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vendredi 17 mars 2017

Chronique • Les Disparus du Clairdelune - Christelle Dabos

 
 
Madame l'écrivaine,
Comment vous expliquer à quel point j'ai été happée par votre livre ? Dès que je l'ai ouvert, j'ai été aspirée par votre histoire, vos personnages et votre univers et j'aurais aimé ne plus avoir a en ressortir. Comme je l'ai dit pour votre premier tome, personne ne devrait se laisser décourager par la taille de votre roman. Je sais que pour certains lecteurs, la taille est un facteur de choix, mais bon sang, quelle erreur face à votre roman ! Je l'ai absolument dévoré et cela m'a fait un bien fou. J'ai adoré retrouver les personnages, je suis toujours autant attachée à Ophélie et Thorn m'intrigue de plus en plus. Dans le premier tome, j'avais regretté son absence. Autant vous dire que j'ai été ravie de voir qu'il était bien plus présent dans le deuxième volume. J'ai trouvé que la relation entre les deux personnages évoluait avec le bon rythme. Il y a des scènes que j'ai été surprise de voir arriver au moment même où j'en ressentais le besoin. Le timing était parfait.
Pour ce qui est de l'intrigue, j'aime beaucoup votre façon de la mener, un peu à la manière d'Harry Potter qui résout un mystère à chaque tome mais qui poursuit sa quête tout au long de la saga. J'ai vraiment aimé qu'on puisse avoir assez d'éléments pour comprendre et résoudre certains mystère. Le fait qu'il n'y ait pas juste l'enquête principale permet au lecteur de ne pas ressentir trop de frustration face à l'incompréhension. La frustration est bien dosée et il y en a juste assez pour attendre avec impatience le tome suivant sans pour autant vous détester de nous laisser dans un flou total. De plus, le suspens est vraiment bien mené dans ce deuxième tome. J'avais toujours envie de savoir. Plus. Au début, j'avais un peu peur de ne pas réussir à m'investir totalement dans l'intrigue parce qu'avec un univers aussi étendu, il est difficile de ne pas se perdre. Mais c'est là que réside, pour moi, une de vos plus grande qualité d'écriture : vous réussissez à nous réexpliquer des choses sans que se soit lourd, sans qu'on est l'impression que se soit un rappel. J'ai vraiment apprécié cela parce que cela m'a permis de me replonger dans La Passe-miroir sans aucun soucis et sans avoir une impression de longueur.
Merci madame l'écrivaine, j'ai été ravie du début à la fin.

 

samedi 25 février 2017

Chronique • Et mes yeux se sont fermés - Patrick Bard


 
Monsieur l'écrivain,
Le thème de votre livre m'a attirée. Je pense que le terrorisme est aujourd'hui un thème qui touche tout le monde. A présent, on vit avec et certains enfants sont désormais né sans connaître autre chose que l'état d'urgence. Votre livre tente de comprendre et je pense que c'est important. Le roman chorale permet de confronter les avis et je trouve que c'est un très bon moyen de traiter de ce sujet. Cela vous permet de rester objectif tout en présentant les différents points de vue. C'est au lecteur à faire la part des choses entre les réactions des proches de Maëlle et celles des jeunes embrigadés. Je pense que c'est ce qui m'a le plus plu, d'être moi-même confrontée à différents points de vue. Vous n'êtes pas moralisateur et je n'ai pas eu l'impression de lire un sermon. Vous rendez compte de cet évènement et c'est déjà bien suffisant pour faire comprendre toute la complexité de l'embrigadement.
Toutefois, j'ai parfois eu du mal avec certaines choses. Je sais que cela découle de ce choix de faire parler Ayat, jadis Maëlle, au même titre que les autres mais j'ai parfois été dérangée. J'ai ressenti des émotions contradictoires et j'ai été plongée dans un paradoxe. Je voyais à quel point la jeune fille était persuadée de faire le bien avec ce choix mais j'étais repoussée par l'idée de comprendre. Je n'avais pas envie de me solidariser à elle parce que je ne peux bien évidemment pas cautionner son choix. Mais peu à peu vous nous plongez dans ce sentiment d'incertitude, de compassion envers Maëlle qui pense sauver le monde. C'est un sentiment que j'ai eu beaucoup de difficulté à accepter. A présent, je comprends que c'est important de comprendre pour pouvoir aider.
Merci monsieur l'écrivain. Vous m'avez parfois mise dans une situation difficile que j'ai eu du mal à accepter. Mais après tout, c'est le rôle de l'écrivain de nous bousculer.

 

samedi 11 février 2017

Chronique • Les belles vies - Benoît Minville


 
Monsieur écrivain,
Votre roman est d'une douceur folle. Malgré le passé difficile de chacun de ces enfants de la DDAS, vous illuminez vos pages d'un petit soleil. J'ai vraiment apprécier passer du temps en compagnie de ces personnages. Chacun renferme en lui une histoire profonde mais vous ne vous sentez pas obligé de nous l'exposer en détail. On sait simplement ce qu'il suffit de savoir pour les comprendre et c'est parfait. Comme dans la vraie vie en fait : vos personnages sont vivants mais n'ont pas besoin de le prouver pour l'être. Il y a une telle diversité dans ces enfants qu'il peut sembler surprenant de s'attacher à tous. Pourtant, ils m'ont tous bouleversée. J'étais avec eux, dans cette grande maison, durant tout l'été. Je n'ai pas eu du mal à m'imaginer les lieux, les personnages, les évènements. Ils étaient là, tout simplement.
Vous abordez des sujets variés et parfois difficile, comme les enfants maltraités, mais vos personnages ne suscite pas la pitié. Seulement la compassion. Tonton et Tata sont deux personnages incroyables. Ils se complètent parfaitement dans leur bonté et leur amour. Toujours présent, jamais à l'excès, ils ont une place centrale dans votre roman. Les liens entre les enfants gravitent autour d'eux sans qu'ils en soient directement responsables. Toute cette douceur existe grâce à eux mais elle est portée par tous les autres. Et cette ambiance un peu intime suffit à porter votre histoire. Il n'y a pas de quête principale, seulement des évènements quotidiens qui s'enchainent mais c'est ce qui fait votre force.
Merci monsieur l'écrivain, j'ai passé un incroyable été en plein hiver.

jeudi 29 décembre 2016

Bulle • California dreamin' - Pénélope Bagieu


 
Madame la bédéiste,
J'avais entendu de nombreux avis positifs sur votre livre, et aimant beaucoup la chanson des Mamas & Papas, j'ai eu envie de découvrir votre bande-dessinée. J'ai d'abord été assez surprise de vos dessins qui donnent une impression d'inachevé mais j'ai fini par m'y faire et à apprécier le graphisme. Je trouve qu'il s'accorde très bien avec l'époque et le thème de la BD. Je ne m'attendais pas à grand chose en commençant votre livre, ce qui fait que, n'ayant pas d'attentes particulières, j'ai été réceptive à votre angle d'approche. Il est difficile de juger l'histoire d'une biographie étant donné qu'il s'agit de la vraie vie et que la vraie vie ne se prête pas toujours à un scénario fantastique. Malgré tout, je pense que vous avez choisi la bonne approche pour qu'il y est un véritable intérêt. J'ai appris des choses sur le groupe de façon très agréable. J'ai beaucoup aimé le personnage d'Ellen. Son extravagance est très attachante. D'une façon générale, tous les personnages sont attachants et vos dessins leur donnent beaucoup de relief. Ils sont parfaitement reconnaissables et vous avez su récupérer chez chacun un détail qui permet de l'identification.
Merci madame la bédéiste, j'ai beaucoup aimé votre travail et votre style graphique qui change de ce que je peux voir habituellement.
 

mercredi 28 décembre 2016

Chronique • La fille mirage - Elise Broach


 
Madame l'écrivaine,
C'est avec beaucoup d'envie que je me suis plongée dans votre roman. Il me paraissait prometteur avec une thématique que j'adore, le road-trip, qui plus est accompagné d'une quête. Malgré tout, j'ai ressenti une pointe de déception lors de ma lecture. Les éléments que j'attendais sont là mais tout m'a semblé un peu trop simple, autant dans le déroulé des actions que dans la construction des personnages. Je ne peux pas dire que je me suis ennuyée parce qu'il n'y a pas de moment de flottements, les personnages sont toujours dans l'action et l'enquête donne un bon rythme au livre. La lecture se fait rapidement et aisément et c'est vraiment un bon point. Une autre chose que j'ai aimé, c'est la façon dont vous faites évoluer les relations sentimentales. Malgré le fait que la romance prenne finalement une place assez importante, j'ai apprécié que vos personnages vivent l'amour compliqué. Dans la vraie vie, les gens ne tombent pas amoureux simplement. Et cela se voit dans votre roman. L'amour est dur, avec qui que se soit et à tous les âges.
Toutefois, malgré ces points positifs, je n'ai pas pu faire abstraction de mon incompréhension face aux personnages. J'ai trouvé Jamie absent, que Kit avait des réactions étranges et que Luce était inconsciente. Je veux bien accepter le fait qu'elle n'a que 14 ans mais je l'ai parfois trouvé trop naïve, trop insouciante alors qu'elle fait preuve de maturité face à certains évènements. J'ai trouvé que les personnages étaient trop masqué par l'enquête et à mon goût, celle-ci ne sert pas assez à les révéler.
Merci madame l'écrivaine, je n'ai pas réussi à faire abstractions de ces points que j'aurais aimé voir plus développés, j'ai passé une agréable lecture.
 
 

jeudi 22 décembre 2016

Chronique • Juste la fin du monde - Jean-Luc Lagarce


 
Monsieur l'écrivain,
Je tiens d'abord à m'excuser car je pense ne pas avoir saisi toute la tension dramatique et la beauté poétique du texte. En vérité, je pensais que votre texte serait beaucoup plus abordable. Je n'ai pas vu l'adaptation de Xavier Dolan au cinéma ainsi, ma vision n'a pas été altérée par la sienne. En un sens, c'est une bonne chose, en l'autre, procéder à ma lecture avec une idée déjà formée m'aurait peut-être aidé à mieux appréhender le texte. Votre style est incroyablement complexe. Je suis certaine qu'il y a un enjeu théâtral derrière celui-ci mais j'ai tellement été freinée par la composition que j'ai eu beaucoup de peine à accéder au fond. On m'a dit que votre histoire était forte et touchante et je l'ai ressenti à certains moments mais à chaque fois, j'ai été rattrapée par la forme. Il y a beaucoup de distance entre le lecteur et les personnages. Je n'ai pas réussi à les comprendre et les concevoir.
Merci monsieur l'écrivain. Je m'excuse de cette critique si légère mais votre écriture m'a trop tenue à distance. Le théâtre se joue et ne se lit pas me diriez-vous et vous avez raison, je devrais voir votre pièce.
 
 

lundi 19 décembre 2016

Chronique • Bleu saphir - Kerstin Gier


 
Madame l'écrivaine,
Après le tome 1, j'ai rapidement eu envie de lire la suite de la Trilogie des gemmes. Ce deuxième tome me parait légèrement au-dessus du premier. Effectivement, j'ai été contente de voir que les sauts dans le temps étaient plus fréquents. Pour moi, ils sont au cœur de votre trilogie et il est important de les exploiter au maximum. Dans Bleu saphir, l'intrigue est toujours très bien menée. Je dois cependant avouer que je ne sais pas où vous voulez nous mener. Grâce aux prologues et aux épilogues, je pense bien avoir une saisi quelques détails mais je n'arrive pas à démêler le sens des indices que vous disséminez. J'ai d'ailleurs ressenti quelques lenteurs parfois lorsque je me sentais trop mise à l'écart. Malgré tout, vous savez quand relancer l'action pour ne pas que ces moments de flottement durent trop.
Au niveau des personnages, j'ai l'impression de ne pouvoir me fier qu'à Gwendolyn. Tout le monde me parait suspect, sauf peut-être Xemerius qui apporte beaucoup d'humour et de relativisme. Je trouve que les personnages qui gravitent autour du duo sont trop peu développés. Ils manquent un peu de saveur et j'ai l'impression que beaucoup font l'office de figurants. Même certains personnages clefs manquent de charisme et j'ai du mal à les différencier des uns des autres. Je trouve cela dommage car cela ralenti la lecture. Toutefois, l'intrigue est assez solide pour me convaincre de continuer. J'apprécie beaucoup le sujet et je pense que c'est le point fort de votre roman.
Merci madame l'écrivaine, il me tarde d'avoir les réponses à toutes ces questions, j'espère que le troisième tome réunira la puissance de l'intrigue et la qualité des personnages.
 

vendredi 16 décembre 2016

Chronique • Notre-Dame de Paris - Victor Hugo


 
Monsieur l'écrivain,
Comme beaucoup aujourd'hui je pense, je me suis lancée dans la lecture de votre roman avec pour seul filet l'adaptation de Disney. Autant vous dire que ça ne m'a pas vraiment aidée, ou alors seulement pour sourire des transformations opérées. Malgré le fait que je savais que votre roman était un éloge à la grande cathédrale de Paris, je pensais que le récit serait beaucoup plus présent. Au début, j'ai vraiment été déroutée par la présence si faible de l'histoire. La petite histoire est sans cesse entremêlée avec la grand Histoire et c'est elle qui prend le dessus. J'ai énormément appris en vous lisant. Votre écriture est poétique mais elle est légère et n'est pas difficile à suivre. Le style est empreint d'humour et la lecture se fait assez facilement. Malgré tout, j'ai été parfois submergée par le flot incessant d'informations. Je me sentais engloutie par toutes ses références que je ne connaissais pas et je décrochais parfois lorsque je me sentais trop en deçà de vos références intellectuelles et culturelles. J'étais frustrée et en colère contre moi de ne pas tout comprendre.
Heureusement, même si elle est peu présente, l'histoire m'a permis de m'accrocher et de poursuivre ma lecture. Et puis, je l'avoue, c'était aussi un peu par fierté personnelle. Plusieurs récits s'entrecroisent et même s'il est parfois difficile de les joindre tous entre eux, le lien est bien évidemment très bien fait. Tout est écrit en prévoyance de la suite et rien n'est laissé au hasard. Mais bien sûr, on ne peut pas douter de vous sur la qualité de vos écrits. C'est pourquoi je vais m'adonner à un jugement plus personnel sur les personnages. J'ai été incroyablement surprise. Ils ont tant de profondeur ! Je suis certaine que vous seriez amusé de voir le côté manichéen du dessin-animé. J'ai beaucoup apprécié Gringoire qui est le personnage le plus fidèle à ses principes finalement. Je n'ai pas trouvé qu'Esméralda est une grande saveur, je pense que son intérêt réside plus dans la situation qu'elle apporte que dans son développement. La plus grande surprise m'a été octroyée par Frollo. J'ai été étonnée de ressentir de l'empathie envers lui. Il a une si grande palette d'émotion que j'avais l'impression qu'il allait se matérialiser devant moi. Je l'ai tantôt aimé, tantôt détesté, parfois compris... C'était pour moi impensable d'être aussi attachée à ce personnage et pourtant, vous l'avez fait.
Merci monsieur l'écrivain, je suis triste de ne pas avoir eu le bagage nécessaire pour toujours vous suivre mais je suis heureuse d'avoir lu votre roman et connaître enfin la véritable histoire.
 
P.S. Bruno Pelletier est notre Gringoire. Cela doit vous surprendre mais j'espère que vous appréciez.
 

samedi 26 novembre 2016

Chronique • Rouge rubis - Kerstin Gier



 
Madame l'écrivaine,
Après plusieurs hésitations, je me suis finalement décidée à me lancer dans Rouge rubis. J'avais peur que l'histoire soit trop axée sur la vie de Gwendolyn au lycée et même si l'intrigue me plaisait bien, j'avais quelques réticences. Effectivement, j'ai ressenti parfois quelques lenteurs lors de ma lecture. Les passages au lycée m'ont assez ennuyée mais je dois avouer que l'idée générale m'a permis de poursuivre ma lecture plus facilement. La légère tension présente au début permet de donner du rythme au roman. J'ai beaucoup aimé l'ambiance qui règne chez Gwendolyn qui vit dans ce manoir un peu décalé de la réalité, comme conservé d'une autre époque. Mais ce qui m'a le plus plu, ce sont bien évidemment les voyages dans le temps. Bien que pour l'instant, je trouve qu'ils ne sont exploités qu'assez peu, j'ai adoré les préparatifs et les secrets autour des Veilleurs. La dernière partie, beaucoup plus riche en action, a finit de me convaincre et j'ai pu refermer le livre avec la certitude de lire la suite.
Cette envie de poursuivre la lecture a également été alimentée par les personnages. J'ai vraiment beaucoup apprécié Gwendolyn et Gidéon. Malgré le fait que je trouve que les liens entre eux évoluent trop vite - je m'accommodais très bien de leurs piques incessantes qui étaient empreintes de beaucoup d'humour - j'apprécie qu'ils évoluent ensembles. Ils forment un duo parfait. Chez Gwendolyn, j'aime sa sensibilité et son sens de d'humour, chez Gidéon, j'apprécie sa verve et son arrogance qui me fait beaucoup sourire. Je ne me suis pas vraiment attardés sur les personnages qui gravitent autour d'eux mais je pense que certains méritent d'être approfondis et j'espère retrouver James ou la vieille tante de Gwendolyn par exemple.
Merci madame l'écrivaine, malgré un début assez mitigé, j'ai finit par apprécier ma lecture plus que ce que j'attendais.
 

samedi 12 novembre 2016

Chronique • Celle qui sentait venir l'orage - Yves Grevet


 
Monsieur l'écrivain,
J'ai été surprise par le thème de votre livre. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre et la surprise a été bonne. L'environnement assez médical et l'ambiance étrange et mal aisante m'ont beaucoup fait penser au Visage de Sara bien que l'histoire soit totalement différente. Votre roman est un livre d'ambiance, surtout dans la première partie. Il s'agit de celle que j'ai préférée car la situation est remplie de secrets, de cachoteries et de questions. On ne connaît pas vraiment Frida, on se doute que le docteur est un personnage louche et on ressent la pression. C'est trépident et j'avais une espèce de curiosité morbide à vouloir savoir ce qu'allait réserver le médecin à notre héroïne. C'est cette curiosité mal placée qui m'a fait ressentir le même sentiment que lors de ma lecture du livre de M. Burgess. Vous avez une tel aisance à décrire des actes effroyables, votre écriture se fait presque scientifique à ces moments-là, épousant parfaitement les instants d'horreurs. Malgré les propos qui peuvent se faire crus, je tiens à souligner que vous préservez tout de même le lecteur afin que la lecture soit juste dérangeante sans être glauque. Pour moi, c'était le juste milieu parfait.
Passé cette première partie auprès de personnages aux allures de savant fou, j'ai abordé la deuxième partie avec un peu plus de réticences. J'étais très heureuse d'apprendre plus de la vie de Frida qui est un personnage qui m'a totalement passionnée. C'est une fille incroyablement courageuse, indépendante et intelligente. Elle est très agréable à suivre car malgré son sang-froid quasi-constant, elle montre parfois ses faiblesses. Toutefois, l'ambiance pesante qui me plaisait beaucoup est devenue beaucoup plus sûre même si la menace reste bien présente. De plus, je n'ai pas trouvé que l'arrivée des nouveaux personnages amenait une nouvelle dynamique. Le récit restait agréable à suivre mais il me manquait cette tension du début, cette menace constante. Je ne me suis pas réellement attachée à ces nouveaux personnages et bien que les premiers étaient affreusement fous, ils m'intriguaient et me passionnaient d'avantage. En revanche, j'ai beaucoup apprécié le dénouement qui est riche.
Merci monsieur l'écrivain, votre livre m'a vraiment fait frémir devant cette histoire de savant fou.

 

dimanche 6 novembre 2016

Bulle • Peau neuve - Elise Griffon



 
Madame la bédéiste,
Votre bande-dessinée n'est pas seulement un livre sur le naturisme et le harcèlement. Non, c'est une porte vers l'adolescence. Vous peignez ce stade de la vie avec une vérité majestueuse. C'est ce qui m'a le plus plu, votre manière de faire de l'anecdote une vérité. Le harcèlement est présent, c'est un des principaux sujet, mais il n'est pas envahissant. Il laisse de la place à la douceur, à la fragilité, à l'émotion. Et ceci est permis par les flash-backs. Je ne vais pas vous le cacher, ils ont été mes moments préférés. Suivre Laura dans son quotidien de vacances sur le bord de l'océan était reposant. C'est doux et fragile. C'est beau. Comment apprécier les abords froids et mornes du collège après ça. Le travail des couleurs collabore d'ailleurs à cet effet. Les couleurs des vacances sont chaudes et enveloppantes tandis que les couleurs de la ville sont d'un terne que seul le manteau rose de Laura parvient à trancher. Comme un signe annonciateur de sa différence. Dans une société qui condamne la différence, vous montrez  grâce au naturisme l'importance de s'accepter, le caractère primat de cette acceptation que l'enfant fait naturellement. Le message est fort mais la fin m'a laissée dubitative. Je l'ai trouvé peut-être un peu brusque et même si la dernière image est forte et illustre bien la délivrance et l'acceptation de soi, j'ai eu l'impression que ce bon en avant desservait un peu votre propos. Malgré tout, j'ai refermé le livre avec beaucoup d'affection pour Laura qui se trouve dans la spirale changeante de l'adolescence mais qui au fond reste elle-même.
Merci madame la bédéiste, votre livre a une douceur incontestée qui témoigne de la dureté de l'adolescence.
 
 

vendredi 4 novembre 2016

Chronique • A ce stade de la nuit - Maylis de Kerangal

 
 
Madame l'écrivaine,
Je ne peux pas réellement dire que j'ai lu votre livre. Non, je l'ai plutôt picoré. Certains passages lus par mon professeur en atelier d'écriture, les autres savourés durant le temps de flottement entre écriture et lecture. Je ne sais pas si c'est la meilleure manière de le lire, mais c'est une manière que j'ai beaucoup appréciée. Je pense qu'elle se prête à votre façon d'écrire, comme sur le motif. Mon professeur aime beaucoup les fantômes, j'ai cru comprendre que vous aussi. Lampedusa provoque en vous une nuée de fantômes en tout genre. Vos fantômes. Que vous partagez gracieusement avec nous. Votre style pourrait faire penser à un exercice d'écriture mais je ne l'ai pas ressenti comme tel. J'ai aimé votre écriture, votre choix des mots, la sensibilité et la douceur qui s'en dégageait. A ce stade de la nuit est un petit bijou de souvenirs condensés. Je ne saurais dire quel est le sentiment qui m'a envahi mais malgré les débuts difficiles du sujet, je le suis sentie bien. J'avais l'impression de vous connaître et de partager vos divagations au cours de la nuit.
Merci madame l'écrivaine, il règne une fragilité dans votre livre, écrit sur les lignes de la nuit.
 

mercredi 26 octobre 2016

Chronique • Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur - Harper Lee

 
 
Madame l'écrivaine,
Vous suscitez énormément de respect en moi et je ne sais pas vraiment comment commencer. Vous avez écrit un chef d'œuvre de la littérature et je ne vous ai jamais étudié, je ne connais rien de vous mis à part ce roman que vous avez écrit. Je pense sincèrement qu'on ne peut pas passer à coté de votre livre. Il est tant cité dans la littérature jeunesse américaine qu'il est impossible de ne pas vouloir le lire à un moment. Et en plus de cela, votre roman est incroyable. La toile de fond sur les années 30 et la ségrégation pose parfaitement le contexte sans donner un coté trop froid et dur au récit. Vous vous attachez d'avantage à des détails de la vie quotidienne de Jem et Scout et c'est ce qui fait la force de votre roman. Bien sûr, j'ai attendu le procès avec une grande impatience, parce qu'on a un peu l'impression que tout tourne autour de cette action, mais finalement, c'est bien plus que ça. J'ai aimé la douceur de votre récit à travers les yeux de l'intrépide Scout. J'avais l'agréable impression de contempler une vieille photo un peu jaunie par le temps. Tout défilait sous mes yeux avec ce filtre doré et je me suis délectée de cette impression.
Le fait que le récit soit porté par Scout sert beaucoup à l'histoire. La lecture est facile, rapide et souvent amusante. Scout est un personnage espiègle, courageux et qui n'a pas froid aux yeux. Je me suis vraiment attachée à elle, à sa manière de voir le monde, à sa lucidité pour son âge. Jem n'est pas si différent de ce protrait même s'il connaît une évolution plus marquée. En effet, il gagne beaucoup en maturité et en sagesse et je suis contente que Scout n'est pas connu une évolution si grande car je pense que le récit aurait perdu en fraicheur. Elle est authentique jusqu'au bout et porte vraiment très bien le récit.
Merci madame l'écrivaine, je ne sais pas quoi dire de plus sur votre roman tant il est une expérience à vivre.

 

vendredi 14 octobre 2016

Chronique • Cress - Marissa Meyer

 
 
Madame l'écrivaine,
Malgré le fait que j'ai mis assez de temps pour lire votre roman, j'ai passé un agréable moment. Alors, certes, cette lecture m'aura occupé quelques semaines, notamment à cause de la reprise des cours et des lectures qui vont avec, mais aussi à cause de quelques défauts qui m'ont ralentie, mais j'ai vraiment été ravie de retrouver vos personnages. Je me suis rapidement attachée à Cress, beaucoup plus rapidement qu'à Scarlet envers qui je ne ressens pas de grandes émotions. J'ai aimé la naïveté de ce personnage, sa douceur et sa façon de découvrir le monde. Elle est touchante de part son passé mais aussi grâce à toute la pureté qu'elle dégage. Malgré tout, Cinder reste mon personnage favori et je pense que c'est dû au fait qu'on suive ses aventures depuis le début. Pour ce qui est des autres personnages, j'ai apprécié qu'on s'attarde plus sur Thorne et j'ai aimé en apprendre un peu plus sur lui. Je trouve que son évolution est lente mais très intéressante. Iko me fait toujours autant sourire et je ne tarirais pas d'éloge sur Kai.
Malheureusement, j'ai été un peu déçue au niveau de l'action. Pour ce troisième tome, le découpage m'a laissée assez perplexe. En effet, je trouve qu'il sépare trop les personnages, ce qui a vraiment freiné ma lecture. Au lieu de me pousser à avancer pour savoir ce qui allait arriver aux personnages aux chapitres suivants, il m'entraînait à fermer le livre, sachant que l'action allait changer de lieu. De plus, je pense que trois tomes sont suffisant pour s'emparer de la mécanique de réécriture et cela ne m'a pas demandé beaucoup d'effort pour trouvera l'identité de Winter et de son prince. J'aurais bien-sûr aimé avoir un peu plus de surprise mais je pense que votre choix est tout à fait judicieux, j'en reparlerai sûrement lors de ma critique de Winter. Toutefois, la mise en danger et les rebondissements très présent au début et à la fin du livre réussissent à sauver l'action et j'ai finit ma lecture avec beaucoup de plaisir.
Merci madame l'écrivaine, les quelques défauts de ce troisième opus le rende à mes yeux un peu moins bon que les deux précédents, mais il n'en reste pas moins très agréable à lire et très prenant.

samedi 24 septembre 2016

Chronique • Hunger Games T3 - Suzanne Collins


 
Madame l'écrivaine,
J'avais très envie de me replonger dans l'univers des Hunger Games et enfin savoir le sort qui était réservé aux personnages. Ce troisième tome promettait de nombreux retournements et beaucoup d'action. Il est vrai qu'à ces niveaux, je n'ai pas été déçue. Si le rythme est assez lent au début, à cause du nouvel environnement dont la description m'a brièvement rappelée celle du Mont Weather dans Les 100, il finit par devenir bien plus soutenu comme à son habitude. Les retournements de situation sont assez incroyables, la menace pèse sur tous les personnages, invisible mais bien présente. J'ai vraiment apprécié que le danger ne soit pas seulement présent que pour des personnages avec un intérêt assez limité. Cependant, j'ai trouvé que les évènements tristes n'étaient pas assez développé et qu'on les oubliait assez facilement. Alors oui, c'est la guerre, il y a des pertes mais je pense qu'un peu plus de sentiments n'auraient pas été de refus.
Malgré tous ces bons points, il s'agit du tome que j'ai le moins aimé. Je l'ai trouvé légèrement décousu, sûrement à cause de l'absence de Jeux qui avait une organisation précise à laquelle je m'étais habituée. Cela m'a un peu décontenancée mais je n'ai pas était trop dérangée. En revanche, je n'ai pas pu faire abstraction du comportement de Katniss. Autant j'ai trouvé que Peeta avait un rôle intéressant et novateur, autant Katniss m'a agacée de nombreuses fois. Son indécision et son impulsivité, qui avait pu faire son charme dans les premiers tomes, étaient de trop pour moi cette fois-ci. J'ai même eu l'impression que certaines fois, l'héroïne prenait des accents d'anti-héros. Je me suis sentie d'avantage proche de Gale qui met le doigt sur des choses essentielles, notamment sur le caractère de Katniss, et est fidèle à lui-même. J'ai beaucoup aimé qu'il soit plus présent dans ce dernier tome parce que son rôle avait un réel intérêt de médiateur tout en étant campé sur ses positions.
Merci madame l'écrivaine, ce tome reste d'une importance notable. Malgré ses petits défauts, comme l'épilogue dont je n'ai pas relevé l'intérêt, il reste très bon et clôt la saga avec une grande réussite.
 
 

mercredi 14 septembre 2016

Chronique • Le labyrinthe - James Dashner

 
 
Monsieur l'écrivain,
J'avais déjà vu le début de l'adaptation cinématographique avant de commencer votre livre. Ou plutôt avant de le recommencer. Effectivement, j'avais déjà tenté de lire votre roman a sa sortie mais je n'avais pas réussi à me plonger dans l'histoire et j'avais abandonné seulement après quelques chapitres. Alors oui, ce n'est sûrement pas la meilleure façon pour être objective sur un livre mais cela m'a permis de m'attacher aux personnages et de passer au-dessus des défauts qui auraient pu me freiner. Je dois dire que cela vous a plutôt réussi, j'ai vraiment apprécié ma lecture. L'action est très prenante, il y a un suspens qui pousse à la lecture. Les nombreuses descriptions permettent de se projeter dans le Bloc et de comprendre le flots d'informations à intégrer. Toutefois, ces descriptions ne révèlent jamais trop et préservent l'incompréhension face aux évènements. Le lecteur est dans la même situation que Thomas, dépendant des information que veulent bien révéler les autres blocards. C'est une situation très frustrante mais qui avantage la lecture : on veut toujours en savoir plus.
La recherche de la vérité et le rythme soutenu ont réussi à me faire oublier les défauts présents sur les personnages. En effet, j'ai été agacée par quasiment tous les personnages. Parfois immatures, j'ai trouvé qu'ils manquaient de force et de charisme. Malgré tout, les rebondissements finaux et l'action très prenante tout au long du roman ont réussi à relever le niveau. Pour une fois, j'ai été ravie par l'épilogue, ce qui n'est pas une mince affaire, et j'ai donc refermé le livre sur une bonne note.
Merci monsieur l'écrivain, il est certain qu'il me faut la suite et que j'ai hâte de savoir ce que vous nous avez réservé comme aventures pour la suite !
 
 

dimanche 4 septembre 2016

Chronique • L'élégance du hérisson - Muriel Barbery


 
Madame l'écrivaine,
Votre livre est une petite pépite. J'avais l'impression de manger un chocolat tout au long de ma lecture. Au vu du résumé, je ne pensais pas dire ça mais c'est un livre tellement drôle et réconfortant. Je ne sais pas comment d'écrire votre livre tellement il déborde d'originalité et de fraicheur. C'est un livre qui fait sourire, mais pas que. C'est un récit très intelligent avec des personnages très cultivés. Pourtant ça n'est pas élitiste ou prétentieux. Je sais qu'il y a des gens qui l'ont perçu comme cela mais pour moi il y a beaucoup d'autodérision malgré le fait que oui, c'est un livre intellectuel avec beaucoup de références. Vous avez su mêler humour et réflexion. Il est vrai que c'est assez stéréotypé mais vous riez et jouez de ces idées reçues.
J'ai beaucoup aimé les personnages même si j'avoue avoir eu une petite préférence pour Paloma et ses pensées. Je la trouve très touchante parce qu'elle une façon de voir le monde à la fois lucide et enfantine, elle a une maturité incroyable, une réflexion très poussée. Elle dégage une certaine assurance sans paraître vaniteuse. Elle est simplement elle. Renée est celle qui m'a le plus appris. Elle a une culture débordante. J'aurais aimé qu'il y est peut-être un peu plus de contacts entre les deux protagonistes principaux mais en même temps j'ai trouvé que c'était très bien comme ça. Il y a une proximité de leur esprit sans qu'elles ne s'en rendent compte. J'ai ressenti comme un parfum de nostalgie et d'ancien, alors que votre livre n'est pas spécialement vieux, et je pense que c'est Renée qui m'a véhiculé cette idée que j'ai trouvé très agréable.
Merci madame l'écrivaine, votre livre est magnifiquement beau, poétique et touchant.
 

samedi 3 septembre 2016

Chronique • Je m'appelle Livre et je vais vous raconter mon histoire - John Agard


 
Monsieur l'écrivain,
L'originalité de votre livre est indéniable. Le concept est bien trouvé et je me suis rapidement prise au jeu. Livre est un personnage à part entière. D'un objet, vous le faites passer grâce aux mots à un être vivant. C'est une idée simple, enfantine, mais très bien réalisée. Il y a d'ailleurs un ton assez enfantin favorisé par le tutoiement et la proximité avec le lecteur mais aussi tout le jeu autour du texte parfois grand, parfois petit, et les illustrations de Neil Parker qui font partie intégrante du récit. En plus de raconter une histoire, l'objet livre est très complet et peut plaire autant à de jeunes enfants qu'à des lecteurs plus âgés. Effectivement, la beauté et le soin apporté au livre plait au plus grand nombre et le nombre de références, que ce soit à l'Histoire ou à des textes, permet d'intéresser les lecteurs plus âgés. J'ai beaucoup aimé les citations intégrées au récit qui le rendent vivant tout en gardant à l'esprit le coté éducatif du livre.
Merci monsieur l'écrivain, il fallait oser, vous l'avez fait.
 
 

lundi 29 août 2016

Chronique • L'amour dure trois ans - Frédéric Beigbeder


 
Monsieur l'écrivain,
Il s'agit du premier roman de votre plume que j'ai lu, et je dois vous avouer que j'avais un peu peur de me lancer. Vous faites beaucoup parler de vous et j'ai cru comprendre que soit on vous aimait, soit on ne vous aimait pas. A vrai dire, après ma lecture, je me suis sentie comme soulagée. Vous avez été comme démystifié. Il est vrai que vous avez un style très particulier : votre écriture est crue mais recherchée, vous jouez avec les mots, c'est ni vulgaire ni soutenu, c'est vous. Je n'ai pas vraiment accroché à l'histoire ou même aux personnages. Le récit relate une vie désillusionnée par l'amour et le personnage est beaucoup dans l'introspection, se pose pas mal de questions, c'est finalement assez personnel et intime comme roman. En revanche, j'ai aimé votre écriture. J'ai trouvé que l'utilisation de la langue était plus intéressante que le texte en lui même. Je ne sais pas si c'est bien ou non, mais en tout cas, ça ne m'a pas dérangé dans votre roman. Vous avez un humour incroyable. Toutes les pages débordent d'humour. Vous mêlez cynisme, humour noir et ironie à la perfection. Il y a un côté bobo assumé très plaisant parce que c'est très court et que c'est drôle.
Merci monsieur l'écrivain, j'ai été surprise de découvrir votre plume.
 

vendredi 26 août 2016

Chronique • Scarlet - Marissa Meyer

 
 
Madame l'écrivaine,
Je me suis plongée avec beaucoup de joie dans le tome 2 des Chroniques Lunaires. Après un premier tome qui m'avait complètement surprise, je n'attendais pas moins de la suite. J'attendais avec impatience d'être de nouveau immergée dans cet univers futuriste et de faire la connaissance de Scarlet. C'est pourquoi j'ai été un peu chiffonnée de voir qu'elle partageait la narration avec Cinder. Le découpage m'a laissée un peu perplexe parce qu'avoir le point de vue de ce personnge si tôt ne m'a pas permis de m'attacher à Scarlet comme j'avais pu le faire pour Cinder. J'ai trouvé qu'elle était très présente par rapport au personnage principal de ce tome. Malgré tout, j'ai finit par apprécier Scarlet, même si je la trouve plus fade que Cinder. Je pense que cette sensation est engendrée par le parallèle effectué par les points de vue qui facilite parallèle entre les personnages. En effet, en plus de comparer les personnages féminins, j'ai été tentée de faire la même chose pour Kai et Loup. Loup est un personnage assez mystérieux et je l'ai apprécié parce qu'il apporte beaucoup de rebondissements, il est très polyvalent et je garde encore plusieurs questions à son sujet. En parlant de rebondissements, quel suspens ! Vous m'avez tenue en haleine plusieurs fois, et il m'était impossible de lâcher votre livre tant j'avais besoin de la suite.
Le cadre est assez différent du premier tome et même si je n'ai pas eu la surprise que m'avait procuré le précédent, j'ai quand même apprécié la campagne française suivie de Paris. Malgré les quelques reproches que j'ai pu faire sur le double ou triple (voire même quadruple !) point de vue, j'ai tout de même apprécié de retrouver Cinder. Il est vrai que cela ralenti un peu l'histoire principale et le lien entre l"e deux protagonistes est long à se mettre en place, mais je ne peux pas dire que j'en ai beaucoup tenu rigueur. J'ai trop aimé retrouvé son caractère de feu accompagné d'un nouveau personnage complètement décalé, dans un vaisseau qui m'a fait penser au Faucon Millenium, pour reprocher sa place dans votre roman. Toutefois, ce choix me laisse un peu perplexe pour les prochains tomes, j'avoue avoir un peu peur que cette multiplicité de personnages me perde un peu. Pour ce qui est de ce tome-ci, le défi est relevé, l'écriture est réussi et vous m'avez transportée !
Merci madame l'écrivaine, Scarlet n'atteint peut-être pas le niveau de Cinder, mais elle n'en demeure pas loin.