Affichage des articles dont le libellé est amour. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est amour. Afficher tous les articles

lundi 13 février 2017

Chronique • Vert émeraude - Kerstin Gier


 
Madame l'écrivaine,
Attendant avec impatience la fin de la Trilogie des gemmes, j'ai un peu été déçue par ce dernier tome. Je dois cependant avouer que ma lecture a été interrompue par des lectures plus pressantes pour les cours et cela a été un véritable frein à ma progression. Malgré tout, je le conçois et je sais pertinemment que vous n'y êtes pour rien. En revanche, j'ai été parfois déçue d'avoir trouvé certaines révélations avant qu'elles ne soient révélées. Ou non, plutôt partagée entre la joie d'avoir élucidé le mystère et la déception de ne pas m'être laissée surprendre. Toutefois, la révélation finale qui clôt la trilogie m'a surprise et j'ai vraiment apprécié ce sentiment. C'était logique mais plausible et finalement évident en y pensant. Malheureusement, ça n'a pas été le cas pour LA révélation majeure, à savoir l'identité du comte St Germain et tout le mystère planant autour du chronographe. Tout cela m'a laissé perplexe. J'ai trouvé que certains éléments arrivaient comme un cheveu sur la soupe, à moins que je n'ai pas su percevoir les indices, et j'ai parfois ressenti quelques incohérences.
Cependant, je ne peux pas nier le fait que j'ai passé un bon moment. Les voyages dans le temps sont toujours un plaisir même si le côté fastueux se fait moins en moins présent. Les personnages secondaires m'ont toujours semblés assez fades mais Gwendolyn et Gideon sont de très bons protagonistes. Ils m'ont parfois agacée mais je n'ai pas pu leur en tenir rigueur et j'ai apprécié voir leurs liens évoluer. Mais je pense sincèrement que dans votre trilogie, aucun personnage ne pourra détrôner Xemerius. Je l'ai adoré de A à Z. Il a un humour savoureux et j'ai toujours beaucoup aimé ses apparitions.
Merci madame l'écrivaine, j'ai été un peu déçue que les secrets du Cercle des Veilleurs ne soient pas un plus développé mais cela n'enlève rien au charme de votre roman.

mercredi 28 décembre 2016

Chronique • La fille mirage - Elise Broach


 
Madame l'écrivaine,
C'est avec beaucoup d'envie que je me suis plongée dans votre roman. Il me paraissait prometteur avec une thématique que j'adore, le road-trip, qui plus est accompagné d'une quête. Malgré tout, j'ai ressenti une pointe de déception lors de ma lecture. Les éléments que j'attendais sont là mais tout m'a semblé un peu trop simple, autant dans le déroulé des actions que dans la construction des personnages. Je ne peux pas dire que je me suis ennuyée parce qu'il n'y a pas de moment de flottements, les personnages sont toujours dans l'action et l'enquête donne un bon rythme au livre. La lecture se fait rapidement et aisément et c'est vraiment un bon point. Une autre chose que j'ai aimé, c'est la façon dont vous faites évoluer les relations sentimentales. Malgré le fait que la romance prenne finalement une place assez importante, j'ai apprécié que vos personnages vivent l'amour compliqué. Dans la vraie vie, les gens ne tombent pas amoureux simplement. Et cela se voit dans votre roman. L'amour est dur, avec qui que se soit et à tous les âges.
Toutefois, malgré ces points positifs, je n'ai pas pu faire abstraction de mon incompréhension face aux personnages. J'ai trouvé Jamie absent, que Kit avait des réactions étranges et que Luce était inconsciente. Je veux bien accepter le fait qu'elle n'a que 14 ans mais je l'ai parfois trouvé trop naïve, trop insouciante alors qu'elle fait preuve de maturité face à certains évènements. J'ai trouvé que les personnages étaient trop masqué par l'enquête et à mon goût, celle-ci ne sert pas assez à les révéler.
Merci madame l'écrivaine, je n'ai pas réussi à faire abstractions de ces points que j'aurais aimé voir plus développés, j'ai passé une agréable lecture.
 
 

dimanche 4 septembre 2016

Chronique • L'élégance du hérisson - Muriel Barbery


 
Madame l'écrivaine,
Votre livre est une petite pépite. J'avais l'impression de manger un chocolat tout au long de ma lecture. Au vu du résumé, je ne pensais pas dire ça mais c'est un livre tellement drôle et réconfortant. Je ne sais pas comment d'écrire votre livre tellement il déborde d'originalité et de fraicheur. C'est un livre qui fait sourire, mais pas que. C'est un récit très intelligent avec des personnages très cultivés. Pourtant ça n'est pas élitiste ou prétentieux. Je sais qu'il y a des gens qui l'ont perçu comme cela mais pour moi il y a beaucoup d'autodérision malgré le fait que oui, c'est un livre intellectuel avec beaucoup de références. Vous avez su mêler humour et réflexion. Il est vrai que c'est assez stéréotypé mais vous riez et jouez de ces idées reçues.
J'ai beaucoup aimé les personnages même si j'avoue avoir eu une petite préférence pour Paloma et ses pensées. Je la trouve très touchante parce qu'elle une façon de voir le monde à la fois lucide et enfantine, elle a une maturité incroyable, une réflexion très poussée. Elle dégage une certaine assurance sans paraître vaniteuse. Elle est simplement elle. Renée est celle qui m'a le plus appris. Elle a une culture débordante. J'aurais aimé qu'il y est peut-être un peu plus de contacts entre les deux protagonistes principaux mais en même temps j'ai trouvé que c'était très bien comme ça. Il y a une proximité de leur esprit sans qu'elles ne s'en rendent compte. J'ai ressenti comme un parfum de nostalgie et d'ancien, alors que votre livre n'est pas spécialement vieux, et je pense que c'est Renée qui m'a véhiculé cette idée que j'ai trouvé très agréable.
Merci madame l'écrivaine, votre livre est magnifiquement beau, poétique et touchant.
 

lundi 29 août 2016

Chronique • L'amour dure trois ans - Frédéric Beigbeder


 
Monsieur l'écrivain,
Il s'agit du premier roman de votre plume que j'ai lu, et je dois vous avouer que j'avais un peu peur de me lancer. Vous faites beaucoup parler de vous et j'ai cru comprendre que soit on vous aimait, soit on ne vous aimait pas. A vrai dire, après ma lecture, je me suis sentie comme soulagée. Vous avez été comme démystifié. Il est vrai que vous avez un style très particulier : votre écriture est crue mais recherchée, vous jouez avec les mots, c'est ni vulgaire ni soutenu, c'est vous. Je n'ai pas vraiment accroché à l'histoire ou même aux personnages. Le récit relate une vie désillusionnée par l'amour et le personnage est beaucoup dans l'introspection, se pose pas mal de questions, c'est finalement assez personnel et intime comme roman. En revanche, j'ai aimé votre écriture. J'ai trouvé que l'utilisation de la langue était plus intéressante que le texte en lui même. Je ne sais pas si c'est bien ou non, mais en tout cas, ça ne m'a pas dérangé dans votre roman. Vous avez un humour incroyable. Toutes les pages débordent d'humour. Vous mêlez cynisme, humour noir et ironie à la perfection. Il y a un côté bobo assumé très plaisant parce que c'est très court et que c'est drôle.
Merci monsieur l'écrivain, j'ai été surprise de découvrir votre plume.
 

lundi 22 août 2016

Chronique • Roméo sans Juliette - Jean-Paul Nozière


 
Monsieur l'écrivain,
Je ne m'attendais pas à ça. Votre livre est une bombe à retardement. Vous avez un pouvoir incroyable pour mettre les mots à votre service et leur demander de nous tenir en haleine. Votre livre se lit très rapidement. C'est vrai que c'est assez court et qu'il y a beaucoup de dialogues qui rendent le récit vivant mais ce n'est pas ça qui m'a vraiment poussé à ne pas me détacher de votre histoire. Non, c'est cette tension palpable, ce risque de basculer à tout moment : c'est la déchéance qui se promet sans qu'on arrive à la toucher. Dès le début, on sait que c'est grave, que c'est moche et que c'est triste, que ça va arriver, mais quand ? Vous étirez le temps d'une manière à rendre votre récit à la fois grave et poétique. J'ai aimé entrer peu à peu dans les vies de Roméo et Juliette grâce aux flash-backs. En vérité, la quasi-totalité du récit est une ellipse, ce qui permet de pouvoir facilement suivre la narration qui déjà partagée entre les points de vue respectifs de Juliette et Roméo. J'ai trouvé que c'était savamment étudié, à la fois pour ne pas perdre le lecteur et à la fois pour avoir une construction étonnante basée sur des conséquences dont on ne connaît pas les actes.
Les personnages ne me sont pas apparus comme très attachants mais je les ai trouvé touchants. Finalement, je me suis assez peu investie dans le récit. Je ne sais pas si c'est à cause de la référence évidente à Shakespeare, mais je me suis retrouvée comme spectatrice de leur histoire. La tragédie est respectée mais vous lui offrez une modernité incroyable. Je ne peux que souligner le titre, qui est certes simple mais que je trouve tellement bien choisi. Les thèmes sont variés, et je ne pensais pas que ce livre aborderait l'homosexualité ou le racisme. C'est une histoire très riche, avec une pudeur dans l'écriture qui m'a beaucoup touchée.
Merci monsieur l'écrivain. Autant vous l'avouer, j'ai été triste qu'il y est eu un épilogue, cependant je vous remercie pour l'espoir que vous apportez. C'est important.
 
 

lundi 25 juillet 2016

Bulle • Les jours sucrés - Loïc Clément et Anne Montel



 
Madame la dessinatrice, monsieur l'écrivain,
Comment commencer autrement que par exprimer la douceur de votre bande-dessinée ? C'est tellement mielleux et sucré qu'on a l'impression de plonger dans un pot de confiture. Cela pourrait être perçu comme péjoratif mais dans votre cas, c'est tant en accord avec l'univers que vous avez tissé autour de votre bande-dessinée. Pas d'actions ou de péripéties aventurières mais une quête d'identité, un retour aux sources qui sent la brioche dorée. Les personnages sont incroyablement attachants. La sympathie qu'ils dégagent se retrouve dans les lieux qui ont un aspect rassurant. J'ai beaucoup apprécié Gaël et Marronde. Lui, est très vivant, un peu enfantin avec des allures de galopin, elle, est d'un humour tordant. J'ai aimé l'évolution d'Eglantine, ses retours en enfance marqués par des dessins en noir et blanc, comme des souvenirs un peu vieillis. Apprendre son passé et découvrir avec elle les secrets de sa vie m'a beaucoup plu. On la voit changer peu à peu, passer du visage froid forgé par Paris au sourire retrouvé grâce à la douceur de Klervi.
Les dessins sont le reflet de la douceur du texte. Les traits sont doux et le soucis du réalisme n'est pas une priorité. Plutôt que de traiter la colère avec dureté, vous préférez la dépeindre avec humour, ce qui toutefois n'amoindri pas votre propos. J'ai aimé la mise en page, le fait que les cases n soient pas réellement définie, qu'il y est cette liberté d'arrêter la couleur où bon vous semble. La prise de parole des chats sur les pages de chapitres m'ont fait sourire, sourire que j'ai gardé en refermant votre livre.
Merci madame la dessinatrice et monsieur l'écrivain, un vent de douceur sucré s'est abattu sur moi.
 
 

samedi 23 juillet 2016

Chronique • L'écume des jours - Boris Vian


 
Monsieur l'écrivain,
Votre roman est déroutant. Il surprend tant par ses nombreuses références que par l'absence de logique qu'il s'en dégage. Rien n'est logique mais tout l'est à la fois. Les expressions figurées sont transposées au sens propre ce qui donne une impression de féérie, de magique mais reste tout de même accessible et compréhensible. Votre livre réfléchit un peu comme un enfant qui ne connaitrait pas les subtilités du langage tout en ayant une culture immense. Tous les principes connus du lecteur sont inversés. Rien n'est cohérent mais une fois passé la surprise du début, on comprend qu'on est tout simplement plongé dans un univers différent, semblable du notre. Cependant, il faut passer ce cap qui peut être difficile à accepter. Il faut vouloir se détacher de tout ce qu'on connaît déjà pour s'immerger dans L'écume des jours. J'ai réussi à surpasser la logique et la physique du monde pour totalement m'impliquer. Et j'ai vraiment aimé cet univers improbable mais si attachant.
En revanche, les personnages m'ont laissée de marbre. Du roman, je retient l'ambiance, les mots, la poésie mais pas vraiment l'histoire. Les personnages ne m'ont pas touchée. Je les ai trouvé fades et ternes. Je les ai trouvé effacés par rapport au décor dans lequel ils évoluaient. Je suis passée à côté d'eux, trop emportée par les images merveilleuses. L'histoire d'amour entre Colin et Chloé est très belle mais plus que l'amour, j'ai trouvé que c'était son esthétique qui était dépeinte. La beauté est omniprésente dans votre texte. Tout doit être beau, le décor, les personnages, leur vie, leur mort. Pour moi, votre génie réside dans toute cette esthétique, cette représentation fantastique du monde.
Merci monsieur l'écrivain, votre écriture est surprenante.

 

jeudi 7 juillet 2016

Bulle • Une nuit à Rome T1 & T2 - Jim


 
Monsieur le bédéiste,
Je n'ai pas pu dissocier vos deux tomes tant le premier promettait la venue du second. Si le premier installe le propos et présentent les personnages, j'ai trouvé que le second entrait d'avantage dans le sujet. Il contenait ce que j'attendais réellement de votre scénario. L'histoire m'a séduite dès la lecture de la quatrième de couverture. L'idée que deux personnes se promettent de se revoir 20 ans plus tard quoiqu'il arrive me paraissait vraiment prometteuse. En effet, je me suis directement plongée dans la vie de Raphaël et j'étais presque moi aussi confrontée au choix qu'il avait à faire. Dans quelle situation voulais-je le voir ? Bien sûr, j'attendais avec impatience les retrouvailles entre les deux amants. Le premier tome m'a paru un peu long et j'ai été déçue qu'il se finisse aussi vite mais finalement, il m'a permis d'apprécier d'avantage le second tome. J'ai beaucoup aimé les graphismes. Je n'ai pas spécialement trouvé les portraits magnifiques mais les expressions sont étonnamment retranscrites et les décors sont somptueux. L'esthétique générale offre vraiment une bande-dessinée belle et unique.
Raphaël et Marie sont très attachants. Leur histoire d'amour un peu compliquée, leur passion l'un envers l'autre refoulée leur donne un côté héros romantique des temps modernes. Votre histoire soulève la question de la fidélité mais sans stigmatiser une partie du couple. Votre vision est très respectueuse de l'humain, et ce des deux côtés. Vous ne blâmez pas, vous ne jugez pas. Vous rendez simplement compte de faits, vous racontez votre histoire avec tant de simplicité et d'amour. Malgré le fait que j'ai trouvé la fin un peu simple, je m'attendais à quelque chose de beaucoup plus tragique, vous avez réussi à me convaincre et à m'offrir une nouvelle vision de Raphaël. Finalement, j'ai réussi à le comprendre un peu, mais surtout à ne pas le juger.
Merci monsieur le bédéiste, votre bande-dessinée offre une vue unique sur l'Homme et l'amour. 
 
 

vendredi 17 juin 2016

Chronique • A moitié vide - Frank Andriat

 
 
Monsieur l'écrivain,
En débutant votre livre, je ne m'attendais pas à ça. Je ne pensais pas qu'en si peu de pages un sujet aussi dur serait traité. J'ai certes trouvé que c'était un peu rapide avec des dénouements un peu simples mais vous avez fait un choix que je ne peux qu'admirer. C'était ambitieux et même si je n'ai pas trouvé cela parfait, j'ai apprécié ma lecture. J'ai eu un avis assez mitigé par rapport aux réactions de Violaine. Je l'au trouvée parfois excessive. Cependant, je me disais que si j'avais lu votre roman plus jeune, j'aurais surement été plus proche de votre personnage. En effet, à l'âge de Violaine, j'avais une approche de l'amour aseptisée et quasi-parfaite que face à l'adultère et au divorce, j'aurais surement été excessive dans mes propos, j'aurais été colérique, bornée, et je n'aurais jamais voulu, ne serait-ce que tenter,  comprendre ce monde d'adultes. Alors oui, aujourd'hui, j'aurais aimé raisonner Violaine mais je pense que vous avez totalement cerné certains problèmes de l'adolescence. L'incompréhension des adultes et face aux adultes, le changement, le rapport à la nourriture parfois compliqué, et surtout la solitude. Finalement, ce qui m'a manqué dans votre roman, c'est un peu de longueur. Je suis restée assez dubitative car votre plume m'a parut pouvoir révéler tant de choses que j'aurais aimé en savoir plus. J'aurais aimé plus apprendre sur Violaine, mais surtout sur son entourage, peut-être pour avoir un choc générationnel des réactions face à ce type d'évènements. Mais peut-être qu'après tout, cela suffisait pour écrire le message que vous vouliez faire passer. Et j'ai aimé la simplicité dans votre écriture.
Merci monsieur l'écrivain. Je touche encore d'assez près ces moments difficiles pour pouvoir les comprendre et j'espère, que comme vous, je ne les oublierais pas.
 

jeudi 10 mars 2016

Chronique • Vango T2 - Timothée de Fombelle



Monsieur l'écrivain,
J'avais tellement hâte de savoir ce qui allait arriver à Vango que j'ai rapidement enchainé sur le tome 2 de ses aventures. J'avais encore à l'esprit tout l'univers, les personnages et je voulais absolument avoir le fin mot de l'histoire. Il faut avouer que vous êtes très doué pour ménager un suspens insoutenable. Avec toutes ces histoires entremêlées, l'esprit est tout le temps sollicité pour essayer -vainement- de trouver LA réponse. Lorsque je dis vainement, ce n'est pas de façon péjorative, mais simplement pour illustrer la manière que vous avez de créer à tous vos personnages une histoire qui leur est propre. C'est cette singularité, qui les définit, qui m'a permise d'être constamment surprise. Cela leur permet aussi d'acquérir une certaine authenticité. Ils ne sont pas plats, fades et sans couleurs. Chacun à sa petite part d'ombre, son secret caché, ses états d'âmes. J'ai l'impression de me répéter entre le premier et le second tome, mais ne m'en veuillez pas, c'est simplement que vos deux tomes sont totalement égaux. Il n'y en a pas un en-dessous de l'autre. A la fin du premier tome, certains sujets commencent tout juste à s'éclaircir et le second tome arrive toujours à nous révéler des choses auxquelles on ne s'attendait pas.
Pourtant, à un moment, je dois avouer que j'ai eu un peu peur. J'ai ressenti quelques lenteurs, j'avais du mal à me plonger totalement dans le livre. Cependant, je sentais que l'intrigue me tenait toujours en haleine et que j'étais toujours très attachée aux personnages. Je pense que c'est parce que je me suis directement plongée dans la suite des aventures de Vango, dès que j'avais finit le tome 1. Enchainer directement sans pause m'a peut-être ralentie dans la poursuite de ma lecture, mais une fois cette première étape passée, j'ai dévoré la suite de votre roman. Et bien qu'il me tardait de finir le livre pour enfin savoir, une fois refermé, je n'avais envie que d'une chose, c'était d'y retourner.
Merci monsieur l'écrivain, encore une fois le voyage était parfait.
 

dimanche 14 février 2016

En pellicule • La Belle Personne - Christophe Honorée



Monsieur le réalisateur,
Je n'étais pas destinée à voir votre film. A dire vrai, je pense que si je ne l'avais pas vu en cours de littérature et cinéma, je ne l'aurai jamais vu. Je n'ai pas aimé La Princesse de Clèves, et même si après l'avoir étudiée, j'avais un peu moins d'indifférence pour cette histoire, je ne pense pas que je me serai tournée vers une adaptation. Cependant, votre film a été posé sur mon chemin, et ce n'est peut-être pas si mal finalement. J'ai trouvé que vous avez fait un joli travail de réécriture. Transposer une histoire qui se déroule en 1550, sous la Cour de Henri II et l'intégrer à notre époque, dans un lycée bourgeois parisien a du être un travail d'adaptation remarquable. J'ai aimé reconnaître les nombreuses références à l'œuvre originale et voir comment elles avaient été adaptées. Je dois avouer que l'histoire ne m'a pas parue plus intéressante, mais c'est peut-être du au fait que je la connaissais déjà et que je n'avais aucune affection particulière envers elle. Pourtant, vous avez réussi à me captiver. Le jeu d'acteur est puissant.
J'ai beaucoup aimé les interprétations de Léa Seydoux et Louis Garrel. Elle, est parfaitement dans le rôle de la jeune fille merveilleusement belle, fragile mais destructrice à la fois, mystérieuse, intouchable, presque détestable parfois à cause de cette incompréhension qui plane autour d'elle. Et lui, est sublime dans ce rôle de séducteur plein de charme, de professeur serviable et apprécié, d'homme fou amoureux. Je ne pensais pas que je m'attacherais à ce personnage que je trouvais trop séducteur, trop manipulateur au début mais la tendance s'inversait peu à peu et lorsque je commençais à me détacher de Junie, ne la comprenant vraiment plus, je commençais aussi à prendre en affection M. de Nemours. Il y a un beau jeu sur les personnages principaux. Cependant, les personnages secondaires sont des fantômes et je serai incapable de dire qui est qui. Malgré tout, je reste mitigée sur cet aspect fantomatique de ces personnages qui peut être attribué à l'environnement : au lycée, tous se ressemblent. Je n'ai perçu que très peu de relief. Je souligne tout de même l'effort de traiter l'homosexualité. C'est quelque chose que j'ai beaucoup apprécié car cela ajoutait un thème nouveau à l'œuvre originale, et cela a permis d'apporter un peu de ce relief qui me manquait. De plus, c'est une intrigue qui a été rajoutée de façon très subtile puisqu'elle sert directement à l'intrigue principale.
Finalement, vous avez réussi à me surprendre, là où je m'y attendais le moins. Votre film ne m'a pas transcendée mais grâce au dès bon jeu d'acteur, je suis plutôt contente d'avoir découvert La Belle Personne.
Merci monsieur le réalisateur, vous m'avez joliment surprise.
 

samedi 9 janvier 2016

Chronique • Roi de pique - Kat Spears


Madame l'écrivaine,
Je pourrais reprocher à votre livre le manque d'intérêt qu'a suscitée l'intrigue pour moi. J'ai trouvé la romance plutôt banale, simple et peu intéressante. Le triangle amoureux m'a quelque peu ennuyée et je n'ai pas spécialement apprécié le personnage féminin, Bridget. Sa personnalité effacée m'est apparue comme fade. Pourtant, j'ai adoré votre livre. J'étais partagée entre ce sentiment, vous savez, lorsqu'on veut à tout prix se replonger dans un livre mais qu'un d'un autre côté, l'envie de le garder bien au chaud pour plus tard nous effleure l'esprit. Ce sentiment est un si bon signe dans l'appréciation d'un livre. Alors oui, j'ai craqué. J'ai dévoré votre livre malgré l'histoire qui ne m'intriguait pas. Et je pense que le tour de force de ce livre réside dans le personnage de Jesse. J'ai trouvé votre personnage principal parfait. Je pense qu'en vérité, dans la vraie vie, j'aurais détesté Jesse. La simplicité avec laquelle il mène la manipulation est affligeante. Il serait sûrement détestable en tout point. Mais je m'y suis terriblement attachée. C'est un personnage incroyablement intelligent, indépendant et mature. Sa sensibilité et sa fragilité m'ont touchée. J'ai été fascinée par la complexité de ce personnage. Je trouve qu'il tenait à lui seul tout le roman. Vous auriez pu développer n'importe quelle histoire autour de se personnage, je pense qu'elle aurait eu autant de force, simplement grâce au personnage principal. J'ai aussi beaucoup apprécié le petit frère de Bridget, Pete. J'ai trouvé que lui et Jesse faisait une sacré équipe. L'innocence de l'un contrastait bien avec l'expérience de l'autre. De plus, il permettait à Jesse de faire preuve d'une dimension humaine supplémentaire, une perspective déjà exploitée grâce au personnage de Joey, mais que j'ai trouvée plus frappante avec Pete.
Mon sentiment face à votre livre est réellement étrange. J'ai un avis décousu, peu construit et je ne peux pas faire autrement qu'écrire au fil des mots. Votre livre m'a vraiment fait quelque chose. Je ne peux pas dire qu'il m'a bouleversée, parce que je n'ai pas eu la gorge serrée, le cœur plein de larmes et l'estomac noué. Mais il m'a vraiment fait ressentir quelque chose. Pourtant il y a beaucoup de chose que je n'ai pas aimées. Même la fin m'a laissée perplexe. Mais Roi de pique dégage un truc, un machin, une chose inexplicable. Généralement, on annonce un coup de cœur parce que tout le livre nous a fait vibrer. Je ne peux pas l'expliquer mais, malgré les défauts, j'ai une petite voix au fond de moi qui me dit "ce livre est magnifique". Alors même si je doute, même si je ne suis pas certaine lorsque j'y réfléchis, je peux dire que votre roman est magique. Au fond, je pense que le roman ne m'a pas bouleversée mais que Jesse l'a fait.
Merci madame l'écrivaine, de m'avoir fait ressentir tant de choses. Merci de m'avoir fait rencontrer Jesse.

 

mardi 22 décembre 2015

Chronique • Ma mère, le crabe et moi - Anne Percin

 
 
Madame l'écrivaine,
J'ai été intéressée par votre livre tout d'abord parce que je trouve que les auteurs de la collection DoAdo écrivent très vrai. J'entends par là que se sont des auteurs qui choisissent des sujets forts, et qui arrivent, en quelques mots, sans fioritures, à vous toucher en plein cœur. Je mentirais si je disais que Ma mère, le crabe et moi n'avait pas réussi à me faire ressentir cela. J'ai été touché par Tania et sa mère qui, ensemble, se battent contre le cancer. Tania a déjà une forte personnalité pour son âge. Le fait qu'elle prenne sa mère par la main et qu'elle la pousse à se battre est très touchant. Et le fait qu'elle aussi se batte, qu'elle se surpasse et pousse ses limites là où elle ne pensait pas pouvoir les mener l'est encore plus. A sa manière, Tania combat le cancer aussi. Cette lutte parallèle, celle de la mère face à une maladie physique et celle de la fille face à la psychologie de la maladie, est réellement mis en avant par la relation des personnages. Cependant, l'amour que se porte la mère et la fille est pudique : pas de grandes effusions ou de tendresse exagérée. Mais de réels sentiments. Cette pudeur rend l'amour vrai, elle retranscrit les sentiments difficiles de vraies personnes. C'est ce que j'ai apprécié. La vérité est partout en Tania et sa mère. Votre roman met en scène bien d'autres personnages mais l'intituler Ma mère, le crabe et moi est très révélateur. En ressortant de ma lecture, je ne garde en tête que l'amour complexe qui lie les deux femmes face au crabe.
Je dois vous avouer que les aventures mise en place autour de Tania ne m'ont pas intéressée. La vie de Tania au collège était peut-être trop loin de moi. Ou peut-être trop près pour que j'en reconnaisse l'intérêt. Mais ce que je sais c'est que votre livre est très touchant, simple mais pur. Votre écriture fait ressentir la voix de la jeune fille et lui créé une authenticité. J'aurais aimé plus, mais je ne peux pas vous en vouloir. J'en veux toujours plus. Les romans DoAdo sont bien trop courts mais c'est ce qui fait leur charme.
Merci madame l'écrivaine. Même si tout le roman ne m'a pas transporté, Tania et sa mère m'ont donné un grand bol d'espoir et d'amour.
 

mercredi 4 février 2015

Chronique • Promise - Ally Condie

Titre : Promise
Auteur : Ally Condie
Édition : Gallimard Jeunesse 
Collection : /
Sorti en : 2011
Prix : 18,30 €
Nombre de pages : 424
Genre : Jeunesse, science-fiction, dystopie
Traduit par : Vanessa Rubio-Barreau (titre original "Matched")

Chanson : Quand on a que l'amour - Jacques Brel


"Il soutient leur regard de ses yeux brillants et je devine ce qu'il pense : "Me félicitez-vous pour ma vie ou pour ma mort?" "

Résumé :
Dans la Société, les Officiels décident.
Qui vous aimez.
Où vous travaillez.
Quand vous mourez.

J'ai vraiment beaucoup aimé cette lecture. Je partais avec des a priori car j'avais lu beaucoup d'avis très divergents sur ce roman mais finalement, je n'ai pas été déçue, j'ai même vraiment apprécié.

Nous suivons Cassia, une jeune fille de 17 ans, qui va enfin découvrir le nom de son Promis, l'homme avec qui elle fera sa vie. Cassia est donc très impatiente et stressée. Finalement, on peut dire que tout se passe bien. Mais un roman sans ennuis ça n'existe pas ! Cassia se retrouve alors face à un problème que la Société pensait avoir éradiqué : les sentiments. Est ce que l'on tombe amoureux sur commande ?

L'histoire m'a beaucoup plu car j'apprécie les dystopies, l'univers me paraissait original. J'aime beaucoup l'idée d'un gouvernement qui déciderait de tout dans une vie, cela pousse le vice de la dictature au plus haut point selon moi. Cassia va chercher à se rebeller dans cette société qu'elle ne comprend finalement pas. Je l'ai trouvée attachante malgré le fait que je ne comprenais pas toujours ses réactions. J'avoue que parfois j'avais envie de la secouer et de lui dire "mais vas-y fonce !!" mais d'un autre coté je me dis que face à cette situation complexe, j'aurais peut être réagis comme elle, divisée entre la protection de ceux que j'aime et l'envie de changer les choses pour les rendre meilleures.

J'ai trouvé que certaines actions étaient attendues, notamment au début du livre mais je me dis que c'était peut être voulu. Car finalement, l'action du début ne permet seulement que la mise en place de la véritable action. En tout cas ce n'était pas dérangeant.

Une très bonne lecture, conseillée aux amateurs de dystopies. J'attends avec impatience de pouvoir lire le deuxième volume !