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dimanche 4 septembre 2016

Chronique • L'élégance du hérisson - Muriel Barbery


 
Madame l'écrivaine,
Votre livre est une petite pépite. J'avais l'impression de manger un chocolat tout au long de ma lecture. Au vu du résumé, je ne pensais pas dire ça mais c'est un livre tellement drôle et réconfortant. Je ne sais pas comment d'écrire votre livre tellement il déborde d'originalité et de fraicheur. C'est un livre qui fait sourire, mais pas que. C'est un récit très intelligent avec des personnages très cultivés. Pourtant ça n'est pas élitiste ou prétentieux. Je sais qu'il y a des gens qui l'ont perçu comme cela mais pour moi il y a beaucoup d'autodérision malgré le fait que oui, c'est un livre intellectuel avec beaucoup de références. Vous avez su mêler humour et réflexion. Il est vrai que c'est assez stéréotypé mais vous riez et jouez de ces idées reçues.
J'ai beaucoup aimé les personnages même si j'avoue avoir eu une petite préférence pour Paloma et ses pensées. Je la trouve très touchante parce qu'elle une façon de voir le monde à la fois lucide et enfantine, elle a une maturité incroyable, une réflexion très poussée. Elle dégage une certaine assurance sans paraître vaniteuse. Elle est simplement elle. Renée est celle qui m'a le plus appris. Elle a une culture débordante. J'aurais aimé qu'il y est peut-être un peu plus de contacts entre les deux protagonistes principaux mais en même temps j'ai trouvé que c'était très bien comme ça. Il y a une proximité de leur esprit sans qu'elles ne s'en rendent compte. J'ai ressenti comme un parfum de nostalgie et d'ancien, alors que votre livre n'est pas spécialement vieux, et je pense que c'est Renée qui m'a véhiculé cette idée que j'ai trouvé très agréable.
Merci madame l'écrivaine, votre livre est magnifiquement beau, poétique et touchant.
 

vendredi 24 juillet 2015

Chronique • La face cachée de Margo - John Green

Titre : La face cachée de Margo
Auteur : John Green
Édition : Gallimard
Collection : Scripto 
Sorti en : 2009
Prix : 14 €
Nombre de pages : 389
Genre : Jeunesse
Traduit par : Rose-Marie Vassallo et Papillon (titre original : "Paper Towns") 

Chanson : Marlowe - Gérald De Palmas

"Tu iras dans les villes de papiers et tu n'en reviendra jamais."

Résumé : Quentin Jacobsen a passé toute sa vie à aimer la magnifique et aventureuse Margo Roth Spiegelman à distance. Le jour où elle ouvre sa fenêtre et grimpe dans sa vie, habillée comme un ninja et l'invitant dans une ingénieuse quête de revanche, il suit. Après cette nuit blanche, un nouveau jour commence et Quentin découvre en arrivant à l'école que Margo qui avait toujours été une énigme est maintenant devenu un mystère. Mais il apprend bientôt qu'elle a laissé des indices, et qu'ils sont pour lui. Le chemin pour la retrouver est loin d'être tout tracé, et plus il avance, moins il reconnaît la fille qu'il croyait connaître.

Petits trésors : L'idée de la couverture m'a plu, le visage de Margo en gros plan et les deux faces de couleurs différentes. Après, ce n'est pas une couverture que je trouve waouh. Mais le concept est sympa et colle avec le titre en tout cas.
 
Je n'avais pas spécialement envie de relire un John Green, et je n'avais pas non plus spécialement envie de ne plus en lire du tout. Lorsque j'ai vu la bande d'annonce de "La face cachée de Margo", j'ai eu envie de le voir. Et avant de le voir, je voulais lire le livre et je savais qu'il était à la bibliothèque. Finalement, j'ai lu ce livre grâce à beaucoup de coïncidences. Autre coïncidence, il y a un bon moment, j'ai lu "La disparition d'Anastasia Cayne" de Gregory Galloway. Ce livre m'avait totalement bouleversée. Et j'ai trouvé que le roman de John Green avait des airs de celui de Gregory Galloway.
 
Le roman est composé de différentes parties que je renommerais "Vengeance", "Disparition" et "Road-trips". John Green leur a donné des titres beaucoup plus cools mais un iota moins révélateur. Les deux premières parties m'ont beaucoup plu : la première partie est amusante à suivre grâce aux idées folles de Margo, et j'ai trouvé la deuxième trépidante à rechercher des indices, chose que j'aime beaucoup, essayer de déceler quelque chose que l'auteur aurait glissé au lecteur, une mince révélation qui permettrait de comprendre. La troisième partie m'a surprise dans le sens où je ne m'attendais pas à cela du roman mais je l'ais tout de même trouvé intéressante. J'aime les road-trips et leur préparation et organisation de dernière minute m'ont beaucoup amusée. Le style de John Green correspond bien au livre, proche des personnages et de leurs sentiments. Le lieux clefs sont bien décrit et je me suis rapidement retrouvée dans la première planque de Margo. Un petit bémol sur l'écriture cependant, la répétition répétitive qui répète Margo Roth Spiegelman, devient rapidement épuisante. Mais bon il suffit de ne lire que Margo....an !
 
J'ai apprécié les personnages, la majorité de ceux-ci sont attachants. Les amis de Quentin présents lors du road-trips sont vraiment sympas et drôles, attentif à Quentin même lorsqu'il est obnubilé par Margo. J'ai eu une petite préférence pour Radar que j'ai trouvé très mature et à l'écoute, toujours présent. J'ai trouvé que Quentin évoluait bien au long du roman, grâce à Margo sûrement et je pense qu'il s'agit là du fond du roman, le fait de se rendre compte de la personne qu'on est réellement. Sa détermination à retrouver Margo coute que coute est d'autant plus attachante. Cette volonté m'a beaucoup touchée. Le personnage de Margo a suscité chez moi plus de différences. Je n'ai pas un avis figé sur elle. Je l'ai beaucoup appréciée dans la première partie. Son comportement casse-cou et prête à faire les cents coups m'a amusée autant que m'ont agacée certaines de ses réactions par la suite. Je pense que si j'ai un avis si mitigé sur ce personnage c'est parce qu'il n'est pas mis à plat par l'auteur. Le comportement de Margo est sans cesse en mouvement et personne ne sait réellement qui elle est vraiment, pas même elle peut-être . Ce fait est d'autant plus étonnant qu'elle cherche à révéler Quentin. Outre cela, pour moi, Margo dénonce une société trop superficielle. Je pense que le titre VO révèle bien cette société de consommation, ces êtres de papiers comme dirait Margo. J'aurais cependant apprécié que ce point soit plus développé car je pense qu'il aurait été intéressant.
 
Un très bon roman qui n'atteint pas le coup de cœur mais qui obtient une place de choix grâce à ses personnages attachants et son rappel à "La disparition d'Anastasia Cayne".
 
Un adolescent qui part seul à l'aventure, pour découvrir la vie et s'émanciper, Marlowe va peut être rencontrer Margo qui sait ?
 
J'ai trouvé quelques informations sur Agloe, la ville de papier, si cela vous intéresse : l'article Wikipédia pour une information assez générale et un article assez amusant sur les péripéties de la ville.
Et je vous invite à rechercher Agloe et vous balader un peu sur Google Maps ou directement cliquez ICI. C'est très joli mais aussi très... vide !
J'ai mis un petit screenshot pour ceux qui voudraient juste rapidement jeter un œil !
 
 
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vendredi 17 avril 2015

Chronique • No et moi - Delphine de Vigan


Titre : No et moi
Auteur : Delphine de Vigan
Édition : Le livre de Poche
Collection : /
Sorti en : 2007
Prix : 6,10 €
Nombre de pages : 250
Genre : Contemporain
Traduit par : /


 

"Et si c'était ça le bonheur, pas même un rêve, pas même une promesse, juste l'instant."

Résumé:
Adolescente surdouée, Lou Bertignac rêve d’amour, observe les gens, collectionne les mots, multiplie les expériences domestiques et les théories fantaisistes. Jusqu’au jour où elle rencontre No, une jeune fille à peine plus âgée qu’elle. No, ses vêtements sales, son visage fatigué, No dont la solitude et l’errance questionnent le monde. Pour la sauver, Lou se lance alors dans une expérience de grande envergure menée contre le destin. Mais nul n’est à l’abri…

Petits trésors : J’ai aimé la couverture et c’est d’ailleurs elle qui m’a attirée pour acheter le roman. J’aime beaucoup le visage de No – oui après vérification, c’est bien No, parce que pour la petite histoire, j’en ai parlé avec ma mère et mon copain, et tout deux soutenaient que No n’était pas la fille au premier plan, donc il a fallu que je vérifie pour en avoir le cœur net – bref, le visage de No a l’air comme fascinée.

Lou rencontre No, une jeune SDF et décide de faire un exposé sur le sujet. Après plusieurs entretiens, la jeune adolescente se lie d’amitié avec No. L’histoire se déroule à Paris, et outre le fait que les lieux puissent nous être familiers, on se sent touché par le roman. Il s’agit c’est vrai d’un sujet qui peut être traité universellement mais en le situant en France, il a une dimension plus proche des lecteurs français. Évident me direz-vous, un livre qui se passe chez nous est forcément, plus proche de nous. Mais ici, le sujet dévoile une réelle facette de la société que l’on cherche parfois à gommer. Cette envie est d’ailleurs dénoncée dans un passage.

Je vais éviter de trop m’égarer sur le sujet, et me concentrer sur les personnages. Je suis assez mitigée. Je me suis attachée, c’est vrai. Mais il y a quelques fois où j’ai eu un peu de mal. Lou est une jeune fille très mature. J’ai beaucoup aimé son point de vue qui était à la fois rêveur et réaliste. Lou sait rêver les yeux ouverts et, en même temps, elle a des réflexions sur la société tellement juste. Cependant, le coté surdouée qui offre ce paradoxe entre enfant et adulte, m’a parfois un peu dérangée. Lou met sans cesses au point des théories, fait des expériences toujours plus farfelues. Au début, ça m’a amusée de voir qu’on pouvait réfléchir à tant de choses. Mais petit à petit, et après en avoir brièvement parlé avec quelques membres de Livraddict, j’en suis venue à la conclusion, qu’il était vrai, le personnage de Lou était légèrement stéréotypé, du moins de mon point de vue. Cela ne m’a pas beaucoup dérangée mais j’ai été forcée de le constater. Les personnages que j’ai préférés sont le papa de Lou et Lucas. La papa de Lou était très protecteur envers sa fille et assez ouvert. Chez Lucas, j’ai aimé son côté posé et très réaliste mêlé à un aspect plus rêveur.

L’histoire m’a touchée et j’ai apprécié les brèves analepses qui retraçait la vie de Lou ou de No. Ça permettait quelques pauses dans le roman qui était très prenant. J’ai eu du mal à le lâcher. J’ai aimé découvrir les liens qui se nouaient entre les différents personnages, les voir évoluer. La plume de l’auteur est très agréable à lire et proche du lecteur. En y réfléchissant, je m’aperçoit que je me suis bien plus attachée aux personnages qu’à l’histoire. Je n’ai pas aimé la fin. J’ai eu une impression d’inachevé. Encore pleins de questions dans la tête. Mais finalement, c’est tellement en accord avec les personnages que je ne peux pas en vouloir à l’auteure.

Un roman qui frôle les étoiles grâce à son sujet touchant et ses personnages attachants.
 
 
Cette chanson d’Edith Piaf, grâce à sa voix pleine d’émotion notamment, démontre, à mon avis, la dureté de la rue, surtout lors d’évènements censés être joyeux.

Quelques chiffres…
- 141 500 sans-domicile en France début 2012
- 2/5 sont des femmes
- 26 % sont âgés de 18 à 29 ans
- 1/4 ont un travail régulier ou un « petit boulot »
Source : Insee
 
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