheureusement pas été traduit en français, ce qui me laisse un léger gout amer car j'aurais beaucoup aimé découvrir la suite.

Un sujet intéressant et innovateur, des personnages attachants, des actions prenantes qui malheureusement rendent encore plus triste le fait que la suite ne soit pas adaptée.
 
 
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samedi 25 avril 2015

Bulle • Assassination Classroom 8 - Yusei Matsui

Titre : Assassination Classroom 8
Auteur : Yusei Matsui
Édition :Kana
Collection : /
Sorti en : 2015
Prix : 6,85 €
Nombre de pages : 192
Traduit par : Frédéric Malet (titre original: "Ansatsu Kyoushitsu")

Résumé :
Pendant les vacances d’été, la classe E a été victime d’une attaque bioterroriste. Afin de récupérer l’antidote, les élèves non infectés décident de s’infiltrer dans l’hôtel où se trouve le criminel. Pourront-ils mettre en pratique leurs techniques d’assassinat face à de véritables tueurs ?!

Attention, cette chronique est celle du tome 8. Bien qu’elle ne comportera aucuns spoiler de ce tome, il est possible que quelques détails des tomes précédents soient révélés pour pouvoir développer correctement mon avis sur ce tome ci. Merci de votre compréhension ^^

Je sais, je commence par le tome 8 et c’est étrange. Mais il faut bien un début à tout ! Assassination Classroom est un manga que j’apprécie beaucoup. C’est assez léger et drôle, et la majorité des tomes ont beaucoup d’action. Après quelques lenteurs dans la série, l’action principale a retrouvé du souffle et ce tome 8 est très prenant. Beaucoup d’actions et de retournements, les personnages gagnent de l’importance et leur nouveau rôle est intéressant. Notamment Nagisa, dont on voit plus les capacités dans ce tome. Dans son état actuel, M. Koro devient moins imposant et laisse de la place au développement des autres personnages. Comme toujours Karasuma démontre sa force mentale et physique et sert d’exemple aux élèves (ceci est une phrase très peu utile certes, mais je ne pouvais pas ne pas parler de Karasuma u.u).

Les graphisme sont simples et au cœur de l’action : peu de décors, beaucoup d’effets. Cela donne cet aspect de rapidité, et la lecture se fait sans lenteurs. Certains cliffhangers sont très prenant et il m’a été quasiment impossible de lâcher le manga avant d’avoir fini ! J’aime l’esthétique du manga malgré le fait que les dessins soient simples. Je trouve intéressant que le personnage au cœur de l’histoire soit une forme aussi simple et j’aime beaucoup les couvertures dont j’attends avec impatience à chaque fois la signification. En effet, si vous soulevez la jaquette vous aurez quelques petites surprises !

Pour moi, le plus de cette série à découvrir est la complexité de certains personnages et ce tome offre une nouvelle perspective à cette idée.

 
Les épisodes sont assez faciles à trouver mais je vous mets le premier en VOSTFR si vous voulez voir un peu et découvrir cette série sous une autre forme !
 
 
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mercredi 18 février 2015

Chronique • Les Justes - Albert Camus


Lu dans le cadre du challenge petit mois, petites lectures.

Titre : Les Justes
Auteur : Albert Camus
Édition : Gallimard
Collection : Folio
Sorti en : 1950
Prix :  5,20 €
Nombre de pages : 150
Genre : Théâtre, Drame
Traduit par : /


 
"Pour pardonner tes crimes, ils t'en font commettre d'autres?"
 Résumé :
"Ne pleurez pas. Non, non, ne pleurez pas ! Vous voyez bien que c'est le jour de la justification. Quelque chose s'élève à cette heure qui est notre témoignage à nous autres révoltés : Yanek n'est plus un meurtrier. Un bruit terrible ! Il suffit d'un bruit terrible et le voilà retourné à la joie de l'enfance."

J'avais étudié un extrait de la pièce l'année dernière et j'avais eu très envie de la lire dans son intégralité.

Basé sur des faits réels, Camus raconte comment un groupe de 5 socialistes révolutionnaires font un attentat contre le Grand Duc Serge. Cette pièce amène des réflexions existentielles sur la justice et notamment la peine de mort.

Je ne sas réellement pas quoi dire sur cette pièce. Elle est tout simplement bouleversante. Je l'ai lue d'une traite, sans m'en décrocher. Il est vrai que le théâtre moderne se lit relativement rapidement mais je ne lisais pas pour finir ou savoir la fin, je lisais parce que je ne pouvais plus sortir de l'histoire. Tout repose sur les épaules des personnages. Je pense que c'est fréquent au théâtre car le livre est basé sur les interactions mais Albert Camus a développé des personnages très attachants, qui défendent une idée commune mais d'une manière différente. Et je pense que c'est ici que se trouve la différence. Il a réussi à mettre en avant la complexité des personnes et leur singularité. Il n'y a qu'un seul personnage que je n'ai pas apprécié, mais ce n'est pas tant pour ses actes que pour sa place dans le roman. J'ai trouvé que Dora n'était pas vraiment à sa place, je n'ai pas réussi à saisir son importance dans la pièce. Je sais cependant qu'elle doit être indispensable au bon déroulement car elle est tout de même présente dans la majorité des scènes. Mon personnage préféré est sans conteste Yanek. C'est un jeune homme idéaliste qui pense être juste. J'ai trouvé qu'il avait une grande sensibilité, il se fait appeler le Poète, qu'il était entier et qu'il répondait à ses valeurs. Boria a été un autre personnage que j'ai beaucoup apprécié. Homme de raison, il est le chef du groupe mais reste compréhensif envers ses hommes. J'ai même réussi à m'attacher à Stepan qui est pourtant le plus radical du groupe, n'ayant aucun remord. Il a un lourd passé et j'ai réussi à comprendre ses engagements, même si j'étais plus proche de ceux de Yanek.

En résumé, les personnages de l'histoire m'ont fait aimer la pièce. Ils étaient si authentiques que je me serais vue à leurs côtés.


P.S : La chanson parle d'une révolte, d'un homme qui reste sur ses positions. Elle est, en effet, très éloignée de la pièce et des personnages qui commettent un attentat mais dans le fond, ils se révoltent tous, à leur manière.

Pièce de théâtre en réponse au livre Les Mains sales de Jean-Paul Sartre situant un groupe de révolutionnaires socialistes cherchant à éliminer un traître du Parti. Comme le dit Camus lui-même, son texte est inspiré d'événements historiques et de personnages réels ayant eu lieu en 1905, sa source étant le livre de Boris Savinkov, Souvenirs d'un terroriste.