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mardi 25 août 2015

Entre nous • J'ai rencontré Dali en Espagne

Au détour des ruelles et des rires de la rue, j'ai fait une rencontre surprenante, différente de celles que l'on peut vivre à la terrasse d'un café mais tout aussi passionnante, découvrant un nouvel univers, un brin de folie dans les cheveux. J'ai rencontré Salvador Dali.
 
"Au début des années 60, lors d'un bel après-midi, M. Ramon Gardiola, maire de Figueres en Catalogne, prend son courage à deux mains et va voir M. Salvador Dali. Arrivé devant sa porte, M. Gardiola, impressionné par l'artiste et ses œuvres, hésite à frapper. Pourtant, il est bien décidé à faire part de sa requête au grand homme. M. Gardiola inspire alors et frappe un grand coup à la porte. M. Dali, qui prenait son petit-déjeuner -oui, à cette heure, vous savez la vie d'artiste...- lui ouvre la porte, chaussons aux pieds et moustache de travers. M. Gardiola, craignant que sa détermination ne lui face défaut, rompt le silence d'une voix qu'il juge beaucoup trop aiguë :
- Bonjour M. Dali, j'admire votre travail et aimerait que vous fassiez don d'une de vos œuvres au musée de l'Empordà. -à lire très très vite, sans marquer de pause, il faut dire que M. Gardiola avait fait plusieurs années de chant durant son enfance et qu'il avait acquis un souffle important-.
M. Dali, surpris par le débit de parole de son visiteur ne compris pas immédiatement et son regard se perdit au travers des bateaux de pèche qui bordaient le large, comme une mère veillant sur son enfant. Puis, tout à coup, il écarquilla les yeux, comprenant alors la demande de M. Gardiola. Ce-dernier eu peur d'avoir trop demandé à cet homme si surprenant, et c'est lorsqu'il était près à faire ses adieux et tourner les talons que M. Dali s'exclama :
- Ce n'est pas d'une œuvre dont je vous ferais don, mais d'un musée tout entier où le visiteur pourra à sa guise arpenter les couloirs pour découvrir ce qui me passionne !" 

Une pièce extérieure qui m'a beaucoup plu, avec une verrière qui la sépare de la pièce suivante. J'ai trouvé l'œuvre de la voiture jolie et intéressante. En effet, lorsqu'il pleut dans la voiture, le parapluie à l'extérieur de la voiture.




Cette très grande pièce est au cœur du musée, elle dessert les autres salles, notamment la crypte. De nombreuses œuvres y sont exposées sous la lumière de la coupole. Salvador Dali repose au centre de la pièce, bercé par cette lumière éternelle.
 
En vrac : un dos nu de Gala, un dragon-caducée, un visage de femme étrange, une sculpture en petite cuillère, une toute petite toile très détaillée, la fameuse œuvre des horloges molles, une peinture de plafond, une salle de bain renversée, un éléphant-bijoux, une œuvre à regarder dans une bouteille, une peinture mélancolique. (cliquer sur l'image pour agrandir la photo)

La maison de Dali à Cadaqués où j'ai décidé de situer le petit récit précédent. 

Les informations que j'ai utilisé pour rédiger la petite histoire entre M. Dali et M. Gardiola proviennent d'ici : Histoire du Théâtre-Musée Dali. Les montages ont été réalisés par mes soins et les photos ont été prises par ma maman et mon copain, sauf la photo de Dali que j'ai trouvée sur Google.

samedi 14 mars 2015

Chronique • Racines de Sable - Isabelle Guigou

 
Titre : Racine de Sable
Auteur : Isabelle Guigou
Édition : Le verger des Espérides
Collection : Humanistes en verve !
Sorti en : 2010
Prix :  16 €
Nombre de pages : 159
Genre : Jeunesse, historique
Traduit par : /

Chanson : Mes Racines - Renan Luce




"J'ai deux familles et je serais l'enfant de tout un peuple ; je chanterais le soleil retrouvé, et le fouet des pluies qu'il a dû affronter."

Résumé :
Slimane sait qu'il a été recueilli pendant la guerre qui a opposé la France et l'Algérie. A l'adolescence, il refait le trajet qui l'a mené de son village d'origine à Bou-Saâda. En chemin, il multiplie les rencontres et partage des petits bouts de vie avec des personnages très différents. Toutes ces rencontres l'aident à grandir, à comprendre que nous cherchons tous, d'une manière ou d'une autre, à savoir qui nous sommes vraiment.

Attirée par la poésie du titre, l'originalité de la typographie, sorte de carnet de bord de voyage, j'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir cette histoire.

J'ai beaucoup aimé le fait que l'auteure est repris un témoignage, fait de la biographie quelque chose plus romancée. Ce fait permettait de garder une lecture fluide, peut être moins dure, tout en gardant à l'esprit que c'est l'histoire d'un homme et celle de plusieurs autres. Malgré toutes les duretés dénoncées, l'auteur réussit à garder une certaine finesse, une pudeur pour ne pas prendre parti.

Les personnages sont touchants, ils ont tous une profondeur dans l'âme, une dimension que leur procure la réalité de ces hommes. La dureté de la vie offre des personnages hauts en couleur, vrais, authentiques. Les sentiments et les émotions portés par la récit magnifient l'histoire de Slimane. La réalité des faits et des hommes donne de la force aux mots. J'ai du mal à être critique sur l'histoire de la vie d'un homme, sur ce qu'il a subi et vécu, je ne peux pas juger la vie d'un autre, qui de plus a eu le courage d'affronter le regard des autres en témoignant. Cette histoire une leçon de vie, une leçon de courage, une leçon d'espoir.

L'auteure réussi à retranscrire la vie de Slimane avec beaucoup de pudeur et de sensibilité. Racines de Sable nous emporte au cœur des hommes.

P.S. L'attachement à nos racines que nous pouvons avoir nous font comprendre la volonté de Slimane de découvrir les siennes.

La guerre d’Algérie est une guerre qui, de 1954 à 1962, a opposé l'armée française à des insurgés nationalistes algériens regroupés dans l'ALN (Armée de libération nationale) encadrée par le FLN (Front de libération nationale).
La guerre est surtout due au refus des gouvernements français et des colons de remettre en cause les profondes inégalités civiles, politiques et économiques entre la population d'origine européenne et la population arabo-berbère de religion musulmane. Elle s'est déroulée en Algérie mais aussi en France métropolitaine (avec de nombreux attentats terroristes, assassinats et massacres de manifestants).
La guerre (appelée alors « événements d'Algérie ») a fait entre 500 000 à 1 million de morts. Elle a abouti, en 1962, à l'indépendance de l'Algérie et au départ précipité d'environ un million de « pieds noirs ». En France, la guerre a provoqué la disparition de la Quatrième République et son remplacement par la Cinquième République. Vikidia

mercredi 11 mars 2015

En pellicule • Yobi, le renard à 5 queues - Lee Dung-gang

Titre : Yobi, le renard à 5 queues
Réalisateur : Lee Dung-gang
Pays d'origine : Corée du Sud
Sorti en : 2007
Prix : 15 €
Durée : 1h25

Synopsis:
Yobi est un renard à cinq queues (cinq et non neuf comme dans la légende d'origine) qui, comme tous ceux de son espèce, peut vivre un millier d'années. Il vit sur une colline depuis des siècles, mais, un jour, est contraint d'aller vivre parmi les humains. Il prend pour cela la forme d'une jeune fille. Yobi sympathise rapidement avec Geum-ye, un garçon solitaire et le souffre-douleur de sa classe. Mais Yobi est traquée par un chasseur de renards qui dispose lui aussi de pouvoirs peu communs.

Lorsque Yobi décide d'aller à l'école pour retrouver un des petits extraterrestres(-peluches-trop-mignonnes) avec lesquels elle vit, elle se s'attendait pas à vouloir y retourner. A présent, elle doit cacher sa véritable identité pour que personne ne se doute qu'elle est un renard. Je trouve que les légendes asiatiques sont souvent très poétiques. J'aime les légendes en général, les histoires un peu magiques qui fondent un peuple. Si vous voulez plus d'informations sur la légende du renard à neuf queues, j'ai fait quelques recherches et j'ai trouvé cette page très complète : Nautiljon 
 
Je me suis très vite attachée à Yobi qui est une petite fille pleine de vie, entourée de ces extraterrestres rigolos. J'ai beaucoup aimé l'univers dans lequel elle évolue, cette espèce de cabane à la décoration très spéciale, mélange de nature et d'objets trouvés, perdue au milieu d'une clairière. La magie est bien intégrée, le spectateur n'est pas perdu, les choses sont cohérentes et bien développées, les indices donnés suffisent à la compréhension des évènements par la suite.  Au delà de la beauté graphique du film et de l'aspect magique, j'ai trouvé que les sentiments envoyés étaient très profonds, malgré le fait que l'histoire soit en large partie développée par des enfants. Je trouve que c'est là la plus grande réussite des animés : transmettre de véritables valeurs comme ici l'amitié. Les relations entre les personnages sont cohérents et naturelles, elles sont authentique.
 
La fin m'a un peu déçue, j'aurais peut être enlevé le tout dernier passage. J'ai trouvé qu'il effaçant quelque peu la beauté des évènements précédents mais ça n'altère pas mon visionnage, le film reste très bon malgré ce petit bémol.
 
De très belles images accompagnées de sentiments purs, une très belle découverte.