Après le tome 1, j'ai rapidement eu envie de lire la suite de la Trilogie des gemmes. Ce deuxième tome me parait légèrement au-dessus du premier. Effectivement, j'ai été contente de voir que les sauts dans le temps étaient plus fréquents. Pour moi, ils sont au cœur de votre trilogie et il est important de les exploiter au maximum. Dans Bleu saphir, l'intrigue est toujours très bien menée. Je dois cependant avouer que je ne sais pas où vous voulez nous mener. Grâce aux prologues et aux épilogues, je pense bien avoir une saisi quelques détails mais je n'arrive pas à démêler le sens des indices que vous disséminez. J'ai d'ailleurs ressenti quelques lenteurs parfois lorsque je me sentais trop mise à l'écart. Malgré tout, vous savez quand relancer l'action pour ne pas que ces moments de flottement durent trop.
Au niveau des personnages, j'ai l'impression de ne pouvoir me fier qu'à Gwendolyn. Tout le monde me parait suspect, sauf peut-être Xemerius qui apporte beaucoup d'humour et de relativisme. Je trouve que les personnages qui gravitent autour du duo sont trop peu développés. Ils manquent un peu de saveur et j'ai l'impression que beaucoup font l'office de figurants. Même certains personnages clefs manquent de charisme et j'ai du mal à les différencier des uns des autres. Je trouve cela dommage car cela ralenti la lecture. Toutefois, l'intrigue est assez solide pour me convaincre de continuer. J'apprécie beaucoup le sujet et je pense que c'est le point fort de votre roman.
Merci madame l'écrivaine, il me tarde d'avoir les réponses à toutes ces questions, j'espère que le troisième tome réunira la puissance de l'intrigue et la qualité des personnages.
Comme beaucoup aujourd'hui je pense, je me suis lancée dans la lecture de votre roman avec pour seul filet l'adaptation de Disney. Autant vous dire que ça ne m'a pas vraiment aidée, ou alors seulement pour sourire des transformations opérées. Malgré le fait que je savais que votre roman était un éloge à la grande cathédrale de Paris, je pensais que le récit serait beaucoup plus présent. Au début, j'ai vraiment été déroutée par la présence si faible de l'histoire. La petite histoire est sans cesse entremêlée avec la grand Histoire et c'est elle qui prend le dessus. J'ai énormément appris en vous lisant. Votre écriture est poétique mais elle est légère et n'est pas difficile à suivre. Le style est empreint d'humour et la lecture se fait assez facilement. Malgré tout, j'ai été parfois submergée par le flot incessant d'informations. Je me sentais engloutie par toutes ses références que je ne connaissais pas et je décrochais parfois lorsque je me sentais trop en deçà de vos références intellectuelles et culturelles. J'étais frustrée et en colère contre moi de ne pas tout comprendre.
Heureusement, même si elle est peu présente, l'histoire m'a permis de m'accrocher et de poursuivre ma lecture. Et puis, je l'avoue, c'était aussi un peu par fierté personnelle. Plusieurs récits s'entrecroisent et même s'il est parfois difficile de les joindre tous entre eux, le lien est bien évidemment très bien fait. Tout est écrit en prévoyance de la suite et rien n'est laissé au hasard. Mais bien sûr, on ne peut pas douter de vous sur la qualité de vos écrits. C'est pourquoi je vais m'adonner à un jugement plus personnel sur les personnages. J'ai été incroyablement surprise. Ils ont tant de profondeur ! Je suis certaine que vous seriez amusé de voir le côté manichéen du dessin-animé. J'ai beaucoup apprécié Gringoire qui est le personnage le plus fidèle à ses principes finalement. Je n'ai pas trouvé qu'Esméralda est une grande saveur, je pense que son intérêt réside plus dans la situation qu'elle apporte que dans son développement. La plus grande surprise m'a été octroyée par Frollo. J'ai été étonnée de ressentir de l'empathie envers lui. Il a une si grande palette d'émotion que j'avais l'impression qu'il allait se matérialiser devant moi. Je l'ai tantôt aimé, tantôt détesté, parfois compris... C'était pour moi impensable d'être aussi attachée à ce personnage et pourtant, vous l'avez fait.
Merci monsieur l'écrivain, je suis triste de ne pas avoir eu le bagage nécessaire pour toujours vous suivre mais je suis heureuse d'avoir lu votre roman et connaître enfin la véritable histoire.
P.S. Bruno Pelletier est notre Gringoire. Cela doit vous surprendre mais j'espère que vous appréciez.
Votre bande-dessinée n'est pas seulement un livre sur le naturisme et le harcèlement. Non, c'est une porte vers l'adolescence. Vous peignez ce stade de la vie avec une vérité majestueuse. C'est ce qui m'a le plus plu, votre manière de faire de l'anecdote une vérité. Le harcèlement est présent, c'est un des principaux sujet, mais il n'est pas envahissant. Il laisse de la place à la douceur, à la fragilité, à l'émotion. Et ceci est permis par les flash-backs. Je ne vais pas vous le cacher, ils ont été mes moments préférés. Suivre Laura dans son quotidien de vacances sur le bord de l'océan était reposant. C'est doux et fragile. C'est beau. Comment apprécier les abords froids et mornes du collège après ça. Le travail des couleurs collabore d'ailleurs à cet effet. Les couleurs des vacances sont chaudes et enveloppantes tandis que les couleurs de la ville sont d'un terne que seul le manteau rose de Laura parvient à trancher. Comme un signe annonciateur de sa différence. Dans une société qui condamne la différence, vous montrez grâce au naturisme l'importance de s'accepter, le caractère primat de cette acceptation que l'enfant fait naturellement. Le message est fort mais la fin m'a laissée dubitative. Je l'ai trouvé peut-être un peu brusque et même si la dernière image est forte et illustre bien la délivrance et l'acceptation de soi, j'ai eu l'impression que ce bon en avant desservait un peu votre propos. Malgré tout, j'ai refermé le livre avec beaucoup d'affection pour Laura qui se trouve dans la spirale changeante de l'adolescence mais qui au fond reste elle-même.
Merci madame la bédéiste, votre livre a une douceur incontestée qui témoigne de la dureté de l'adolescence.
Je ne peux pas réellement dire que j'ai lu votre livre. Non, je l'ai plutôt picoré. Certains passages lus par mon professeur en atelier d'écriture, les autres savourés durant le temps de flottement entre écriture et lecture. Je ne sais pas si c'est la meilleure manière de le lire, mais c'est une manière que j'ai beaucoup appréciée. Je pense qu'elle se prête à votre façon d'écrire, comme sur le motif. Mon professeur aime beaucoup les fantômes, j'ai cru comprendre que vous aussi. Lampedusa provoque en vous une nuée de fantômes en tout genre. Vos fantômes. Que vous partagez gracieusement avec nous. Votre style pourrait faire penser à un exercice d'écriture mais je ne l'ai pas ressenti comme tel. J'ai aimé votre écriture, votre choix des mots, la sensibilité et la douceur qui s'en dégageait. A ce stade de la nuit est un petit bijou de souvenirs condensés. Je ne saurais dire quel est le sentiment qui m'a envahi mais malgré les débuts difficiles du sujet, je le suis sentie bien. J'avais l'impression de vous connaître et de partager vos divagations au cours de la nuit.
Merci madame l'écrivaine, il règne une fragilité dans votre livre, écrit sur les lignes de la nuit.
Votre livre est touchant. Pendant un long moment, environ les 3/4 du livre, j'étais simplement spectatrice des évènements et je n'ai pas été touchée comme je l'aurais pensé. Mais plus tard, lorsque Niilo réalise et nous fait réaliser, là, j'ai ressenti quelque chose de très fort. Votre livre, c'est un peu comme une bombe à retardement. Un univers magique est coincé entre ses pages. Je ne m'attendais pas à tant de magie et je me demandais parfois s'il s'agissait d'un songe ou de magie. Cependant, le cadre est tout-à-fait propice à la magie. L'Ecole Sauvage avait des airs de colonie de vacances, à un détail près. Sa population est singulière. Niilo est assez jeune, dans cet âge où l'on est ni enfant, ni adolescent. Cependant, il est déjà très mature pour son âge. Plusieurs fois, j'ai oublié qu'il avait treize ans. Il peut avoir des réactions excessives mais elles ne sont jamais enfantines. On est loin du caprice, il est intelligent et débrouillard et surtout, il a une lucidité frappante. J'ai aimé son évolution. On le voit vraiment grandir et je pense que c'est ce qui m'a le plus touchée. La douceur et la compréhension dont il fait preuve m'a émue.
Tout l'univers onirique autour de ce personnage contribue à son apprentissage. Hannu est central dans ce changement et personnifie la magie. Il incarne ce monde parallèle peuplé de légendes. C'est le personnage que j'ai préféré. Il est impliqué, doux, attentionné et déterminé. Pour moi, c'est celui qui représente le mieux l'Ecole Sauvage. Sa connaissance de la nature est incroyable mais elle ne surpasse pas sa culture des croyances samis. Il est le lien entre l'enfant et l'adulte. C'est lui la clef de l'adolescence.
Merci madame l'écrivaine, votre roman est fort, puissant et très humain.
Après ma lecture, j'ai été totalement perdue. Vous avez réussi à ficeler un monde fantastique que j'ai eu du mal à résoudre. J'ai été abasourdie par la fin et j'ai du faire quelques recherches pour vérifier que j'avais bien compris. Elle me semble toujours aussi surprenante bien que maintenant que je l'ai assimilée, elle m'apparaît plus simple. Je pense sincèrement que votre livre est incroyablement surprenant. L'idée de base est déjà très originale. Deux filles qui ne se connaissent pas physiquement mais qui savent l'une de l'autre tout ce qu'il y a savoir. Qui vit le jour et qui vit la nuit ? Impossible de la savoir. J'avais envie de savoir et de comprendre avant le dénouement final. Mais vous avez fait un tel travail que je changeais d'avis presque à tous les chapitres. Les deux étaient tellement réelles. Maintenant que je connais la vérité, je ne peux m'empêcher de penser à certains détails que j'avais relevé mais qui, pour moi, ne signifiaient rien. Et très franchement, je ne regrette pas de ne pas avoir trouvé parce que je me suis entièrement laissée transportée par cette histoire fantastique.
Les points de vue alternés entre Maggie et Sloane apportent un dynamisme à la lecture. Au tout début, j'essayais de savoir laquelle des deux je préférais mais j'ai vite abandonné. Elles sont si différentes mais si liées qu'il m'a été impossible de les départager. J'ai aimé Maggie et son extravagance, sa confiance en elle, son parcours atypique autant que j'ai apprécié Sloane et sa discrétion, sa sensibilité, sa banalité. Elles se complétaient parfaitement. Au début, je ne me souviens plus de la phrase exacte mais Sloane dit qu'elle est folle et que c'est Maggie qui voit un psy. J'ai trouvé que cette phrase résumait bien leur unité. Elles étaient uniques et unies. J'ai aussi apprécié les personnages de James et d'Andrew, que j'ai aussi trouvé assez semblables. Andrew est très gentil et rassurant et bien que je pensais d'apprécier que moyennement James, j'ai été surprise de retrouver ces qualités chez lui. Finalement, votre roman met en évidence la question du double et de sa différence.
Merci madame et monsieur l'écrivain. J'ai été vraiment très surprise de votre roman.
En débutant votre livre, je ne m'attendais pas à ça. Je ne pensais pas qu'en si peu de pages un sujet aussi dur serait traité. J'ai certes trouvé que c'était un peu rapide avec des dénouements un peu simples mais vous avez fait un choix que je ne peux qu'admirer. C'était ambitieux et même si je n'ai pas trouvé cela parfait, j'ai apprécié ma lecture. J'ai eu un avis assez mitigé par rapport aux réactions de Violaine. Je l'au trouvée parfois excessive. Cependant, je me disais que si j'avais lu votre roman plus jeune, j'aurais surement été plus proche de votre personnage. En effet, à l'âge de Violaine, j'avais une approche de l'amour aseptisée et quasi-parfaite que face à l'adultère et au divorce, j'aurais surement été excessive dans mes propos, j'aurais été colérique, bornée, et je n'aurais jamais voulu, ne serait-ce que tenter, comprendre ce monde d'adultes. Alors oui, aujourd'hui, j'aurais aimé raisonner Violaine mais je pense que vous avez totalement cerné certains problèmes de l'adolescence. L'incompréhension des adultes et face aux adultes, le changement, le rapport à la nourriture parfois compliqué, et surtout la solitude. Finalement, ce qui m'a manqué dans votre roman, c'est un peu de longueur. Je suis restée assez dubitative car votre plume m'a parut pouvoir révéler tant de choses que j'aurais aimé en savoir plus. J'aurais aimé plus apprendre sur Violaine, mais surtout sur son entourage, peut-être pour avoir un choc générationnel des réactions face à ce type d'évènements. Mais peut-être qu'après tout, cela suffisait pour écrire le message que vous vouliez faire passer. Et j'ai aimé la simplicité dans votre écriture.
Merci monsieur l'écrivain. Je touche encore d'assez près ces moments difficiles pour pouvoir les comprendre et j'espère, que comme vous, je ne les oublierais pas.
J'avais tellement hâte de savoir ce qui allait arriver à Vango que j'ai rapidement enchainé sur le tome 2 de ses aventures. J'avais encore à l'esprit tout l'univers, les personnages et je voulais absolument avoir le fin mot de l'histoire. Il faut avouer que vous êtes très doué pour ménager un suspens insoutenable. Avec toutes ces histoires entremêlées, l'esprit est tout le temps sollicité pour essayer -vainement- de trouver LA réponse. Lorsque je dis vainement, ce n'est pas de façon péjorative, mais simplement pour illustrer la manière que vous avez de créer à tous vos personnages une histoire qui leur est propre. C'est cette singularité, qui les définit, qui m'a permise d'être constamment surprise. Cela leur permet aussi d'acquérir une certaine authenticité. Ils ne sont pas plats, fades et sans couleurs. Chacun à sa petite part d'ombre, son secret caché, ses états d'âmes. J'ai l'impression de me répéter entre le premier et le second tome, mais ne m'en veuillez pas, c'est simplement que vos deux tomes sont totalement égaux. Il n'y en a pas un en-dessous de l'autre. A la fin du premier tome, certains sujets commencent tout juste à s'éclaircir et le second tome arrive toujours à nous révéler des choses auxquelles on ne s'attendait pas.
Pourtant, à un moment, je dois avouer que j'ai eu un peu peur. J'ai ressenti quelques lenteurs, j'avais du mal à me plonger totalement dans le livre. Cependant, je sentais que l'intrigue me tenait toujours en haleine et que j'étais toujours très attachée aux personnages. Je pense que c'est parce que je me suis directement plongée dans la suite des aventures de Vango, dès que j'avais finit le tome 1. Enchainer directement sans pause m'a peut-être ralentie dans la poursuite de ma lecture, mais une fois cette première étape passée, j'ai dévoré la suite de votre roman. Et bien qu'il me tardait de finir le livre pour enfin savoir, une fois refermé, je n'avais envie que d'une chose, c'était d'y retourner.
Merci monsieur l'écrivain, encore une fois le voyage était parfait.
Encore une fois, vous avez choisi un sujet difficile, ayant rapport à la mort, un sujet qui demande des mots justes. Vous avez le traité le sujet de façon touchante mais pas larmoyante. Pour cela, merci. Je pourrai dire que j'ai préféré J'étais là à Si je reste, mais je ne pense pas que se soit nécessaire. Ils n'ont pas à être comparés, ils ont chacun leur identité propre. J'ai beaucoup aimé l'enquête menée par Cody et la recherche d'indices que j'ai trouvé très intéressante. Comme je le répète souvent, c'est une chose que j'apprécie énormément, j'aime sentir la tension du personnage en train de chercher, les obstacles auxquels il fait face et surtout, la joie de trouver quelque chose, tout en se demandant “Oui, mais pourquoi, à quoi bon, finalement ?”. J'aime cette difficulté, cette complexité qui règne dans la tête du personnage.
Cody a été un personnage auquel je me suis beaucoup attachée. Elle est différente de l'héroïne habituelle. Simple et banale, elle ne sort de l'ombre que par le suicide de Meg. C'est un paradoxe qui m'a fait réfléchir. La perte de son amie était-elle nécessaire à son épanouissement ? Plutôt glauque comme constatation. C'est un personnage dévoué, près à tout pour savoir la vérité. Elle est l'amie à l'écoute et attentive. Ses réactions envers Ben sont totalement compréhensibles et j'ai aimé l'intelligence dont elle fait preuve. Vous n'avez pas créé une jeune fille anéantie et désespérée mais un personnage fort, combattant et qui mène ses actes jusqu'au bout. Ben est quand à lui l'archétype du garçon mystérieux et séduisant. Il contraste très bien avec la différence de Cody. J'ai apprécié son coté séduisant qui séduit même le lecteur et qui le fait passer comme dangereux à première vue. Cela a permis une belle évolution des deux personnages, tous deux essentiels. Tout au long du récit, vous avez réussi à me plonger dans l'histoire. Comme Cody, j'ai eu du mal à comprendre le geste de Meg, comme Cody, j'ai souffert de l'incompréhension, comme Cody, j'ai constaté l'absence de Tricia. Vous m'avez plongé au cœur de certains stéréotypes américains qui m'ont beaucoup fait sourire : la famille en apparence parfaite de Meg finalement si compliquée, mais surtout la fraternité étudiante, présentée comme végétarienne, adepte du bio, fumeuse, et tellement hippie. Votre style fluide et simple m'a rapprochée de cet univers. J'aurai aimé que cela ne se finisse jamais.
Merci madame l'écrivaine, de m'avoir autant fait sourire tout en abordant un sujet si touchant et difficile.
Bon. L'activité du blog s'est vue quelque peu amoindrie ces derniers temps. Voire, autant se le dire, quasiment inexistante. Il se trouve que mon entrée à la fac m'a demandée un temps d'adaptation considérable (et je ne suis pas sûre de mettre totalement adaptée *rires*). J'ai très vite enchainé les projets, les dossiers, les lectures nécessaires, les pauses déjeuners passées à la bibliothèque, les devoirs à rendre... Très exigeante envers moi-même, j'ai trop poussé la pression. La lecture était toujours présente dans mon quotidien, à une échelle beaucoup moins importante cependant. J'ai essayé de maintenir le blog hors de l'eau mais quand la voile est déchirée, cela ne sert à rien de s'obstiner. Il faut prendre le temps qu'il faut pour la réparer, la recoudre, la remettre en place. A présent que la fin du semestre approche, je me sens plus sereine, malgré les partiels qui approchent. J'ai enfin rendu mon plus gros dossier (je peux vous dire que je suis calée sur le mythe d'Orphée !).
Ecrire une chronique prend du temps. En vérité, l'écrire n'est pas ce qui a de plus long. Mais toutes les recherches que je mène en amont, les recherches musicales à mettre en lien avec les livres, les approfondissements que j'effectue pour ma culture personnelle et que je mets en "bonus" à la fin mes chroniques pour tous ceux qui pourrait s'y intéresser comme je m'y intéresse, prennent beaucoup de temps. J'avais de quoi chroniquer mais je n'en avais pas l'envie. Pendant longtemps, je me suis empêchée de lire parce que j'avais trop de retard sur mes chroniques. J'avais l'impression que mes lectures ne servaient à rien. Que si je ne lisais pas pour chroniquer par la suite, ce n'étais pas bénéfique. Puis j'ai finis par me rendre compte que si je lisais c'était avant tout pour moi. Je lis parce que j'aime ça, parce que lire fait partie de moi. Mon sentiment était ridicule. J'ai mis du temps à m'en rendre compte, mais j'ai finis par réaliser. Aujourd'hui, j'ai décidé de ne plus me limiter. Si j'avais choisi le nom de "Sur un air de bohème", c'était pour pouvoir avoir un large horizon de possibilités. Ne pas me cantonner seulement à la lecture. Si bien sûr, le blog reste à dominante littéraire parce que les livres seront toujours au cœur de quelque chose en moi, je pense développer de nouvelles choses. Faire vivre le blog selon mon humeur. Mais toujours faire voyager. J'ai beaucoup à faire. Il manque mon avis sur les deux derniers épisodes des 100. J'ai lu un autre roman de John Green. Un de Gayle Forman. Plusieurs mangas. Des bandes-dessinées. Les choses viendront lorsqu'il sera temps. Aujourd'hui j'ai décidé de remettre la voile. J'ai dépoussiéré le pont, sorti les cartes. Sur un air de bohème part en voyage.
Je repars en mer et je verrai où cela me mène.
En attendant tout cela, Promenez-vous dans les allées des marchés de Noël, trouvez de jolis cadeaux et surtout, fixez l'horizon.
Titre : Le monde de Charlie Auteur : Stephen Chbosky Édition : Sarbacane Collection : Exprim' Sorti en : 2012 (2008 pour l'édition précédente) Prix : 13,50 € Nombre de pages : 252 Genre : Jeunesse, contemporain Traduit par : Blandine Longre (titre original : "The Perks of being a Wallflower") Chanson : Asleep - The Smiths
"Charlie, on accepte l'amour qu'on croit mériter."
Résumé : Au lycée où il vient d'entrer, on trouve Charlie bizarre. Trop sensible, pas "raccord". Pour son prof de Lettres, c'est un prodige ; pour les autres, juste un freak. En attendant, il reste en marge - jusqu'au jour où deux étudiants, Patrick et la jolie Sam, le prennent sous leur aile. La musique, les filles, la fête : c'est tout un monde que Charlie découvre...
Petits trésors : Une couleur que j'ai trouvé originale, accrochant le regard, relevée par la présence des acteurs. On note le précédent titre "Pas raccord" que je préférais, plus original mais après tout, Le monde de Charlie est très révélateur du roman lui aussi.
Charlie m'a beaucoup touchée. Jeune adolescent des années 90, il mène une vie assez simple au sein de sa famille. Cependant, Charlie a une singularité folle. Une sensibilité hors du commun. Et j'ai aimé découvrir sa personnalité. A intervalles plus ou moins réguliers, Charlie écrit. Il écrit des lettres à un inconnu et signe toujours "Ton ami Charlie". Si bien qu'à la fin du roman, Charlie était devenu mon ami. J'ai trouvé que le choix d'un roman épistolaire à sens unique était judicieux. On suit Charlie pas à pas dans son quotidien avec ses mots, ses émotions et l'authenticité du personnage est renforcée. De plus, le lien qui nous unit avec Charlie est plus fort. J'ai eu l'impression qu'il s'adressait directement à moi, un peu comme si j'endossais le rôle de journal intime. Au début, j'ai eu peur du ton très enfantin. Puis, j'ai appris à comprendre Charlie et je m'y suis faite. Ce style prêtait énormément à sourire, Charlie trouvant légitime et utile de préciser toutes sortes de choses que nous pouvons juger sans importance. Cependant, ce côté enfantin m'a quelque peu dérangé. Lorsque je n'y réfléchissais pas, j'appréciais ce ton. Mais en creusant un peu, je me disais que Charlie avait une maturité étonnante. Oui, mais pour un enfant de 7 ou 8 ans. Or, Charlie a 15 ans. J'avais du mal à comprendre, je le trouvais mature et trop enfantin à la fois. Et finalement, c'est peut être cette complexité qui m'a captivée.
J'ai jugé l'adolescence dépeinte un peu stéréotypée. J'ai eu l'impression que l'entrée au lycée rimait directement avec soirées folles, alcool et substances illicites. Cependant, j'ai un avis assez mitigé sur ces faits. Il est vrai que le lycée offre de nouvelles perspectives, ouvre le champ des possibles et un jeune aussi fragile que Charlie peut facilement tomber dans certains démons que l'adolescence favorise. Par conséquent, je n'ai pas réellement su quoi en penser. Je ne l'ai pas trouvé révélateur, j'ai seulement été interpelée. Malgré tout, je pense très fortement que Charlie est très bien tombé. Certes, ses amis n'ont pas toujours les fréquentations qu'il faut, mais je les ai trouvé très attachants -notamment Patrick que j'ai beaucoup apprécié- très ouverts et attentifs. En bref, j'ai beaucoup apprécié les personnages de ce roman et même l'histoire générale. Et lors du point final je me suis sentie retournée. Je ne me serais jamais attendue à ça.
Charlie m'a touchée. J'ai aimé le contexte des années 90 et suivre le quotidien de ce personnage si singulier et attachant.
J'ai choisi la chanson préférée de Charlie.
"La chanson Asleep a été écrite pour un ami du groupe atteint du SIDA. La chanson parle de la solitude qui accompagne les derniers instants d'une personne mourante, et de son désir de mourir pour aller dans un monde meilleur. « Chante-moi une berceuse, chante-moi une berceuse et ensuite laisse-moi seul, n'essaie pas de me réveiller demain matin car je serai parti. Ne sois pas triste pour moi car je veux que tu saches, que du fond de mon cœur... je serai si heureux de m'en aller »" Wikipédia
En voyant la bande d'annonce, je me suis dit que Charlie avait l'air plus mature que dans le roman, tout en restant décalé. Cela m'a donné envie de regarder le film afin de voir l'évolution que Charlie a pu subir en passant des mots aux images.
Titre : Les 100 Auteur : Kass Morgan Édition : Robert Laffont Collection : R Sorti en : 2014 Prix :17,90 € Nombre de pages : 364 Genre : Jeunesse, science-fiction, dystopie Traduit par : Fabien Le Roy (titre original : "The 100") Chanson : Famous Blue Raincoat - Leonard Cohen
"S'il devait d'écrire la saveur de cette eau, il dirait volontiers qu'elle est le parfait mélange du goût de la Terre et du ciel"
Résumé : Depuis des siècles, plus personne n’a posé le pied sur terre. Le compte a rebours a commencé…
2:48… 2:47… 2:46… Ils sont 100, tous mineurs, tous accusés de crimes passibles de la peine de mort. 1:32…1:31… 1:30… Après des centaines d’années d’exil dans l’espace, le Conseil leur accorde une seconde chance qu’ils n’ont pas le droit de refuser : retourner sur Terre. 0:45… 0:44… 0:43… Seulement, là-bas, l’atmosphère est toujours potentiellement radioactive et à peine débarqués les 100 risquent de mourir.0:03… 0:02… 0:01… Amours, haines, secrets enfouis et trahisons. Comment se racheter une conduite quand on n’a plus que quelques heures à vivre ?
Petits trésors : J'aime bien la couverture qui reprend les acteurs de la série, j'ai été heureuse de les retrouver. Par contre, la pastille intégrée directement sur la couverture... Ouais bof.
Comme vous le savez peut-être, j'ai suivi la diffusion de la saison 1 de la série et effectué un suivi pour partager mes impressions. J'ai beaucoup apprécié la série et c'est pleine d'espoir que je me suis lancée à la découverte des romans. Mon avis risque donc d'être quelque peu altéré par le fait que j'ai vu la série avant de lire le livre et je m'en excuse.
Je vais donc commencer par un point majeur : le livre n'est pas du tout comme la série. DU TOUT. Oui tant que ça. C'est vrai, il fallait s'y attendre, la série est une adaptation. Oui mais la série a complètement inventé certains personnages (du moins, j'en ai pour l'instant l'impression). Par conséquent, je n'ai pas retrouvé certains personnages auxquels je me suis attachée. Le livre comporte aussi moins d'action, mais cela ne pas dérangée car l'auteure décrit merveilleusement bien l'univers. Cela a été un réel point fort pour moi car ces descriptions permettent de s'immerger totalement et différemment que dans la série. Autre point fort, le fait qu'il y ait beaucoup de différences permet de vraiment découvrir l'histoire. De nouveaux personnages, de nouvelles intrigues, le roman est très prenant, et cela m'amusait beaucoup de me rendre compte que certains passages avaient été réutilisés dans la série de façon totalement différente.
Le roman est découpé pour donner un chapitre à 4 personnages. Habituellement, je ne suis vraiment pas adepte de cette séparation car j'ai tendance à plus m'attacher à l'un des personnages et moins apprécier la lecture des autres. Ici, ça a été le cas mais chacune des histoires et des points de vue m'intéressaient réellement et en finissant un chapitre, j'étais toujours triste de laisser le précédant personnage mais heureuse et impatiente d'en savoir plus sur le suivant. Ces chapitres dédiés à différents personnages ont permise par ailleurs de faire un bon nombre d'analepses qui donnaient de la profondeur aux personnages et du rythme au roman. J'ai trouvé ça très réussi car ça m'a permise d'apprécier une technique d'écriture avec laquelle j'ai beaucoup de peine. L'écriture est quant à elle fluide et adaptée selon les circonstances : le vocabulaire colle très bien lors des dialogues par exemple, avec une écriture un peu moins soutenue, plus parlée, peut-être en tombant dans les clichés parfois (un "mec" m'a paru bizarrement placé, comme si on ponctuant nos phrases avec à l'oral), mais c'est peut être le travail du traducteur qui a été difficile. Par ailleurs, j'ai remarqué une coquille assez dérangeante : dans un passage, Glass devient Clarke. Cela m'a fortement embêtée car je ne comprenais plus rien à ce que je lisais ! *rires*
Comme je le disais plus haut, ma lecture a quelque peu été altérée par la série. Cependant, le livre reste très prometteur car il offre un nouveau point de vue sur cet univers. Les révélations effectuées à la fin du livre offrent d'ailleurs de bonnes perspectives pour la suite. On peut tout à fait suivre les deux en même temps sans craindre d'être spoiler et il s'agit là d'un point fort. Le livre et la série se suffisent amplement à eux même, mais si vous aimez cet univers, il vous faut absolument découvrir les deux.
Ce livre me laisse songeuse mais se démarque avec brio. Je suis impatiente de lire la suite !
Je ne savais absolument pas quoi mettre comme chanson pour se livre. Puis je me suis aperçue en effectuant quelques recherches que Famous Blue Raincoat offrait dans d'autres dimensions des sentiments similaires au roman. Trahison, amour, pardon, tout collait finalement...
J'ai une petite préférence pour cette version, interprétée par AaRON (surtout celle-ci en acoustique) que je trouve plus épurée mais la version de Leonard Cohen me semblait véhiculer plus d'émotions.
Les informations dont je parle brièvement sont ICI.
Si vous voulez plus d'informations sur la série, je vous conseille Wikia où vous pourrez trouver une tonne d'informations !
Titre : Tous pressés
Auteur : Bernard
Friot
Édition : Milan
Collection : /
Sorti en : 2011
Prix : 10,90 €
Nombre de pages :
127 Genre : Jeunesse, nouvelle
Traduit par : / Chanson : Je suis en retard - Alice au pays des Merveilles
"Tout va bien.
C'est ça mon problème. Oui, ça roule pour moi, cool, tranquille. C'est
inquiétant."
Résumé :
- C'est quoi, Tous
pressés ?
- Le dernier opus
des Histoires pressées.
- Mais pourquoi
"pressées" ?
- Parce qu'elles
sont courtes.
- Pourquoi
"Tous" pressés ?
- Parce que c'est
pour tous : petits, grands, enfants, parents, maîtresses, gros, rouquins,
chanteurs de bel canto... TOUS !
Je suis tombée par
hasard sur le dernier volume des histoires pressées de Bernard Friot et j'ai eu
envie de retomber en enfance. En effet, lorsque j'étais à l'école primaire,
j'ai eu quelques rares professeurs qui nous lisaient ces histoires.
Les histoires
pressées sont un concept que j'apprécie énormément. Ce sont de courtes
histoires dont la chute est souvent surprenante. Si vous cherchez une lecture
drôle, facile à lire et que vois n'avez pas trop de temps, ces recueils sont
fait pour vous ! Les histoires se lisent en un rien de temps, vous font sourire
et vous pouvez fermer le livre sans attendre la suite de l'histoire. Le seul
risque est de vouloir lire le recueil d'une traite pour pouvoir découvrir les
histoires de l'auteur !
On pourrait imaginer
qu'il s'agit d'un style très jeunesse mais comme le dit si bien Bernard Friot,
ses histoires sont pour tout le monde. Que vous soyez enfants, adolescents,
adultes, retraités, les histoires pressées sont faites pour vous. Pas de registre
particulier, une lecture simple, rapide, agréable.
J'ai beaucoup aimé
le dernier opus et retrouver l'univers de l'auteur. Je suis même triste qu'il
est décidé que se soit le der des ders !
P.S :
Qu'est ce qui aurait pu mieux aller à des histoires pressées qu'un lapin en
retard ?
"Pour pardonner
tes crimes, ils t'en font commettre d'autres?"
Résumé :
"Ne pleurez
pas. Non, non, ne pleurez pas ! Vous voyez bien que c'est le jour de la
justification. Quelque chose s'élève à cette heure qui est notre témoignage à
nous autres révoltés : Yanek n'est plus un meurtrier. Un bruit terrible ! Il
suffit d'un bruit terrible et le voilà retourné à la joie de l'enfance."
J'avais étudié un
extrait de la pièce l'année dernière et j'avais eu très envie de la lire dans
son intégralité.
Basé sur des faits
réels, Camus raconte comment un groupe de 5 socialistes révolutionnaires font
un attentat contre le Grand Duc Serge. Cette pièce amène des réflexions
existentielles sur la justice et notamment la peine de mort.
Je ne sas réellement
pas quoi dire sur cette pièce. Elle est tout simplement bouleversante. Je l'ai
lue d'une traite, sans m'en décrocher. Il est vrai que le théâtre moderne se
lit relativement rapidement mais je ne lisais pas pour finir ou savoir la fin,
je lisais parce que je ne pouvais plus sortir de l'histoire. Tout repose sur
les épaules des personnages. Je pense que c'est fréquent au théâtre car le
livre est basé sur les interactions mais Albert Camus a développé des
personnages très attachants, qui défendent une idée commune mais d'une manière
différente. Et je pense que c'est ici que se trouve la différence. Il a réussi
à mettre en avant la complexité des personnes et leur singularité. Il n'y a
qu'un seul personnage que je n'ai pas apprécié, mais ce n'est pas tant pour ses
actes que pour sa place dans le roman. J'ai trouvé que Dora n'était pas
vraiment à sa place, je n'ai pas réussi à saisir son importance dans la pièce.
Je sais cependant qu'elle doit être indispensable au bon déroulement car elle
est tout de même présente dans la majorité des scènes. Mon personnage préféré
est sans conteste Yanek. C'est un jeune homme idéaliste qui pense être juste.
J'ai trouvé qu'il avait une grande sensibilité, il se fait appeler le Poète,
qu'il était entier et qu'il répondait à ses valeurs. Boria a été un autre
personnage que j'ai beaucoup apprécié. Homme de raison, il est le chef du
groupe mais reste compréhensif envers ses hommes. J'ai même réussi à m'attacher
à Stepan qui est pourtant le plus radical du groupe, n'ayant aucun remord. Il a
un lourd passé et j'ai réussi à comprendre ses engagements, même si j'étais
plus proche de ceux de Yanek.
En résumé, les
personnages de l'histoire m'ont fait aimer la pièce. Ils étaient si
authentiques que je me serais vue à leurs côtés.
P.S : La chanson
parle d'une révolte, d'un homme qui reste sur ses positions. Elle est, en
effet, très éloignée de la pièce et des personnages qui commettent un attentat
mais dans le fond, ils se révoltent tous, à leur manière.
Pièce de théâtre en réponse au livre Les Mains sales de Jean-Paul Sartre situant un groupe de révolutionnaires socialistes cherchant à éliminer un traître du Parti. Comme le dit Camus lui-même, son texte est inspiré d'événements historiques et de personnages réels ayant eu lieu en 1905, sa source étant le livre de Boris Savinkov, Souvenirs d'un terroriste.
Lu dans le cadre du
challenge petit mois, petites lectures
Titre : Lettres de
mon moulin
Auteur : Alphonse
Daudet
Édition : Lito
Collection : / Sorti en : 1869
Prix : ?€
Nombre de pages :
123 Genre : Conte, nouvelle, classique
Traduit par : /
(Excusez moi pour le peu d'informations mais j'ai une vieille édition que je n'ai pas trouvée sur Internet :() Chanson : Tournent les violons - Jean-Jacques Goldman
"Eh bien, non !
je suis encore trop près de Paris. Tous les jours, jusque dans mes pins, il
m'envoie les éclaboussures de ses tristesses…"
Résumé :
La chèvre de M.
Seguin, Le secret de maître Cornille, L'Arlésienne, La mule du pape… Verve et
émotion : tout le talent d'Alphonse Daudet pour nous faire découvrir la
Provence ensoleillée et ses figures pittoresques dans ses contes savoureux.
Lettres de mon
moulin trainait depuis très longtemps dans ma bibliothèque, le livre ayant
appartenu à ma mère. J'ai encore une fois profité du challenge pour le sortir.
Je ne crois pas avoir la version complète car je n'ai seulement que 9 nouvelles
et en me renseignant un peu j'ai appris qu'il existait Les vieux, et celle-ci
manque à l'appel dans mon édition.
Des nouvelles très
courtes, dont je ne connaissais que La chèvre de M. Seguin. En effet, j'ai
découvert chacune des nouvelles au fil de ma lecture. Je m'attendais à des
histoires pour enfants, étant donné que La chèvre de M. Seguin est souvent
étudiée à l'école, mais j'ai découvert des nouvelles beaucoup plus sombres,
avec des fins beaucoup plus tragiques. J'ai parfois eu énormément de mal à
rester concentrée dans ma lecture, lâchant prise plusieurs fois, ne comprenant
toujours pas ce que je lisais, cette lecture a été pour ma part plutôt
frustrante. Ces nouvelles restent des classiques, très bien écrites, proches du
lecteur puisqu'elles sont à l'origine des lettres, ce qui d'ailleurs m'a bien
plu étant donné que j'avais l'impression de connaître un peu plus l'auteur.
Une nouvelle m'a
attiré un peu plus que les autres, et j'ai pris énormément de plaisir à la
lire. Il s'agit de La légende de l'homme à la cervelle d'or. L'histoire est
touchante bien qu'elle ne fasse seulement quelques pages et c'est le seul
personnage auquel je me suis attachée, mis à part la mule de La mule du pape.
Une lecture un peu
décevante dans le sens où je m'attendais à une lecture plus légère, plus simple
mais qui reste tout de même enrichissante.
P.S : La chanson s'est imposée à moi durant ma lecture, tout simplement *rires*.
LES VIEUX.
Une lettre, père Azan ?
— Oui, monsieur… ça vient de Paris.
Il était tout fier que ça vînt de Paris, ce brave père Azan… Pas moi. Quelque chose me disait que cette Parisienne de la rue Jean-Jacques, tombant sur ma table à l’improviste et de si grand matin, allait me faire perdre toute ma journée. Je ne me trompais pas, voyez plutôt : Il faut que tu me rendes un service, mon ami. Tu vas fermer ton moulin pour un jour et t’en aller tout de suite à Eyguières… Eyguières est un gros bourg à trois ou quatre lieues de chez toi, — une promenade. En arrivant, tu demanderas le couvent des Orphelines. La première maison après le couvent est une maison basse à volets gris avec un jardinet derrière. Tu entreras sans frapper, — la porte est toujours ouverte, — et, en entrant, tu crieras bien fort : « Bonjour, braves gens ! Je suis l’ami de Maurice… » Alors, tu verras deux petits vieux, oh ! mais vieux, vieux, archivieux, te tendre les bras du fond de leurs grands fauteuils, et tu les embrasseras de ma part, avec tout ton cœur, comme s’ils étaient à toi. Puis vous causerez ; ils te parleront de moi, rien que de moi ; ils te raconteront mille folies que tu écouteras sans rire… Tu ne riras pas, hein ?… Ce sont mes grands-parents, deux êtres dont je suis toute la vie et qui ne m’ont pas vu depuis dix ans… Dix ans, c’est long ! Mais que veux-tu ? moi, Paris me tient ; eux, c’est le grand âge… Ils sont si vieux, s’ils venaient me voir, ils se casseraient en route… Heureusement, tu es là-bas, mon cher meunier, et, en t’embrassant, les pauvres gens croiront m’embrasser un peu moi-même… Je leur ai si souvent parlé de nous et de cette bonne amitié dont… Le diable soit de l’amitié ! Justement ce matin-là il faisait un temps admirable, mais qui ne valait rien pour courir les routes : trop de mistral et trop de soleil, une vraie journée de Provence. Quand cette maudite lettre arriva, j’avais déjà choisi mon cagnard (abri) entre deux roches, et je rêvais de rester là tout le jour, comme un lézard, à boire de la lumière, en écoutant chanter les pins… Enfin, que voulez-vous faire ? Je fermai le moulin en maugréant, je mis la clef sous la chatière. Mon bâton, ma pipe, et me voilà parti. Extrait de Les Vieux surWikisource.
Lu dans le cadre du
challenge petit mois, petites lectures.
Titre : Si je reste
Auteur : Gayle
Forman Edition : Pocket Collection : / Sorti en : 2014 Prix : 6,20 € Nombre de pages :
183 Genre : Drame Traduit par :
Marie-France Girod (titre original "If I stay") Chanson : Partir avant les miens - Balavoine
"Je me rends
compte maintenant que c'est facile de mourir. C'est vivre qui est
difficile."
Résumé :
Mia a 17 ans. Un petit ami rock star en herbe. Des parents excentriques. Des copains prétentieux. Un petit frère craquant. Beaucoup de talent et la vie devant elle.
Quand tout s'arrête. Ses rêves, ses projets, ses amours. Là, dans un fossé, au bord de la route. Un banal accident de voiture... Comme détaché, son esprit contemple son corps, brisé. Mai voit tout, entend tout. Transportée à l'hôpital, elle assiste à la ronde de ses proches, aux diagnostics des médecins. Entre rires et larmes, elle revoit sa vie d'avant, imagine sa vie d'après. Sortir du coma, d'accord, mais à quoi bon? Partir, revenir? Si je reste...
Après l'engouement
suscité par Si je reste, je l'ai rapidement sorti de ma PAL toujours en
profitant du challenge.
Le roman est raconté
du point de vue du "fantôme" de Mia, coincée entre le monde des
vivants et celui des morts. Une position transitoire qui lui permet de choisir
de quel côté elle préfère basculer. L'histoire est partagée par ce que vit la
jeune fille dans l'hôpital, les visites de ses proches, les soins des
infirmières, etc. et ses souvenirs en compagnie de sa famille, ses amis et la
musique.
L'histoire est
extrêmement touchante et le personnage de Mia l'est aussi. Le fait qu'elle soit
là sans être là permettait au roman de jouer sur passé et présent, s'attardant
même parfois sur le futur que l'héroïne, pourrait vivre. J'ai trouvé Mia très
attachantes, comme tout les personnages d'ailleurs. J'ai beaucoup aimé le
grand-père de Mia, très affecté par la situation et à la fois si compréhensif.
Un passage où il est présent m'a même arraché quelques larmes, tellement ses
paroles étaient touchantes. Mia est un personnage très mature, sensible et j
l'ai compris du début jusqu'à la fin. Elle aurait pu choisir n'importe qu'elle
issue je l'aurais comprise. Je me suis retrouvée en elle, ce qui m'a permis de
vraiment m'attacher. La plume de l'auteur
est agréable et les sentiments des personnages sont bien abordés. De plus, j'ai
trouvé que la majorité des personnages étaient bien développés, et ceux qui
l'étaient moins n'étaient que de passage. Le roman est réellement axé sur les
émotions et les sentiments mais surtout sur une question existentielle : vivre
ou mourir.
Un roman bien
développé mais surtout très touchant avec des personnages forts.
P.S : J'ai trouvé
que la chanson était en raccord avec les sentiments de Mia qui a du mal à faire
face au choix devant la perte de sa famille. Bonus :