Affichage des articles dont le libellé est voyage. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est voyage. Afficher tous les articles

vendredi 15 avril 2016

Chronique • Mémoires d'une pirate - Celia Rees

 
 
Madame l'écrivaine,
J'avais très envie de lire une histoire de pirates, pleine d'aventures et de rebondissements. J'aime beaucoup les récits de femmes pirates, bien que j'aimerais en lire un du point de vue masculin un jour, car je les trouve riches en péripéties. En effet, leur posture au sein de tous ces hommes, leur obligation de se travestir, et leur réaction face à la violence des pirates m'intéresse toujours. Au début de ma lecture, je me suis posée quelques questions en voyant qu'à la moitié du livre, l'aventure et les pirates n'étaient toujours pas au rendez-vous. Lorsqu'ils sont finalement fait leur apparition, j'ai alors été plongée dans leurs périples fou de la mer des Caraïbes jusqu'aux côtes africaines. Je ne peux pas dire que la première partie m'ait ennuyée car j'ai beaucoup aimé suivre sa vie en Angleterre puis en Jamaïque. La situation et la présentation m'ont parue longues mais elles n'en étaient pas moins inintéressantes. Toutefois, j'étais très contente lorsque Nancy a pris la mer. Que d'aventures ! Je ne me suis pas spécialement attachée aux personnages, qui étaient pourtant bien développé pour une histoire essentiellement basée sur l'aventure, mais ce n'était pas dérangeant. J'ai apprécié la petite romance qui plane tout au long de l'intrigue, elle n'était pas envahissante et ajoutait juste un peu d'amour à cette histoire très mouvementée. Elle agissait comme un petit fil rouge tout au long de l'intrigue. Autre fil rouge, l'intrigue du Brésilien. Très présente au début, j'ai eu peur qu'elle soit oubliée au fur et à mesure des aventures bien qu'elle réapparaisse comme écho. Finalement, j'ai été satisfaite.
Un dernier mot sur votre écriture : je l'ai trouvé simple et parfois très crue. Certaines scènes étaient vraiment peu ragoutantes et j'ai vraiment été dérangée par certains détails. Le style était très réaliste *rires*.
Merci madame l'écrivaine, je me suis sentie pirate.
 

jeudi 3 mars 2016

Chronique • Décroche-moi la lune - Sarah Dessen


 
Madame l'écrivaine,
Je dois tout d'abord vous présenter mes excuses. Je ne suis pas allée au bout de votre livre. J'ai été perdue pendant un temps, ne sachant que faire face à votre livre : poursuivre ma lecture et la laisser s'enfoncer dans un mauvais sentiment ou l'abandonner et passer à autre chose ? Après une longue réflexion durant laquelle je me suis accrochée, j'ai finalement décidé de laisser de coté votre livre. Pourtant, en débutant ma lecture, je savais à quoi m'attendre. Le résumé n'est pas trompeur, il promet un triangle amoureux adolescent et une jeune fille complètement perdue. Je pensais que je me laisserais gentiment porter par cette romance et que j'en ressortirais légère, rêvant de soleil, d'été et d'amour. Finalement, tout ne s'est pas passé comme prévu. Pourtant, ma lecture commençait bien, j'ai beaucoup aimé le cadre et la petite vie au camp de vacances. L'ambiance me plaisait, les personnages étaient agréable, je m'y croyais, sirotant un verre près de la piscine. Puis Théo est arrivé et tout à capoté. Je l'ai trouvé détestable, et j'ai trouvé qu'il entrainait avec lui Emaline, pour qui je n'avais déjà pas beaucoup d'affection au départ. Les autres personnages me sont apparus comme fades, et j'ai eu du mal à m'y intéresser. Et puis surtout, c'était long. J'étais à un bon tiers du livre que j'avais toujours l'impression d'être au début. Je jamais dans les sentiments d'Emaline, et j'avais l'impression qu'elle serait toujours perdue. En vérité, vous m'en voyez désolée, mais je me sentais comme embarquée dans une histoire qui n'en finirait pas, comme lorsqu'un de vos amis vous raconte pour la dix-neuvième fois qu'il n'arrive pas à choisir entre Stacy et Clara, et vous savez qu'il va vous parler de ça pendant toute la nuit et qu'Oh malheur, il n'est que 1h37. J'ai eu cette sensation désagréable, qui m'a poussée à me spoiler copieusement pour savoir si je ne passais pas à coté de quelque chose, si un évènement n'allait pas tout changer. Mais rien n'y a fait, je n'ai pas réussi à accrocher.
J'ai voulu tester un genre dont je n'ai pas l'habitude, je ne lis que très peu de livre qui se basent seulement sur une romance. Je pense que l'absence d'action et d'évènements en parallèle m'a perdue. Peut-être que c'était un peu trop ambitieux et qu'il faudrait que je commence par lire des romances avec une action en fond, quelque chose qui me tienne en haleine et qui me pousse à vouloir savoir la fin.
Merci madame l'écrivain. Je suis profondément désolée, votre livre me faisait envie mais il n'était certainement pas fait pour moi.
 

lundi 29 février 2016

Chronique • Vango T1 - Timothée de Fombelle


 
Monsieur l'écrivain,
Comment vous dire tout ce que votre livre m'a fait ressentir ? Vango est un livre tellement complet. J'ai aimé ce mélange d'aventure, d'enquête policière et de romance. La diversité des points de vue, la liberté que vous avez prise de changer au sein même des chapitres, les voix et les lieux m'a beaucoup intéressée. Habituellement, j'ai toujours la sournoise envie de sauter des chapitres pour savoir ce qui arrive à tel ou tel personnage, mais votre histoire est tellement bien ficelée, vos personnages sont si bien liés que jamais je n'ai eu l'envie de couper à travers champs. Tous vos personnages m'ont intéressé. Je ne pourrais pas dire lesquels j'ai préféré, tant ils m'ont semblé vrai. Vango est un jeune homme très attachant. Son passé contribue beaucoup à l'affection que j'ai pour lui et les récits de son enfance m'ont fait voyager jusqu'aux iles Éoliennes. La figure de femme forte d'Ethel (à seulement 20 ans !) m'a vraiment surprise. Je ne m'attendais pas à un tel personnage, je l'imaginais beaucoup moins autonome, beaucoup moins émancipée et je dois dire que je la préfère nettement comme vous l'avez imaginée. L'inspecteur Boulard, quant à lui, m'a beaucoup fait rire. Je l'ai trouvé attachant avec ses manières un peu gauches et maladroites. La diversité de vos personnages est incroyable, mais ce n'est pas la seule multiplicité que vous nous proposez. Lire Vango revient à faire un tour du monde. Au début de ma lecture, je me croyais même dans le Zeppelin à traverser les nuages en quête de nouveaux paysages. Les lieux sont tellement différents et on peut se retrouver d'un moment à l'autre sur une ile, en plein Paris ou encore au bord du Loch Ness. J'ai trouvé cela fabuleux et même si quelques fois, il a fallu que je jette un coup d'œil en arrière pour savoir où je me trouvais, vous m'avez offert un véritable voyage.
L'histoire m'a tout d'abord parut très floue, et je me sentais complètement désorientée. Entre Vango accusé d'un meurtre qu'il n'a pas commis, des histoires secrètes de famille, un climat de terreur mit en place par le régime totalitaire nazi préparant la Seconde Guerre, des personnages mystérieux et des révélations étonnantes, je ne savais plus où donner de la tête. Mais il s'agit là d'une jolie réussite : en plus de nous plonger dans des sentiments similaires à ceux que peut ressentir Vango, vous arrivez brillamment à décanter petit à petit les intrigues grâce au filet bien tissé des liens entre vos personnages.
Merci monsieur l'écrivain, votre livre est un voyage dans l'espace et dans le temps.

 

jeudi 7 mai 2015

Chronique • Lettre à mon ravisseur - Lucy Christopher

Titre : Lettre à mon ravisseur
Auteur : Lucy Christopher
Édition : Gallimard
Collection : Scripto
Sorti en : 2010
Prix : 13,50 €
Nombre de pages : 338
Genre : Jeunesse, thriller
Traduit par : Catherine Gibert (titre original "Stolen")
 


 
"Parce qu'il est magique cet endroit, il est beau. Et tu est belle est différente. Tout colle."

Résumé :
Ça s'est passé comme ça.
J'ai été volée dans un aéroport.
Enlevée à tout ce que je connaissais, tout ce qui était ma vie. Parachutée dans le sable et la chaleur.
Tu me voulais pour longtemps.
Et tu voulais que je t'aime.
Ceci est mon histoire.
Une histoire de survie.
Une lettre de nulle part.

Mon livre préféré depuis… longtemps. Je l'avais lu la première fois en l'empruntant à la bibliothèque, puis une deuxième fois, et je l'ai réemprunté  je ne sais combien de fois tellement je l'ai adoré. Cette année, je l'ai reçu à Noël pour mon plus grand plaisir, et j'ai pu me replonger dans ce roman passionnant.

Gemma a 16 ans et doit embarquer dans un avion pour la Thaïlande avec ses parents. Seulement, une dispute éclate et Gemma décide d'aller boire un café. C'est alors qu'elle rencontre Ty, un jeune homme d'environ 25 ans, grand, blond, yeux bleus. Il lui propose un café, elle accepte. Et là tout s'écroule. Gemma est enlevée, arrachée à tout ce qu'elle connaissait, et atterrit dans le bush australien. Lorsqu'elle se réveille, seul Ty est à ses côtés. Ty et l'immensité du désert.

Le livre est basé sur le ressentit de Gemma, adressé à Ty, son ravisseur. Le roman ne comporte donc aucun chapitre, mais cette particularité ne m'a absolument pas gênée dans ma lecture car si j'avais pu, je l'aurais lu d'une seule traite, oui même 5 lectures après. L'histoire est très prenante, on veut savoir ce qu'il va arriver à l'héroïne et au fil de l'histoire, je voulais toujours en savoir plus sur Ty. Un aspect très bouleversant selon moi. Je me suis attachée au ravisseur.

Le décor est très bien décrit. L'auteur a fait un travail énorme pour nous plonger dans le bush, et on se voit aux côtés des deux personnages. J'ai d'ailleurs une vision très nette de la maison où vivent Gemma et son ravisseur ainsi que des Différents. Cet endroit m'a fait rêver, oasis au milieu du désert. Gemma et Ty sont tout les deux des personnages attachants. Bien sûr, au début, nos regards se portent sur Gemma, elle est la victime, et on déteste Ty, évidemment. Et pourtant, mon personnage préféré est Ty. Comme je le disais, je me suis attachée à lui et sincèrement, je ne pense pas qu'on puisse faire autrement lorsqu'on referme le livre. Et je pense que c'est là, le plus beau coup de théâtre de Lucy Christopher. Ty est le méchant ravisseur qui enlève une jeune fille de 10 ans de moins que lui, on devrait le détester. Mais je ne peux pas. C'est bouleversant et magique à la fois. J'aurais tellement à dire sur lui, j'en arriverait même à prendre sa défense. Mais je ne peux rien vous dire, juste vous conseiller de lire son histoire et de vous faire emporter vous aussi par des sentiments inimaginables.

Une histoire bouleversante, qui me fait pleurer à chaque fois et qui montre que le monde n'est pas noir ou blanc. Ty en est la preuve. Il est certes différent, peut être même un peu dérangé, mais certains de ses actes sont de la poésie pure.
 
 
P.S : Cette fois-ci la chanson est… du silence. Surprenant je trouve. Mais je n'arrivais pas à me décider et j'ai réalisé que le livre me faisait redécouvrir le silence, mais le silence du désert, du bush… 

Je vous mets quelques liens pour aller plus loin après la lecture mais je n'en dit pas plus car ils sont assez révélateur du dénouement. Si vous n'avez pas encore lu le livre et que vous ne voulez pas être spoilé, ne cliquez pas ! Sinon, c'est ICI et LA !

vendredi 20 février 2015

Chronique • Pierre contre ciseaux - Inés Garland

Titre : Pierre contre ciseaux
Auteur : Inés Garland
Édition : Ecole des loisirs
Collection : Médium
Sorti en : 2009
Prix : 16 €
Nombre de pages : 228
Genre : Jeunesse, drame
Traduit par : Sophie Hofnung (titre original "Piedra, papel o tijera")


 
"Il ne restait plus que ses yeux et je voyageais en eux vers un espace infini."

Résumé :
Alma habite à Buenos Aires. Chaque week-end, elle retrouve Carmen et Marito dans une île du delta. Avec eux, elle découvre la liberté, l'amour et la vie dure.
Mais le coup d'État du 24 mars 1976 et l'instauration d'un régime de terreur les éloignent. Le temps de l'innocence où on pouvait tout résoudre en jouant à pierre, feuille, ciseaux est révolu.
Marito l'aide à ouvrir les yeux. Révoltée et amoureuse, Alma se dégage de la gangue familiale, de son égoïsme de nantis, découvre la lutte sociale, mais aussi le visage hideux de la violence politique. Et la tragédie s'invite dans leur vie.
Une magnifique histoire d'amours impossibles et de rêves qui se perdent dans les eaux troubles du fleuve et dans les heures noires de l'histoire de la dictature argentine.

J'ai emprunté ce livre à la bibliothèque, attirée par la couverture et le titre. Je l'avais légèrement oublié durant le challenge mais à chaque fois que je voyais la couverture, j'avais très envie de le lire.

Nous suivons Alma, un jeune fille qui raconte son passé, son enfance passé dans une île d'Argentine, aux côtés de Carmen, Marito, Tordo, dona Angela, la Hongroise… J'ai beaucoup aimé son point de vue, je me suis très rapidement attachée à elle, c'est une héroïne très sensible. Le déroulement sur plusieurs années m'a semblé parfait. On apprend à connaître Alma, à la comprendre, on vit dans son univers. On la voit grandir, s'épanouir, vivre.

Je n'ai pas trouvé de réelle action dans la première partie. On suit simplement Alma dans ses journées, ses émotions, ses jeux avec Carmen et Marito, ses peurs et craintes, ses envies… Cette absence ne m'a absolument pas dérangée. Alma est à elle seule le fil conducteur de cette histoire. Elle la mène à bout sans fausses notes. La seconde partie est un peu plus dans l'action, même si Alma n'y est pas au cœur. J'ai aimé cette fluidité, cette façon d'écrire si simple, si proche des émotions et du cœur. Pas besoin de tenir le lecteur en haleine, il tient tout seul, attaché aux personnages, à l'île et à la douceur des mots. J'avais l'impression de vivre sur l'île, j'ai voyagé jusqu'en Argentine, vivant auprès d'Alma.

Ce livre m'a réellement bouleversée. Depuis que j'ai tourné la dernière page, je n'arrête pas d'y penser. L'histoire est d'autant plus touchante que nous suivons Alma depuis son enfance, nous avons appris à la connaître, j'avais l'impression de lire l'histoire d'une amie. L'histoire d'Alma n'est peut être pas vraie mais des personnes ont vécu ça. Elles ont vécu la vie d'Alma. Ce livre leur rend un hommage magnifique. Je ne sais pas quoi dire sur les émotions que j'ai ressenties, tant j'ai été émue et touchée par ce roman.

Plus qu'un coup de cœur, Pierre contre ciseaux est du cristal, de la poésie sur une vie.



P.S : Un chanson sur "los desaparecidos", enlevés pendant la dictature argentine, quoi de mieux pour illustrer ce roman au cœur de l'Histoire.


Note de l'éditeur sur la dictature en Argentine
(Pierre contre ciseaux, Inès Garland, Ecole des loisirs.)